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Critique du Roman : Le Bûcher d'un roi
Le Bûcher d'un roi >

Critique du Roman : Le Bûcher d'un roi

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 28 avril 2012 à 1246

La glace et le feu

Le rat couina quand il mordit dedans, et se tortilla entre ses mains, pris de panique, en cherchant frénétiquement à s’échapper. Le ventre constituait la partie la plus tendre. Il déchira la bonne viande, le sang chaud lui dégoulinant sur les lèvres. C’était tellement bon que les larmes lui montèrent aux yeux. Son ventre grommela et il déglutit. A la troisième bouchée, la bestiole avait cessé de se débattre, et il se sentait presque comblé.  Puis il entendit un bruit de voix, de l’autre coté de la porte du cachot…

Dans son post-face, George R. R. Martin déclare que l’écriture de ce dernier volume a été l’enfer. On veut bien le croire, autant par le fait que l’écrivain-scénariste est un  homme très occupé que par le structure même de A Dance with Dragons, cinquième volume de A Song of Ice and Fire et le plus important, en pagination, écrit à ce jour (1136 pages dans sa version américaine, éditée chez Harper).  Il faut aussi garder à l’esprit que ce roman voit le jour  six ans après le tome 4 (A Feast of Crow) et qu’il nécessite, bien entendu, un bon nombre de relectures pour éviter les incohérences et les erreurs chronologiques. Une tache difficile pour un récit à la trame aussi complexe et éclatée que celle d’A Song of Ice and Fire.

Avec ses 474 pages, Le bucher d’un roi est le premier tiers d’A Dance with Dragons. Oui, chers fans du Trône de Fer, Pygmalion continue sa politique de découpage de chaque roman en trois tomes vendus séparément. « Il n’y a pas de petits profits » semble être le dicton de la maison. Une attitude regrettable. Les événements qui y sont contés se déroulent en même temps que ceux décrits dans les trois tomes précédents (comprenez dans le tome 4 de la version américaine). Ainsi, si les précédents opus concentraient leurs récits principalement en Dorne,  les Iles de Fer et Port-Réal, Le bucher d’un roi nous amène dans le Nord  et dans l’Est pour y suivre les aventures de Jon Snow, Tyrion, DavosTheon Greejoy et Daenerys.

Du coté du feu, on prend donc grand plaisir à retrouver le nain Lannister, l’un des personnages comptant parmi  les plus captivants de l’œuvre (et de la série TV également). C’est d’autant plus réjouissant qu’il se retrouve dans une situation aventureuse et exotique qui le met dans des situations extrêmement inconfortables qu’il adoucit en usant de son humour caustique. On pourra également apprécier les chapitres consacrés aux événements de Mereen, qui témoignent des difficultés rencontrés par Daenerys à changer l’ordre des choses.  Car dans Le trône de fer, George R.R. Martin continue de porter sur le monde et l’humanité un regard extrêmement critique (le style cru de l’auteur appuie d’ailleurs cette sensation). Daenerys, reine de vertu, se pose un peu comme la conscience de l’œuvre et endosse malgré elle le rôle de témoin des composantes malignes de la nature humaine.

Pour ce qui est de la glace, si les événements se déroulant dans le nord de Westeros s’avèrent un peu moins captivants que ceux de Valyria ou des Cités Libres, il est évident qu’ils ne se posent que comme des mises en bouche entrecoupés de moments forts (l’exécution de Mance Rayder). Cela devrait rapidement bouger. De plus, il est toujours très intéressant de se plonger dans l’ambiance glaciale et sombre du Mur, lieu devenu état-major de Stannis et qui, par son originalité, a grandement contribué à la réputation de l’œuvre. Enfin, on constate encore une fois la fantastique cohérence de cette saga qui, de par sa complexité de son réseau d’intrigues et la solidité de sa structure, se pose comme l’une des plus grandes œuvres de fantasy jamais écrite.

La conclusion de

Dire que ce nouvel opus du Trône de Fer était attendu par les fans est un sacré euphémisme. Au final, l’on n’est pas déçu. Loin de là. Avec Le bucher d’un roi, George R.R. Martin nous invite à retrouver deux des personnages les plus attachants de l’œuvre, à savoir Tyrion Lannister et Daenerys Targaryen à travers des récits plus aventureux qu’à l’habitude. On peut simplement regretter, encore une fois, le choix de Pygmalion, l’éditeur français, d’avoir pris comme option de découper le roman originel en trois volumes. Une manœuvre purement mercantile qui nous laisse, au bout de 474 pages, un peu sur notre faim. La suite… en septembre !

Que faut-il en retenir ?

  • Une structure générale de qualité exceptionnelle
  • Une plume dure et adulte
  • Des personnages géniaux
  • Un excellent équilibre entre réalisme et fantasy

Que faut-il oublier ?

  • Le découpage Pygmalion

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