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Critique du Film : Le Monde de Narnia
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Critique du Film : Le Monde de Narnia

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 18 février 2006 à 1913

Une catéchèse ludique et bon enfant

Le début de Narnia prend pour support la deuxième guerre mondiale et le traumatisme causé par les bombardements de Londres durant la bataille d’Angleterre. A cette occasion, il nous est présenté les membres d’une de ces multiples familles éclatés par les évènements ; un père au front, une mère devant rester à Londres pour travailler à la place des hommes absents, et les enfants, envoyés dans les campagnes pour leur sécurité.
Arrivés dans la grande maison d’un mystérieux vieil homme, les enfants de la famille Pevensie, qui sont composés de quatre éléments bien distincts et complémentaires, vont aller à la découverte d’un monde nouveau, bien plus fantastique qu’on ne pourrait le croire. La plus jeune d’entre eux est l’espiègle Lucy, une enfant innocente, qui sera l’élément déclencheur d’un enchaînement d’évènements car elle va être la première à découvrir les vertus de l’armoire magique, à l’occasion d’une partie de cache-cache. Puis vient Edmund, le plus jeune des garçons (le puîné mâle, le moins bien loti), opportuniste, inconscient, et qui prendra malheureusement pour lui le rôle de Judas dans ce conte à forte tendance christique. Susan, la fille aînée, est la bonté incarnée, douce, chaleureuse et bienveillante, elle veille à l’harmonie du groupe, et jouera le rôle de la mère lors des aventures sur Narnia. Elle aura également une importance primordiale lors de la séquence de résurrection. Puis vient l’aîné, Peter (Pierre, sans blague…), qui porte la responsabilité de la sauvegarde du groupe et qui se verra confier la mission de conduire les troupes du Bien en l’absence divine.
Le scénario de Narnia est, tous comptes faits, d’une simplicité extrême, et c’est cet aspect simpliste et superficiel, probablement plus que sa naïveté religieuse, qui entraîne que ce film risque fort de laisser indifférent les plus de 12 ans. De plus, la réalisation très sage de Andrew Adamson ne fait rien pour éviter que les adultes baillent à s’en arracher la mâchoire à partir de la moitié de ce métrage plat et sans subtilité. En effet, pour résumé, les enfants arrivent sur Narnia, se voit attribuer un rôle d’élus, apprennent en deux temps trois mouvements à devenir des guerriers hors pairs, récupèrent en une séquence un frère pas fier, et grâce à leur courage et l’appui du lion Aslan mettent hors d’état de nuire la maléfique Jadis et ses troupes du Mal. Point barre. Aucune prise de risque, aucune tentative de donner à ce récité sa propre indentité.

Le faune Tumnus, une des rares réussites du film

Aucun personnage secondaire n’est développé, seul Père Castor est attachant, mais il est abordé radicalement sur son coté ‘’mascotte rigolote’’ dans le pur style Walt Disney. Et non pas comme un élément clé du récit. En fait, à part les enfants, dont la psychologie n’est d’ailleurs pas plus abordée, les seuls personnages qui sont sujet à une légère attention sont le faune Tumnus (une des rares réussite du film : poétique et enfantin), Aslan le Lion et la sorcière blanche. Hélas, cette dernière est complètement ratée. Peu charismatique, plus vilaine sorcière qu’ensorceleuse, elle reste rigide et sans relief, et ses coups de colère n’impressionnent guère. Le pire arrivant sur la fin où, dans une tenue de barbare poilu, elle se transforme presque en guerrier Noldor, jouant plus de l’épée que de ses sortilèges.
Finalement, au milieu d’un scénario puéril dans lequel évoluent des personnages à peine esquissés, les seuls aspects qui sauvent le film de l’oubli sont son bestiaire et ses paysages. J’ai beaucoup aimé l’armée de Satan (euh...pardon de Jadis), même si je n’en ai pas vraiment compris leur origine. Les minotaures, habituels gardiens des Abymes où des lieux infernaux, sont assez impressionnants, de même que, du coté opposé, les nobles centaures. Minotaures / centaures, l’éternelle dualité… d’autres, plus secondaires, apparaissent dans la bataille finale et sont bien moins réussis. C’est normal, et on n’en voudra pas à Adamson pour ça.
Edmund, le mythe de Judas revisité

J’ai par contre moins aimé la platitude de cette dernière bataille, car c’est beaucoup moins excusable, tant il y avait matière. Le réalisateur pique quelques plans à Jackson (Le Seigneur des Anneaux, of course…), et à Mel Gibson (Braveheart), mais sans retrouver la grandeur du premier et l’émotion du second. Pourtant, il avait en main des éléments extraordinaires pour en faire quelque chose de mémorable. Avec un bestiaire pareil, c’est assez dommage que l’on est pas vu plus d’initiatives et de plans scénaristiques inédit, tout en continuant à viser un public très jeune en évitant les plans gores ou trop démonstratifs. Hélas, finalement, à part le bombardement des griffons et un rase motte au napalm d’un phoenix, le spectateur n’assiste à rien qu’il n’a déjà vu quelque part. Et, de plus, en moins convaincant.
Jadis, un personnage moins complexe que dans l’histoire originelle

La conclusion de

Le Monde Narnia aurait pu être, vue la richesse poétique contenue dans la saga de Lewis, une extraordinaire aventure digne de figurer au coté du Seigneur des Anneaux. Mais les producteurs et le réalisateur ont en voulu autrement. Tous très frileux (il faut croire que Jadis a eu un effet sur eux), ils se sont contentés de réaliser cette adaptation sur la forme d’un simple calque, sans y mettre aucune personnalité, tout en essayant de respecter l’orientation christique, afin de flatter dans le sens du poil (de centaure ?) l’audience fondamentaliste américaine. Si leur objectif était de réaliser un carton au box office avec un film pour enfant léger et distrayant, ils ne sont pas trompés. Le reste est une autre histoire.

Que faut-il en retenir ?

  • Des effets spéciaux réussis dans l’ensemble
  • Un bestiaire très agréable et varié
  • Des beaux paysages

Que faut-il oublier ?

  • Aucune prise de risques
  • Personnages peu ou pas développés
  • Une naïveté qui destine définitivement l’œuvre aux plus jeunes.

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