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Une danse avec les dragons >

Critique du Roman : Une danse avec les dragons

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 5 mars 2013 à 19:25

Gelé, cramé, à vous de choisir..

Les chiens qui tiraient les chariots étaient d’impressionnants animaux, aussi grands que des loups géants. Les femmes étaient vêtues de peaux de phoque, certaines portaient des nourrissons à la mamelle. Les enfants plus âgés suivaient leurs mères et levaient vers Jon des yeux aussi sombres et durs que les pierres qu’ils serraient. Certains hommes arboraient sur leurs chapeaux des andouillers, et d’autres des défenses de morse. Les deux clans ne s’appréciaient pas, détecta rapidement Jon. Quelques rennes efflanqués fermaient la marche, les grands chiens claquant des mâchoires aux basques des retardataires.
« Méfie-toi de ceux-là, Jon Snow, le mit en garde Tormund. Un peuple de sauvages. Les hommes sont mauvais et les femmes sont pires. »

Une danse avec les dragons est le troisième et dernier opus français de l’édition Pygmalion de A Dance With Dragons, cinquième livre de la saga du Trône de fer. Un statut de scène finale qui l’amène à se poser comme une pierre d’angle de cette magnifique fresque de low fantasy. Une danse avec les dragons témoigne également d’une montée en puissance des forces mystiques de cet univers. Ainsi, à travers ses quelques 400 pages, l’expression désormais culte « Winter is coming » prend toute sa mesure, les villes les plus méridionales, comme Port-Réal, commençant à connaitre les premiers frimas de cet hiver tant redouté. A contrario, il fait de plus en plus chaud en Valyria. La faute à des dragons las de leur statut d’animal domestique et rêvant à une sanglante émancipation.

Toujours aussi à l’aide dans l’art du twist, de la scène choc et du cliffhanger, George R. R. Martin ne nous épargne rien dans ce « nouveau roman ». Si on retrouve à nouveau, et avec grand plaisir, des personnages principaux que l’on aime admirer ou détester, on craint à chaque page pour leur avenir. L’auteur nous a habitué à être impitoyable envers ses stars et on a même parfois l’impression qu’il prend un malin plaisir à nous les enlever. Frustrant, mais l’ensemble est tellement bien maitrisé et l’intrigue est si joliment tendue que l’on pourrait (presque) tout pardonner au romancier. Pour autant, certains protagonistes prennent ici un volume considérable, nous étonnant par les choix de développement. J’ai particulièrement apprécié la trajectoire prise par Martin pour développer les personnages de Daenerys et Cersei, qui se posent désormais comme les plus intéressants à suivre (elles passent même devant Tyrion, c’est dire !). Deux femmes fortes. Comme par hasard… Et c’est cette attention à doter la gente féminine d'une puissance non négligeable qui fait que Le trône de fer se démarque totalement de la fantasy traditionnelle.

L’introduction progressive du fantastique se fait toujours aussi précautionneusement. Un élément qui se pose comme une menace. Depuis les premiers chapitres, le surnaturel, dans Le trône de fer, est présenté comme une force aussi incontrôlable que destructrice. Que cela soit les terrifiantes entités qui accompagnent l’arrivée de l’hiver, les dragons de Daenerys ou la magie de la Sorcière Rouge, tous ces éléments fantastiques sont, soit incontrolables, soit utilisés à mauvais escient. Enfin, pour palier à la disparition de certains personnages, ou à la mise en retrait de certains, Martin en développe de nouveaux (ou quasiment) comme l’ambitieux Jon Connington ou le fougueux Victarion. Et on se surprend à les juger rapidement indispensables.

90

Je suis fan. Fan de la saga. Fan de Martin. Fan de l’univers. Amoureux de Daenerys, de Cersei (si, si, cette femme est une bombe !), pote avec Tyrion. Mon jugement n’est donc peut-être plus objectif. Je suis désormais incapable de dire si la série baisse ou augmente en qualité. Je dévore les tomes comme des biscottes beurrées au petit déjeuner. Goulument. Ce tome 15 n’influe en rien dans mon attitude. Je suis addict.

Critique de publiée le 5 mars 2013.

Que faut-il en retenir ?

  • Si vous êtes fan, vous allez adorer

Que faut-il oublier ?

  • Si vous n’êtes pas fan…

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