75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°7 : Reconfigurez votre Adblock d'un coup de baguette magique. Harry P. l'a fait et n'a pas eu de séquelles.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"
Critique du Film : Le Monde de Narnia : L'Odyssée du Passeur d'aurore
Le Monde de Narnia : L'Odyssée du Passeur d'aurore >

Critique du Film : Le Monde de Narnia : L'Odyssée du Passeur d'aurore

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 1 décembre 2010 à 2329

Le retour du Prince Caspian 

Après un premier opus brouillon et guère attachant, sa suite, « Le prince Caspian » avait réussi à créer la surprise. Plus épique, plus soigné en termes de réalisation et, surtout, exploitant des enjeux bien mieux posés, ce second opus nous avait réconciliés avec la saga de Clive S. Lewis. Alors, L'Odyssée du Passeur d'aurore renouvelle-t-il l’intérêt qu’avait suscité son prédécesseur ?

Si leurs aventures au royaume de Narnia se trouvent achevées pour Susan et Peter, Edmund et Lucy Pevensie vont pouvoir rejoindre une dernière fois le Prince Caspian. Dans ce nouveau voyage, ils se verront accompagnés de leur cousin - plutôt tête à claques - Eustache. Dans leur quête, ils devront trouver sept seigneurs portés disparus, mais aussi affronter un terrible brouillard verdâtre qui pourrait bien anéantir le monde de Narnia. De plus, au cours de leur périple, ils devront aussi apprendre à résister à la tentation.

Vers une grande aventure ?

L’arrivée d’un troisième Narnia cinématographique était loin d’être un fait acquis. Disney avait tout simplement abandonné l’idée d’un nouveau film après les recettes « décevantes » du deuxième film, pourtant qualitativement bien meilleur que son prédécesseur. C’est donc sous le label de la Fox qu’arrivent les nouvelles péripéties de la famille Pevensie dans le monde de Narnia. Parmi les bonnes impressions, il est agréable de voir que le studio a opté pour une continuité permettant de retrouver quasiment l’ensemble du casting. Le spectateur appréhendant donc parfaitement les particularismes du monde de Narnia, ainsi que la quasi-totalité des personnages, le film peut très vite démarrer, sans trop se pencher sur les présentations - hormis celle du très horripilant cousin. En pas moins de dix minutes nous voilà donc embarqués en pleine mer sur le navire du Roi dans lequel nous retrouvons la valeureuse souris Ripitchip et Caspian. Les premières impressions sont donc plutôt bonnes, si l’on accepte le fait que l’on risque de se farcir le cousin sur toute la longueur du métrage. Le bateau a fière allure, on perçoit des sortes de sirènes, la mer donne l’impression d’être vaste, peut-être y a-t-il donc là moyen pour le réalisateur Michael Apted de nous faire vivre une grande épopée maritime aussi riche et mouvementée que les meilleures aventures de Sinbad. Dès ce moment, on imagine aisément de fabuleux monstres marins et des êtres étranges peuplant diverses îles. Ce qui sera le cas… dans une certaine mesure…

À la recherche des enjeux...

Hélas, il faut peu de temps pour se rendre compte que la coquille, malgré un emballage fortement séduisant, se trouve être totalement vide. Ce ne sont pourtant pas les intrigues et sous intrigues qui manquent, le problème c’est qu’aucune d’elles ne laissent présager une potentielle grande menace. Le manque d’un véritable méchant se ressent très vite, d’autant plus que le fameux brouillard qui inquiète tant le peuple de Narnia n’agit qu’une seule fois. Juste après, il rebrousse chemin tranquillement sur son île attendant que les héros trouvent la solution et se manifestent pour le détruire. En plus de cela, le spectateur pourra se questionner sur tous ces éléments posés sans être suivis d’explications, comme : pourquoi le brouillard s'attaque-t-il au peuple de Narnia ? Pourquoi les esclavagistes donnent des humains en sacrifice à ce même brouillard ? Comment cette fois-ci ont été appelés les jeunes rois de Narnia? Difficile d'évoquer d'autres interrogations de ce type, non pas qu'il y en ait plus, mais sous peine de dévoiler toute l'histoire. Si au départ on pouvait penser – notamment à la vue de la bande-annonce - au retour de la Sorcière Blanche et que l’on aurait facilement pu imaginer cette dernière revivre et manigancer tout cela, elle n’apparaîtra finalement qu’à travers quelques pensées d’Edmund. Quant au spectacle final, s'il est visuellement impressionnant et rempli son cahier des charges dans ce domaine, il reste totalement décousu avec des personnages se transportant d'un lieu à un autre sans explications. Mais, après tant de problèmes autour de la structure scénaristique, faut-il se soucier aussi de cela?

Maintenant il faut prendre en considération que Narnia est avant tout destiné au plus jeune public. Mais, pour ce dernier, là aussi il y a fort à penser qu’il s'ennuiera ferme. L'action est rare, d'humour peu présent, le récit est chiche en bestioles attachantes (hormis Ripitchip) - et surtout beaucoup moins que sur les précédents films - et l'histoire restera tout aussi confuse pour eux que pour nous. Seule flèche à son arc : quelques paysages et passages féériques, mais cela suffit-il ?

Un aspect graphique soigné, une 3D inutile.

Comme suggéré plus où moins au-dessus, l’attrait principal de ce nouveau Narnia réside dans ses paysages enchanteurs et quelques créatures ou monstres sympathiques, bien que pas assez présent par rapport aux autres films. De temps à autre on retrouve donc de belles séquences dont une suivant la naissance d’une étoile et sa descente des cieux afin d’orienter nos héros, ou encore une porte invisible s’ouvrant à la jeune Lucy. Cependant, pour apprécier ces passages, il n’y aura nul besoin de la 3D tant celle-ci apparait bien artificielle - peu de relief se dégage de l’ensemble. Seules une ou deux séquences se déroulant dans l’eau apportent un plus sur ce point. Une fois encore on regrettera que ce procédé soit utilisé à titre plus commercial que pensé et étudié réellement pour améliorer le spectacle, ce n’est donc pas encore ici que l’expérience « Avatar » se revivra.

La conclusion de

« L'Odyssée du Passeur d'aurore » est une déception. Bien que visuellement soignée, l’histoire est inintéressante mais, surtout, manque de rythme et d’enjeux. Alors que le deuxième chapitre avait réussi à apporter un côté épique à l’œuvre de C. S. Lewis, ce troisième opus revient à l’aspect brouillon du premier film, tout en souffrant de l’absence d’un véritable méchant - ou du moins d’une véritable menace.

Que faut-il en retenir ?

  • De belles images,
  • Une réalisation correcte, mais pas trépidante.

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario bordélique et un ensemble d’incohérences,
  • moins de bestioles que sur les précédents films,
  • des enjeux mal définis,
  • une 3D inutile.

Acheter Le Monde de Narnia : L'Odyssée du Passeur d'aurore en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Le Monde de Narnia : L'Odyssée du Passeur d'aurore sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Les chroniques de Narnia

En savoir plus sur l'oeuvre Les chroniques de Narnia