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Critique du Roman : Les Sables de Dorne
Les Sables de Dorne >

Critique du Roman : Les Sables de Dorne

Avis critique rédigé par Nicolas L. le jeudi 25 septembre 2008 à 1521

Sous l'étoile à sept branches

Il leva vivement son épée brisée pour se protéger le visage., mais en le voyant hausser sa garde, elle se fendit bas. Féale transperça cuirs, laine, peau, muscles de la cuisse du mercenaire. Pendant que sa jambe se dérobait sous lui, il répliqua par une taillade féroce, son tronçon d'arme érafla la chaîne de maille, et il s'affala sur le dos. Elle le poignarda en pleine gorge, vrilla durement la lame et la retira tout en pivotant sur elle-même juste au moment où la pique de Simeon lui fusait au raz du visage. Je n'ai pas hésité, pensa-t-elle, en dépit du sang qui ruisselait, rouge, le long de sa joue. Vous avez vu, ser Bonvainc? Elle sentait à peine la balafre...
Partie centrale de A Feast for Crows, Les sables de Dorne continue de suivre la nouvelle voie empruntée par George R.R. Martin dans son développement de la grande saga du Trône de Fer. Toujours pas de Tyrion Lannister ni de Daenerys, donc, mais un regard encore plus poussé sur les agissements des Fer-nés. Ces insulaires au fort profil "scandinave" compensent ainsi en quelque sorte l'absence des Nordiens, l'auteur ayant momentanément mis en suspens les évènements se déroulant au-delà et directement en deçà du Mur. On découvre ici un rude peuple de marins querelleurs et superstitieux divisé en clans et George R.R. Martin nous laisse bien entendre que la succession de leur roi sur le Trône de Grès ne va se faire sans heurt, créant à l'occasion trois fortes personnalités, trois frères aux caractères bien trempés et aux intérêts divergents, voire opposés.
Les Lannister, Jaime et sa soeur Cersei, occupent encore une grande place dans le roman (six chapitres sur les quinze). Tant mieux, car ces deux personnages sont vraiment fascinants et en permanente évolution (notamment Jaime, qui change complètement sa façon d'appréhender les choses). Puis, si Sansa et Arya ne se voient pas oubliés par la plume de Martin, ils cèdent de plus en plus de leur place à l'héroïne la plus attachante du cycle: Brienne, véritable Perceval au féminin. Je dois dire que j'aime beaucoup ce personnage au profil d'anti-héros, d'autant plus qu'il vit des aventures des plus mouvementées et épiques. Enfin, l'exotisme oriental est toujours présent avec la description des séjours d'Arya et de Sam dans la cité portuaire de Braavos. Par contre, et ce malgré le titre fixé par Pygmalion pour ce livre, seul un seul chapitre est consacré aux Dorniens.
Grâce à ces turbulents Fer-nés, Les sables de Dorne présente un récit nettement plus guerrier - et plus barbare - que Le chaos. Les conciliabules de couloirs ont cédé la place aux échanges martiaux, le sang coule à nouveau en Westeros. Mais le plus étonnant est la prise d'importance de la foi prônée par l'église officielle. Après la réapparition de l'Ancienne Religion des Sauvageons et la naissance de la sévère doctrine du Dieu Unique prônée par Mélisandre et ses disciples, voici que le peuple opprimé, soutenu par les dévots et les septons, prend les armes aux noms des Sept Dieux. Un chamboulement qui récupère et détourne astucieusement les éléments historiques des Croisades et de la Réforme, annonciateur de grandes choses...

La conclusion de

Toujours plus violent, toujours plus sombre, toujours plus viscéral, toujours plus épique... Voilà résumé Les sables de Dorne, coeur de A Feast for Crows, quatrième livre du Trône de Fer et onzième tome de l'édition Pygmalion. En effet, après la mise en bouche du Chaos, George R.R. Martin repart sur le sentier de la guerre, sans toutefois oublier de travailler encore et toujours la psychologie de ses personnages. Vraiment magique. Dans ses remerciements, l'auteur a avoué toute la difficulté qu'il avait eu à écrire A Feast for Crows. Qu'il soit rassuré; le jeu en valait vraiment la chandelle!

Que faut-il en retenir ?

  • Un univers incroyablement riche
  • Des personnages en constante évolution
  • Un discours très adulte

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