75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°7 : Reconfigurez votre Adblock d'un coup de baguette magique. Harry P. l'a fait et n'a pas eu de séquelles.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique de la Bande Dessinée : Le donjon de Naheulbeuk, troisième saison: partie 2
Le donjon de Naheulbeuk, troisième saison: partie 2 >

Critique de la Bande Dessinée : Le donjon de Naheulbeuk, troisième saison: partie 2

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 20 mai 2011 à 1631

Par les charentaises de Sauron !

Dans ce second volet de la trilogie de La Couette de l’Oubli, nos amis descendent le fleuve Elibed à bord d’un petit navire dont ils doivent en assurer la protection. Par ce moyen, ils évitent de traverser le périlleux marécage de l’Eternelle Agonie ou la dangereuse forêt de Schlipak, riche en très mauvais souvenirs (voir les tomes précédents). Mais si le voyage apparait comme moins risqué, il ne va pas se révéler sans péripéties, comme lorsque leur balade est soudainement interrompue par une bande de pirates d’eau douce !

Le premier tome de la troisième saison du donjon de Naheulbeuk s’achevait sur un cliffhanger. Embarqué sur un navire marchand descendant paisiblement le cours du fleuve, nos amis aventuriers profitaient du paysage (sauf le nain, qui se faisait chier, comme d’habitude), l’elfe utilisant même l’un de ces rares moments de tranquillité pour se payer une séance de bronzage intégral sur le pont supérieur. Soudain, d’un coude de la rivière, surgissaient alors trois frêles embarcations… bondés de pirates hurlant et vociférant. Comment les aventuriers, chargés de la protection du bateau, de sa cargaison et de ses membres d’équipage (ah… la jolie Codie !) allaient se tirer de cette délicate situation ? Le suspense était à son comble… et a duré six mois !

Ce huitième tome de la série nous plonge donc, et cela dés la première page, dans l’action. En dix planches mouvementées, John Lang et Marion Poinsot nous décrivent cet improbable abordage au cours duquel les deux parties, attaquant comme défenseur, se révèlent particulièrement maladroits. Rien à redire, l’effet comique est garanti ! Entre l’elfe plus efficace par sa tenue d’Eve que par son habilité à l’arc, le ranger trouillard planqué derrière un tonneau, le nain qui ne voit rien car ne dépassant pas la rambarde du pont, le barbare qui peste de ne pas posséder d’arme de jet, l’ogre qui s’éclate (Ugluduk Bragoul !) à filer des coups de perche aux pirates, l’on a vraiment droit à un désopilant feu d’artifice d’incompétence et de délire potache. Finalement, seule la magicienne, malgré quelques boulettes (de feu) parvient à être efficace, ce qui ne va pas manquer de créer quelques chamailleries. En face, les pirates ne valent guère mieux avec son capitaine de pacotille (après Dread Mac Farlane, Marion Poinsot retrouve ici le capitaine Crochet, mais en un peu moins impressionnant) et ses marins d’eau douce experts en maladresses diverses.

« Ouais ! Je m’emmerde, alors je m’entraine avec ma hache de jet. Bah, il est pas très solide, votre bateau ». Le nain.

Une fois passée cette étape, le scénario ne baisse pas de niveau. Les gags succèdent aux gags (mentions spéciales pour la partie de pèche et la scène du corbeau messager) et le récit reste en permanence extrêmement divertissant. On s’amuse donc autant à suivre les aventures des héros que les histoires parallèles portant sur les tribulations des diverses sectes lancées à leur poursuite ou sur les malheurs d’un Zangdar (toujours accompagné de son gobelin) paumé dans une région inhospitalière. Le passage de niveau des personnages, lors de leur arrivée dans la grande ville de Glargh est l’un des meilleurs moments de la série. Si la richesse du scénario (qui est une adaptation du roman La Couette de l'Oubli) est pour beaucoup dans la réussite de cet opus, on ne signalera jamais assez l’influence des dessins de Marion Poinsot, qui ne cesse de s’améliorer et touche ici l’excellence dans le domaine du trait humoristique. Tous les personnages affichent des looks absolument hilarants (mon préféré étant le nain) et cette petite manie de glisser dans la narration ces petites parenthèses « explicatives » - un peu à la manière de Gotlib – est toujours aussi amusante.

Il est bon de noter que, ici encore, l’album s’achève sur un cliffhanger, les héros se retrouvant à nouveau en très mauvaise posture.
Et c’est reparti pour six mois de suspense !…

La conclusion de

Bon, c’est désormais une certitude, cette troisième saison du Donjon de Naheulbeuk est d’un niveau qualitatif bien supérieur à la précédente. De nouveau, on se surprend à rire de bon cœur et, souvent, on relit plusieurs fois la même planche, histoire de profiter à fond de cet univers parodique si réussi et des désopilants dessins de Marion Poinsot. Finalement, étant donné qu’ils connaissent déjà tout le déroulement de l’intrigue, seuls ceux qui ont lu le roman La Couette de l’Oubli seront un poil frustrés. Pour les autres, c’est franchement un grand moment de franche rigolade.

Que faut-il en retenir ?

  • Un scénario riche en péripéties
  • Une excellente adaptation
  • Des gags à profusion
  • Des personnages toujours aussi drôles
  • Un trait humoristique très efficace

Que faut-il oublier ?

  • Pas d’effet de surprise pour les lecteurs du roman

Acheter Le donjon de Naheulbeuk, troisième saison: partie 2 en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Le donjon de Naheulbeuk, troisième saison: partie 2 sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Le donjon de Naheulbeuk

En savoir plus sur l'oeuvre Le donjon de Naheulbeuk