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Critique de la Bande Dessinée : Le Chevalier errant
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Critique de la Bande Dessinée : Le Chevalier errant

Avis critique rédigé par Nicolas W. le dimanche 22 août 2010 à 2150

Un chevalier au bien piètre aspect

"Il avait vécu près de soixante ans. Une longue vie. Combien peuvent en dire autant ? Et pourtant...Je pensais que ça serait différent. Ser Arlan est mort comme il a vécu: en chevalier errant. Voyageant de château en château. Entrant au service de tel ou tel seigneur. Combattant pour eux...et festoyant à leur table jusqu'à la fin de la guerre. Puis reprenant la route, de temps à autre, il participait à des tournois."

Bien avant que le roi Robert Barathéon n'accède au trône de fer, Ser Arlan écumait les routes en tant que chevalier errant vendant ses services au plus offrant. Pourtant, Ser Arlan a péri et son écuyer, Dunk, doit lui succéder. Dans le but de se tailler une certaine renommée et de vivre ses rêves de chevalerie, Dunk se met en tête de participer au tournoi de Lord Sorbier où les grands seigneurs du royaume se réunissent. En chemin, il rencontre un jeune garçon entêté au crâne rasé surnommé l'Œuf. Il devient bien vite son nouvel écuyer. Mais dans ce monde princier que connait peu le jeune Dunk, un faux pas peut coûter très cher.

La grande saga épique du Trône de Fer constitue avant tout une série de romans fantasy des plus réussis. Pourtant, son succès a conduit à décliner cet univers dans différentes catégories : jeux de rôles, de cartes, de plateau et bientôt une série télévisée signée HBO. Le Chevalier errant est à la base une des deux novellas de George R. R. Martin publiées par J'ai Lu dans son recueil Préludes au Trône de Fer (critiqué ici) et qui revient quelques centaines d'années en arrière du cycle principal. Milady Graphics publie aujourd'hui en France son adaptation sous forme de comics avec Mike S. Miller au dessin et Ben Avery au scénario, sans oublier Mike Crowell comme encreur.

Côté scénario, ceux qui ont déjà lu la novella servant de base ne seront pas surpris puisque l'adaptation est rigoureusement la même (Ben Avery a accompli un travail tout à fait correct). Pour les autres, on y découvre un personnage attachant et simplet, Dunk, qui aspire à devenir un vrai chevalier. De façon conventionnelle mais avec l'habilité coutumière de Martin, le récit se lit facilement et sans déplaisir, bien que la multiplicité des noms puisse laisser froids les profanes de l'univers médiéval de Westeros. Les personnages secondaires tels que L'Œuf ou les membres de la famille Targaryen s'avèrent plus intéressants et plus recherchés. Les rebondissements multiples de l'intrigue et l'action présente tout au long de l'histoire permettent de tenir en haleine le lecteur. Pourtant, la véritable question reste de savoir l'utilité de cette forme, là ou la nouvelle pouvait largement suffire. Bien entendu, il est agréable de pouvoir mettre des images sur les visages mentionnés au gré des péripéties de Dunk mais c'est aussi là que le bât blesse. Le dessin de Miller n'a aucun caractère et aucun style propre, si bien que les différentes planches du livre n'ont l'air que de simples illustrations photoshopées. De même, l'encrage de Crowell fait dans le tape-à-l'œil, un schéma de couleurs totalement inadapté à l'univers sombre de George R. R. Martin. En définitive, le passage au format comics de l'univers du Trône de Fer s'affiche comme un échec dû au manque de caractère et de talent du dessinateur et de l'encreur.

Remerciements à Amandine V. pour la relecture.

La conclusion de

Le Chevalier errant était une bonne novella sous la plume de Martin mais sous forme plus imagée, le résultat déçoit cruellement. Du fait d'un dessin qui semble formaté et sans âme, ainsi que par un déploiement de couleurs chatoyantes totalement hors de propos, le travail de Miller et Crowell peut à peine être recommandé aux fans de la saga. Quant aux autres, on peut aisément leur conseiller de se contenter du recueil chez J'ai Lu. Espérons que le prochain volume soit d'un autre calibre...

Que faut-il en retenir ?

  • Le récit de Dunk
  • Le scénario d'Avery

Que faut-il oublier ?

  • Un dessin insipide
  • Des couleurs inadaptées
  • Un comics inutile

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