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Critique de la Série Télé : Le trône de fer

Avis critique rédigé par Vincent L. le samedi 24 septembre 2011 à 11:59

Saison 1.

Evènement télévisé de cette année 2011, l'adaptation de la saga littéraire Le trône de fer était attendue comme le messie par les fans de tous les continents. Il faut bien avouer que le projet était franchement alléchant : une chaîne n'ayant plus rien à prouver comme commanditaire (HBO, à qui l'on doit un nombre conséquent de séries cultes, tels Rome, Deadwood ou Les Soprano), l'auteur des romans participant au développement du show (George R. R. Martin, autrefois scénariste de soap, revient vers un médium qu'il connaît bien), et un casting mené par le très charismatique Sean Bean pour donner vie aux personnages. Précédé de critiques dythirambiques des médias US, la série s'annonçait donc comme un futur incontournable. Restait cependant à savoir si cette dernière allait réussir un exercice périlleux : conserver cette pléthore de personnages auxquels sont associés presque autant d'intrigues et de sous-intrigues différentes.

Et au final, on ne peut que saluer le travail fait sur cette première saison, remarquable vis à vis de sa qualité générale ainsi que de sa fidélité à l'oeuvre d'origine. En effet, si l'on pouvait craindre une simplification des intrigues développées dans les livres, il s'avère au final qu'HBO a suivi le pari risqué de conserver toute la complexité de l'oeuvre originale. Pour preuve, cette saison - presque dix heures de programme en mettant bout à bout tous les épisodes - ne fait que retranscrir le seul premier tome de la saga (A game of thrones, qui a été divisé en France en deux romans : La Glace et le Feu et Le Donjon Rouge), preuve de la richesse de l'histoire développée. Il apparaît d'ailleurs assez rapidement que le format télévisé est de fait ce qui sied le mieux à l'adaptation des romans de Martin, et qu'une transposition au cinéma, même si plus "noble", n'aurait finalement jamais réussi à retranscrire tout ce qui fait le coeur des écrits.

L'effort d'écriture pour transposer les romans est tout simplement remarquable : malgré la multiplicité des personnages, des familles, des intrigues, des sous-intrigues, des évènements passés et présents, le spectateur est soigneusement accompagné dans l'univers de Westeros, et ce afin de ne jamais perdre le fil de ce qui est raconté. Si le découpage littéraire n'a pas été conservé (un chapitre = un personnage), le travail des scénaristes est malgré tout parvenu à conserver la complexité de l'histoire tout en la rendant accessible à tous les publics, qu'ils soient néophytes ou déjà lecteurs des romans. Bien entendu, cela passe parfois par des lignes de dialogues peu naturelles - il faut parfois, dans la même phrase expliquer mine de rien qui est machin et quelles sont ses relations ou ses liens avec bidule - mais passés les premiers épisodes, tout fonctionne impeccablement, aucun grain de sable ne venant enrayer cette belle mécanique.

On retrouve également dans ces épisodes cette particularité des romans, à savoir cette science du cliffhanger impeccablement maîtrisée. Chaque fin d'épisode s'apparente ainsi à une fin de saison - ne parlons donc pas de la fin de saison elle-même - ce qui donne au show un incroyable pouvoir chronophage, ainsi qu'une capacité redoutable à jouer avec les nerfs des spectateurs. Cependant, il est agréable de s'apercevoir que cet art du cliffhanger n'est jamais utilisé pour masquer la vacuité du tout (comme dans 24h chrono par exemple), mais ne fait que renforcer l'aspect véritablement théâtral des diverses intrigues qui font le corps de cette saison. Une fois encore, la qualité d'écriture est donc ce qui fait la principale force de cette saison, chose qui, rappelons-le, était tout même sujet à caution au début du projet (le principal scénariste, David Benioff, n'avait à son palmarès que des scripts très médiocres, à l'instar de Wolverine ou de Troie).

Si les mises en scène des divers épisodes n'ont rien de véritablement remarquables, elles s'avèrent cependant particulièrement efficaces, tant sur le plan du rythme que de la lisibilité. Dans la même lignée, les décors - naturels ou artificiels - sont impeccablement choisis, et le monde de Westeros bénéficie d'une qualité technique irréprochable. Devant la caméra, les acteurs livrent tous des prestations convenables, menés par des comédiens aussi charismatiques que talentueux. Sean Bean, ainsi, nous refait une nouvelle fois son Boromir, mais avouons qu'il le fait bien, et que cela offre à son personnage la transposition qu'il méritait, parvenant de fait à emporter l'adhésion du spectateur. A ses côtés, parmis les dizaines d'autres acteurs, on retiendra plus particulièrement la prestation de Peter Dinklage, dans l'un des rôles les plus importants des romans, lequel, de par son jeu et sa présence, domine très largement ce casting pourtant pas minable.

Malgré cette pléthore de qualité, cette adaptation du Trône de Fer souffre tout de même d'un gros défaut : sa trop grande fidélité à l'oeuvre d'origine. En effet, pour tout ceux qui auront déjà lu les romans, cette saison ne réserve aucune surprise, se suivant avec une relative monotonie ; on peut cependant se satisfaire de voir s'animer sur petit écran les scènes phares des romans, mais force est de constater que cela n'a qu'un simple intérêt illustratif. De plus, en n'osant pas toucher au sacro-saint écrit de George R. R. Martin, la série en conserve son principal défaut : le fait de n'avoir pas de finalité bien établie. Certes, le jeu des trônes sont plaisants, et l'on se prend assez rapidement à apprécier ces diverses intrigues de cours, mais une question revient tout de même très souvent : tout ça pour quoi ? Ceux qui ont lu les romans suivants auront la réponse, ceux qui découvrent la saga pourront légitimement se poser la question.

85

Cette première saison du Trône de fer adapte conciencieusement le premier tome de la saga littéraire, et donne vie sur petit écran au monde et aux intrigues de Westeros. Il apparaît ainsi, au final, que le format télévisé est idéal, et rend d'avantage honneur à l'univers de George R. R. Martin qu'une quelconque adaptation cinéma. Entre les mains d'HBO, qui a déjà fait ses preuves avec nombre de séries cultes, le roman trouve une tranposition qui lui sied à merveille, s'avérant passionnant de bout en bout. Reste que, pour ceux qui ont déjà lu le livre, cette adaptation bien trop fidèle ne réserve aucune forme de surprise, se trouvant en sentier balisé, et n'ayant, au mieux, qu'un simple potentiel illustratif. Au regard des autres productions actuelles, c'est déjà énorme...

Critique de publiée le 24 septembre 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Une série passionnante de bout en bout,
  • Narration claire, malgré la multiplicité des intrigues,
  • Des personnages charismatiques,
  • Un art du cliffhanger maîtrisé,
  • Un casting solide,
  • Impeccable techniquement.

Que faut-il oublier ?

  • Le tout manque d'une finalité bien établie,
  • Un intérêt moindre pour ceux qui ont lu le livre.

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