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Critique du livre-jeu : Le manoir de l'enfer #10 [1984], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le samedi 30 mars 2019 à 14h00

La maison du diable...

On en a traversé des endroits en dix tomes de Défis Fantastiques. Une montagne, une citadelle, une forêt, une galaxie, une cité, un labyrinthe, une île et un marais. Mais aucun de ces lieux n’arrive à la cheville du Manoir de l’enfer, véritable cauchemar de perversité ludique. Steve Jackson, à qui l’on devait jusqu’ici les plus mauvais ouvrages de la série (ce truc et ce machin, c’est lui), signe ici un pur livre culte qui aura traumatisé plusieurs génération de joueurs. Car oui, le moins que l’on puisse dire, c’est que 35 ans après sa sortie, Le manoir de l’enfer n’a pas pris une ride et reste toujours l’un des LDVELH les plus remarquables jamais publiés.

On quitte pour la deuxième fois l’univers de Titan (après La galaxie tragique) pour revenir dans notre univers et incarner le héros d’un film d’horreur. Notre voiture tombe en panne devant le manoir du comte de Brume, et, sous la pluie battante, nous décidons d’aller nous abriter dans ces murs. C’est le début de la plus longue nuit de notre existence, qui va nous mener sur les sentiers de la folie et de la mort. Et pour le lecteur, c’est le début de l’une des aventures les plus difficiles jamais parues dans un LDVELH. Pour vous avouer tout très humblement, depuis près de trente ans que je possède ce livre, je ne l’ai jamais fini vivant sans tricher. Jamais…

Ce qui est étonnant, c’est que d'ordinaire, ce genre d’aventure m’ennuie profondément. Si vous avez jeté un coup d’œil aux autres critiques que j’ai écrit sur des LDVELH, vous devez déjà savoir que je suis allergique aux one true path, c’est à dire aux livres qui n’ont qu’une seule combinaison de choix permettant de sortir vainqueur (donc qui n’offrent que l’illusion de la liberté). Et pourtant, dans Le manoir de l’enfer, ça ne m’a jamais dérangé. Peut-être parce que le pitch justifie ces morts à répétitions. Oui, dans les aventures med-fan, j’aime jouer les héros, mais dans ce récit horrifique, j’accepte volontiers d’être une malheureuse victime.

D’autant que le tout est parfaitement servi par le style d’écriture de Steve Jackson qui, très visiblement, connaît sur le bout des doigts tous les codes du genre. L’ambiance horrifique est impeccablement retranscrite, aidée en cela des magnifiques illustrations de Tim Sell (le dessin de l’homme à la tête de bouc m’aura vraiment impressionné enfant). Et puis il ne faut pas oublier que le livre est constellé d’idées toutes plus perverses les unes que les autres. Chaque pièce du manoir est un condensé de cauchemar, chaque porte ouverte nous amène sur une idée encore plus géniale. Et le tout est servi par une nouvelle règle très bien trouvée : dans Le manoir de l’enfer, on peut mourir de peur. C’est du bel ouvrage, du très très bel ouvrage.

Que reprocher au Manoir de l’enfer ? Et bien une nouvelle fois, la difficulté est très mal dosée. Ok, on est dans un film d’horreur. Ok, on va mourir très souvent suite à des choix malheureux. Ca ne me pose pas de soucis. Cependant, le système de règle lui-même joue contre le joueur puisque sur un tirage malheureux, il peut devenir mathématiquement impossible de finir l’aventure. En effet, si votre score de Peur est de 8 ou moins, vous ne pouvez pas réussir, même en connaissant le chemin par cœur. Et ça, c’est à mon sens une grosse erreur de gameplay. Les règles ne devraient pas vous donner perdant dès le départ sur un simple jet de dé !

La conclusion de à propos du Livre-jeu : Le manoir de l'enfer #10 [1984]

Vincent L.
90

Le manoir de l’enfer est l’un des meilleurs livres de la série Défis Fantastiques, un incontournable total et absolu qui, comme le bon vin, aura su traverser les années sans prendre une ride. L’expérience offerte avec ce tome, unique dans la série (il s’agit du seul Défis Fantastiques contemporain/horreur), vaut largement la peine de se plonger dans ces pages pour aller déambuler dans les couloirs de la demeure du comte de Brume. Un incontournable total, un must have pour tous les passionnés de LDVELH.

On a aimé

  • Une vraie histoire d’horreur,
  • Une excellente ambiance,
  • Enormément d’idées ingénieuses,
  • Un récit bien écrit, à la dynamique parfaitement maîtrisée,
  • Des illustrations plutôt cool.

On a moins bien aimé

  • La difficulté mal équilibrée.

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