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Critique du Recueil de nouvelles : Préludes au Trône de Fer
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Critique du Recueil de nouvelles : Préludes au Trône de Fer

Avis critique rédigé par Nicolas W. le dimanche 22 août 2010 à 0209

Bien des années plus tôt, à Westeros

"Les cinq champions avaient dressé leurs tentes au nord de la lice, entre celle-ci et la rivière. Les deux plus petites étaient orange et les boucliers posés devant arboraient des chevrons soleil et blanc, les couleurs de Sorbier. Sûrement ses deux fils, Androw et Robert, les frères de la Gente Demoiselle. Dunk n'avait jamais entendu parler de leurs prouesses, ce qui signifiait qu'ils seraient probablement les deux premiers à tomber."

Ayant déjà prouvé qu'il pouvait opérer dans la forme courte avec le recueil Les Rois des sables (critiqué ici), George R. R. Martin n'a pas résisté à l'envie d'emprunter ce format pour offrir des préquelles à sa grande saga de fantasy, le Trône de Fer. Publiées à l'origine au sein de deux anthologies intitulées Légendes, Pygmalion en a profité pour rassembler les deux novellas dans un même tome avant que J'ai Lu ne réédite le tout au format poche. Ainsi, il est temps de voir ce que valent ces deux textes.

La première novella, Le chevalier errant, retrace le parcours de ser Duncan le Grand et de sa rencontre avec un bien singulier petit garçon, l'Œuf. Alors que son maître ser Arlan vient de trépasser, Dunk se retrouve chevalier du jour au lendemain. Bien décidé à gagner du prestige comme il peut, il se résout à participer au tournoi organisé par Lord Sorbier. Lors de celui-ci, il trouve un écuyer en la personne d'un garçonnet chauve et revêche qu'on surnomme l'Œuf. Peu habitué aux jeux princiers et aux joutes royales, Dunk va vite s'embourber dans une affaire qui le dépasse. Conformément aux habitudes de Martin, le récit s'avère net et fluide. Les amoureux du Trône de Fer retrouvent ici rapidement leurs marques avec des familles aussi célèbres que les Lannister, les Barathéons ou encore les Targaryens. Cependant, l'originalité consiste présentement à revenir en arrière sur l'histoire de la saga principale puisque l'on évolue des centaines d'années avant celle-ci. On retrouve donc une flopée de noms souvent évoqués à demi-mot dans les précédents ouvrages. L'américain arrive à accoucher d'un héros aussi attachant que benêt en la personne de Dunk, tout en dépeignant quelques puissants personnages secondaires tels que Valaar ou Maekar. Le tout reste assez conventionnel et convenu, loin de ce que permet la forme longue habituelle. On retiendra pourtant que Martin ne cède pas à la facilité scénaristique. Il aurait très bien pu nous ressortir une resucée du film A Knight's Tale (connu en France sous le nom de Chevalier) mais il préfère donner une tournure plus inattendue et plus réjouissante à son histoire. En misant sur quelques coups de théâtre savamment agencés, la sauce prend à nouveau et on lit les mésaventures de Dunk avec grand plaisir. Mentionnons que cette novella a été décliné sous la forme d'un comics disponible chez Milady Graphics en France.

La seconde et plus longue novella s'intitule L'épée-lige. Nous retrouvons Dunk et L'Œuf un an plus tard au service d'un seigneur en disgrâce, ser Eustache. Tourmenté par la sécheresse accablante, les terres du Lord s'avèrent aussi menacées par une mystérieuse Dame surnommée la Veuve Rouge.  Bien vite, Dunk se doit de mettre de l'ordre entre les deux partis. Cela ne sera certainement pas de tout repos car le poids des évènements passés pèsent lourdement sur la région. A nouveau, Martin mise sur le personnage de Dunk, stéréotype du grand benêt au cœur juste, pour mener à bien son récit. Contrairement à la précédente histoire, nous n'avons pas beaucoup d'action dans celle-ci et la novella table sur un des autres traits de l'œuvre de l'américain, les jeux politiques. Fidèle à ce qu'il nous a déjà livré, Martin dresse un portrait en niveaux de gris de l'affrontement des deux factions et brouille les cartes. Pour se faire, l'auteur nous emporte dans le passé de la région et au cœur d'une rébellion, passionnant fait d'armes pour les connaisseurs du cycle. Dans cet imbroglio, surnagent également deux beaux personnages avec la Veuve Rouge et le vieux ser Eustace. Une certaine nostalgie et mélancolie ayant attrait au poids de la guerre traversent ce texte qui s'avère plus réussi que le précédent sur le plan du développement du récit, même si moins palpitant et moins surprenant dans l'enchaînement de ses péripéties.

"Une période abominable, ser, abominable. Au petit matin, de solides gaillards s'éveillaient en pleine forme, et ils étaient morts au crépuscule. Il ne mourait tant et si vite qu'on n'avait pas le loisir de les enterrer. A la place, on les empilait à Fossedragon, et quand le monceau de cadavres atteignait dix pieds de profondeur, lord Rivières ordonnait aux pyromanciens de les carboniser. L'éclat du brasier illuminait les baies vitrées de la même manière que lorsque, au temps jadis, des dragons vivant nichaient encore sous le dôme."

Remerciements à Amandine V. pour la relecture

La conclusion de

Si l'on peut logiquement fustiger la politique éditoriale putassière de Pygmalion de publier en grand format et à prix fort ce qui ne reste au final que deux novellas, on peut se consoler avec l'ouvrage en poche chez J'ai Lu qui adopte un positionnement tarifaire bien plus adéquat. Il serait bien délicat de conseiller ces deux textes aux néophytes du Trône de Fer autrement que s'ils désirent découvrir le type d'univers que Martin affectionne. Pourtant, on ne peut nier que ces courtes histoires réservent un agréable moment de lecture de par le talent de conteur consommé de George R. R. Martin et par la qualité de ses intrigues. A l'arrivée, ce seront surtout les fans du Trône de Fer qui se jetteront dessus avec le plus grand enthousiasme pour prolonger leur séjour au cœur de Westeros.

 

Que faut-il en retenir ?

  • La qualité des deux histoires
  • Le style de Martin
  • Les jeux de trônes
  • Les rebondissements du chevalier errant
  • Des personnages secondaires de qualité

Que faut-il oublier ?

  • Le prix de l'édition Pygmalion
  • Un personnage principal cliché
  • Le manque d'action de l'Epée-Lige

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