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Critique du Film : Indiana Jones et le Temple Maudit
Indiana Jones et le Temple Maudit >

Critique du Film : Indiana Jones et le Temple Maudit

Avis critique rédigé par Richard B. le dimanche 18 mai 2008 à 1224

Un Indiana Jones encore plus pulp !

Après le succès des aventuriers de l’arche perdue, il ne faudra que 3 ans pour voir revenir l’homme au chapeau et au fouet. Cette fois-ci, l’action commence dans le night-club Obi Wan (ce n’est pas un « joke » c’est bien le nom du club !) à Shanghai en 1935. L’imminent archéologue, Indiana Jones, doit remettre les cendres de Nurhachi à un certain Lao Che en l’échange d’un diamant… Mais les dés sont truqués. Durant l’échange, Indiana Jones ingère un poison et voit son ami Wu Han mourir à ses côtés. Il s’en suit une énorme échauffourée durant laquelle Indiana essaie de récupérer l’antidote et le diamant, objet de convoitise, est récupéré par une chanteuse du nom de Willie Scott. C’est pourquoi, bon gré mal gré Indy l’embarque dans sa fuite. Une échappatoire qui les conduira malgré eux jusqu’aux Indes ou Indiana Jones et ses compagnons de route devront faire face à une autre menace.


Après le succès confirmé des premières aventures d’Indiana Jones (conçu dès le départ comme une licence à la « James Bond », dans le style « Pulp »), il ne faut pas très longtemps à George Lucas et Steven Spielberg pour qu’ils se décider à offrir une séquelle aux spectateurs. Alors que les suites utilisent le plus souvent les ficelles du précédent volume pour refaire les mêmes choses avec plus de budget et d’action – afin de tenter de ne jamais déstabiliser le spectateur sur ce qu’il a aimé -, George Lucas et ses scénaristes prennent ici le gros risque d’offrir une histoire entièrement différente. Finie donc l’armé nazie, fini Marion Ravenwood, finie la quête de l’objet religieux, et l’action se déroule même avant celle des Aventuriers de l’Arche perdue. Seuls quelques clins d'œil subsistent. Il ressort de cette nouvelle histoire à la fois plus d’humour (même s’il est souvent noir) et une atmosphère beaucoup plus sombre. Amenant finalement son aventurier en Chine, puis aux Indes, et en le confrontant à une secte à la recherche des pierres sacrées et magiques, ce volet est certainement celui qui se rapproche le plus de l’esprit pulp tant désiré par ses auteurs. Et c’est là aussi tout le problème de ce deuxième opus et de sa trame scénaristique. Si certains adoreront cet esprit bande dessinée et sérial qui s’en dégage, d’autres trouveront cela « too much » et y reprocheront une légèreté déplaisante. Mais dans tous les cas, cet Indiana a l’avantage de ne pas se contenter de reproduire la même chose, mais bien de proposer un spectacle totalement différent du premier film, sans jamais renier son influence mais au contraire en allant encore plus chercher les racines sur lesquelles ils ont été fondés.

Steven Spielberg dit souvent être déçu par ce deuxième film qu’il trouve « trop noir ». Au contraire, je pense qu’il est d’une certaine façon le film qui matérialise ses adieux à un type de mise en scène. Après ce film le réalisateur s’essaiera – avec réussite – dans d’autres registres, mais son cinéma de divertissement ne sera plus vraiment le même. En cela, Indiana Jones et le temple maudit est une sorte de transition entre le Steven Spielberg de Duel, des Dents de la mer, des Aventuriers de l’arche perdu et celui, plus « sérieux » de A.I., Minority Report ou bien la Guerre des mondes. Lorsque Spielberg reviendra en 89 sur son héros, ou même plus tard sur des films comme Hook, son cinéma sera abordé de manière plus légère, plus familiale, toujours intéressante, mais différente et perdant un peu de son énergie.
Il faudra reconnaître au détracteur de ce film qu’il existe bel est bien quelques fautes de raccord et, de si de là, des maladresses. Mais comment rester de marbre devant une scène comme celle se déroulant à Shanghai. Cette dernière est encore citée en référence par des réalisateurs comme Quentin Tarantino. De même qu’il sera difficile d’oublier la séquence du wagon. Peu importe la crédibilité de l’eau qui s’écoule dans le tunnel, la dynamique, la maîtrise fait que l’on reste toujours admiratif devant cette séquence qui donna des idées à plus d’un parc d’attractions. Et qui ne se rappelle pas du cœur arraché ? Du Indiana Jones sombrant du côté obscur ? Ou encore de la fameuse scène du repas avec la cervelle de singe ? Indiana Jones et le temple maudit regorge de passages mémorables ancrés dans l‘esprit de tout le monde et peut-être même plus que pour premier film.

Côté Casting, nous ne retrouvons ici aucun des compagnons du premier volume. Seul le personnage d’Indiana subsiste. Karen Allen est ici remplacée par Kate Capshaw, et cela paraît normal puisque l’action se déroule avant. Alors que Marion Ravenwood était une femme forte et avait un caractère de garçon manqué, le personnage de Willie Scott est son opposé. Trouillarde, plus ancrée dans l’esprit d’une femme ayant besoin de son héros et hurlant à tout va, elle correspond à un opposé féminin de Marion. Elle entre aussi plus dans l’esprit serial avec cette vision machiste de l’homme vis-à-vis de la femme de cette époque. À cela on rajoutera que George Lucas était en pleine période de divorce, ce qui n’a pas dû beaucoup l’aider à donner une position de force à la femme dans l’histoire.
Le casting permet d’étoffer aussi la mythologie « Indiana » avec deux nouveaux personnages. D’un côté, celui de Wu Han qui même s’il disparaît assez vite semble avoir vécu d’autres aventures au côté de l’aventurier (on notera à ce titre que ce personnage réapparaîtra dans le jeu vidéo Indiana Jones et le Tombeau de l'Empereur). Enfin, il y a Demi-Lune, orphelin qui voue une grande admiration à Indiana et suit de près ses aventures. On remarquera ainsi que le gamin aime imiter les conduites de l’aventurier en voyant en lui un véritable géniteur.

La conclusion de

Ce deuxième volet bien qu’un poil en dessous du premier, présente l’avantage de jouer entièrement sur l'effet de surprise puisque il ne cherche jamais à imiter son aîné. Jugé en général comme le moins bon de la saga, je n’irai pas dans ce sens, le jugeant pour de nombreuses raisons plus intéressant que Indiana Jones et la dernière croisade. Foisonnant de passages cultes, ce film mérite amplement d’être réévalué. Et comme il était dit sur l’affiche, depuis les aventuriers de l’arche perdue l’aventure à un nom : Indiana Jones !

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