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Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal >

Critique du Film : Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

Avis critique rédigé par David Q. le vendredi 23 mai 2008 à 13:30

Indiana Jones rencontre un troisième type

Après 20 ans d'attente, le plus célèbre des aventuriers revient cannibaliser les salles obscures. Indiana Jones et le Royaume du Crane de Cristal rajoute donc un quatrième volet à la saga, un épisode qu'il faut voir pour ce qu'il est et non pas pour ce qu'il aurait pu être, car on s'est tous fait une idée de cette suite - en 20 ans, on a le temps de gamberger -, les acteurs comme le public a vieilli, et on ne peut pas comparer une trilogie culte avec un nouvel épisode qui se passe dans un contexte totalement différent. C'est donc en essayant d'être le plus objectif possible sur ce nouvel opus que je vais vous présenter ma vision du film qui, je l'espère, vous donnera envie d'aller le voir, ce qui est finalement le meilleur moyen de se faire sa propre opinion.
On commence tout logiquement par la scène d'introduction à l'histoire. Après le désormais mythique fondu entre le logo Paramount et une montagne tirée du film - où les jeunes qui n'ont jamais vus d'Indiana Jones doivent se demander pourquoi toute la salle a applaudit pour un simple fondu - on a droit à une séquence poursuite magistrale. C'est tout simplement un petit bijou de précision, un cas d'école, un maitre étalon qui prouve une fois de plus la maitrise de l'objectif de Spielberg. C'est net, précis et on se cramponne au siège malgré le coté frais et jovial de la scène. L'entrée en matière est donc faite et on situe parfaitement l'action dans les années 50 et proche d'une base du Nevada, surement en pleine zone 51. On y découvre ensuite pas mal de scènes de la bande annonce qui aura réussie à donner envie sans dévoiler un gramme d'histoire. Et à la seconde où on voit la silhouette, puis le visage d'Indy, on se dit que "ça y est, l'attente est finie". Et c'est à ce moment là qu'il faut tenter de séparer l'attente, sa vision et les autres films du plaisir qu'on a à retrouver l'archéologue à mi-temps pour éviter de gâcher sa séance. Car je le clame haut et fort, Indy 4 est un bon film, mais il faut le voir pour ce qu'il est et non pas ce qu'il pourrait être.


Que vous soyez amateur d'action ou d'humour caustique, vous allez être servi. Le film nous laisse à peine respirer et alterne scènes d'action et de dialogues sans répits. Le montage et la réalisation donnent un coup de fouet au film, loin des productions des années 80. Les effets spéciaux sont, eux aussi, nouvelle génération, même si on soupçonne que certains plans ont été faits pour coller à l'ambiance des anciens films avec des incrustations exagérées - une sorte d'halo flou est perceptible - alors que d'autres scènes sont parfaitement maitrisées techniquement. Cet Indy contient énormément d'effets numériques mélangés à des décors réels de toute beauté si bien qu'on n'arrive pas à distinguer le vrai du faux - et ce n'est pas faute d'avoir essayé. On le devine à certains moments, surtout à la fin, mais c'est encore une réussite technique d'ILM qui a surement du se plier en 4 pour ce film qui vient de leurs amis de Lucasfilm. Une des scènes du début fait froid dans le dos tellement elle est réaliste et inquiétante, tout ça grâce aux effets spéciaux. Les nombreuses courses poursuites et autres acrobaties dignes des vieux sérials ne sont possibles que grâce à un renfort d'effets et de trucages numériques actuels, qui ont l'intelligence de ne pas tout dénaturer. Enfin, la scène d'invasion des fourmis rouges est tout simplement géniale, là encore grâce à ILM. Un dernier éloge sur la musique de toute beauté qui reprend à merveille les thèmes maintes fois déclinés tout en en apportant de nouveaux. Et un grand bravo aux effets sonores et bruitages - Ben Burtt a encore frappé - qui sont d'une justesse et d'une précision chirurgicale.

Mais l'autre réussite du film est son casting et notamment Harrison Ford, toujours aussi à l'aise sous un Stetson. Si Indy, lui aussi, s'est pris un coup de vieux, l'intelligence du script lui donne un role un peu moins actif à l'instar de Sean Connery dans Indy 3 qui fut l'une des plus grandes réussites du film. Shia LaBeouf (Mutt Williams) prend donc les commandes d'une partie de l'action, tout jeune impétueux qu'il est. Les connaisseurs auront d'ailleurs remarqué de nombreuses similitudes avec le personnage de Christopher dans la série Les Sopranos; un personnage tout aussi impulsif et fonceur que Matt. Quand à Cate Blanchett qui interprète la méchante russe Irina Spalko, c'est une déception. Son personnage complètement à la masse n'est pas du tout charismatique et son interprétation ne fait rien pour corriger ça. Le personnage d'Oaxley est bien plus réussi tout en étant aussi loufoque. Enfin, le retour de Marion permet de faire la liaison avec le premier film et apporte un caractère corsé très intéressant pour les joutes verbales avec Indy.

L'ambiance du film doit beaucoup à tous ces personnages. Certes, les effets numériques et les superbes réalisations de décors sont là pour poser les bases visuelles, mais ce sont surtout les personnages, les placements de caméra et les dialogues qui mettent cette ambiance particulière entre X-Files et le premier Indiana Jones. Irina et sa quête du paranormal est un peu un Fox Mulder au féminin tant elle "want to believe" (veut y croire). Une scène fait d'ailleurs référence à la fameuse autopsie de Roswell et de nombreux moments font appel à la mythologie « X-Filesienne ». La fin ne fait qu'amplifier cette ambiance très années 50 dans une scène finale dont seul un (3ème?) type comme Spielberg a le secret et qui vaut à elle seule sa vision en salle. Et pour vous rassurer sur la légende des Crânes de Cristal, voici un article qui vous prouvera qu'elle est bien réelle (juste méconnue).

85

Ce quatrième volet d’Indiana Jones est un bon film à voir pour ce qu’il est. Finalement, son plus gros défaut est d’arriver plus de vingt ans après et de s’appeler Indiana Jones, car la plupart des gens ont eu le temps de se faire une idée surfaite sur la suite de cette trilogie culte et seront forcément déçu devant la réalité. Mais ne vous faites pas avoir et n’essayez pas de le comparer aux autres qui sont déjà cultes.

Critique de publiée le 23 mai 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • La réalisation
  • Le retour d'Indy et de Marion
  • Les grands plans numériques
  • L'humour toujours présent
  • L'ambiance années 50

Que faut-il oublier ?

  • Certains indigènes
  • Une quête pas assez connue
  • Le film arrive 20 ans trop tard et se retrouve en concurrence avec nos désirs les plus fous

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