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Critique du Roman : Un Festin pour les Corbeaux
Un Festin pour les Corbeaux >

Critique du Roman : Un Festin pour les Corbeaux

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 1 novembre 2008 à 1753

Tempête sur l'échiquier

Ils tombèrent sur le premier cadavre à un mille du carrefour. Il se balançait sous la branche d’un arbre mort dont le tronc noirci portait encore les marques de la foudre qui l’avait frappé. Les corbeaux charognards n’avaient pas chômé avec sa figure, et les loups s’étaient repus de la partie de ses jambes qui pendouillait à portée de leurs crocs. En dessous de ses genoux ne restaient que des os et de vagues haillons, ainsi qu’une chaussure orpheline cent fois mâchée, remâchée, et à demi couverte de glaise et de moisissure. « Qu’est-ce qu’il a dans la bouche ? » questionna Podrick…
Un festin pour les corbeaux clôt A Feast of Crows, quatrième tome du cycle du Trône de Fer, l’une des plus extraordinaires sagas médiévales fantastiques qu’il m’ait été donné de lire. Fort de 328 pages, ce douzième tome du découpage Pygmalion s’attache à nous exposer un bilan de la situation politique dans le sud de Westeros. Ainsi, quitte à décevoir les fans du Nain et de la fille des Dragons, ce tome se consacre surtout à nous narrer les intrigues et les exactions des Lannister de Port Real et les évènements qui secoue le sud du continent, de Villevieille à Lancehélion.
Comme d’habitude, l’auteur George R.R. Martin se complait à nous surprendre et n’hésite pas à malmener des personnages que l’on avait tendance à considérer comme solidement installés dans leurs fonctions, ce qui rend le récit totalement imprévisible. De même, l’on prend conscience que son attachement pour les personnages féminins ne faiblit pas, avec pas moins de dix chapitres (sur quinze) qui leur sont consacrés. De plus, toujours avec cette écriture adulte (limite pornographique) qui jure avec une plume d’une rare élégance, il nous offre une narration jouant avec les extrêmes et le contre-pied, passant du personnage vertueux de Brienne à la belle et venimeuse Cersei. Une Cersei qui, dans cet opus, tire vraiment la couverture à elle (même si elle est souvent dénudée) tout en nous introduisant un personnage en pleine prise d’importance, Taena Merryweather. Et comme on a apprit à savoir que chez Martin, les personnages les plus anodins finissent par jouer un grand rôle, on se doute bien que cette dame de compagnie adepte du double-jeu ne va pas en rester là (tout comme Jalabar Xho, qui donne l’impression étrange qu’il ne sert à rien).
A niveau du fantastique, George R.R. Martin continue à le distribuer au compte-goutte, au gré des chapitres. Il est cependant bel et bien présent, notamment avec les descriptions de lady Coeurdepierre, un personnage qui n’a pas grand-chose d’humain. En fait, comme d’habitude, l’élément fantastique est dilué dans la narration, se manifeste plus par des prophéties que par des phénomènes spectaculaires, mais le surnaturel et le divin influencent – ou guident - en permanence les actes et les pensées des différents protagonistes. Vrai magie ou vulgaire superstition, le lecteur n’en sait souvent rien.

La conclusion de

Bien que de nombreux personnages clés du cycle n’y soient pas traités, Un festin pour les corbeaux, douzième tome du cycle du Trône de Fer, est un petit bijou romanesque. Il est évident que, devant une telle quantité de personnages, George R.R. Martin a dû faire un choix et il a finalement porté son attention vers le sud de Westeros, avec les familles Lannister et Martell (il nous parle toutefois un peu des filles Stark et du sympathique Samwell Tarly). Le récit, toujours au style aussi adulte, est passionnant, plein de ces rebondissements qui sont la recette du succès des œuvres de George R.R. Martin (un scénaristique de séries télé, ne l’oublions pas, il a donc le sens du cliffhanger). Intrigues, meurtres, aventures épiques, exotisme et barbarie sont donc toujours au programme de ce cycle qui ne cesse de l’enthousiasmer.

Que faut-il en retenir ?

  • Un style toujours aussi adulte et percutant
  • Des personnages passionnants
  • Riche en rebondissement
  • Un univers très riche et d’une grande cohérence

Que faut-il oublier ?

  • Pas de Tyrion, ni de John Snow

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