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Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal >

Critique du Film : Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

Avis critique rédigé par Vincent L. le vendredi 23 mai 2008 à 10:58

Critique pour les non fans de la saga...

Quatrième opus de la mythique saga Indiana Jones, ce Royaume du crane de cristal provoque dors et déjà chez les fans des réactions sensiblement différentes. À l’instar des mes collègues Nicolas L. et Sylvain T., certains sont particulièrement déçus quand d’autres auront malgré tout passé un bon moment. Je n’apporterai malheureusement pas ma pierre à l’édifice de ce débat et laisserai courageusement mes amis staffeurs s’entredéchirer sans intervenir ; et pour cause : ne me considérant pas comme un fan d’Indiana Jones, je destinerai donc cette critique à ceux qui, comme moi, n’ont jamais placé le plus célèbre des archéologues sur un pied d’estale.
En effet, si Les aventuriers de l’arche perdue et La dernière croisade m’ont chaque fois amusé et distrait, la saga n’est toujours restée pour moi qu’un simple cinéma de divertissement, bien fichu et bien ficelé certes, mais loin d’un quelconque statut de film culte. Sans pour autant passer de mauvais moments devant ces films, force est de constater que la saga ne m’a jamais plus passionné que ça. C’est pourquoi lorsque l’annonce de ce quatrième opus a été faite, j’ai suivi tout le buzz médiatique de loin, mais sans une once d’impatience. Ainsi, je n’ai été voir le film non pas dans l’optique du fan qui espère que ce quatrième volet ne plombera pas la saga, mais plutôt dans la peau du spectateur étant tout simplement venu se distraire pendant deux heures.


Au final, cet Indiana Jones m’a tout de même laissé un arrière-goût amer dans le bouche ; car si le film a réussi haut la main sa mission – me divertir pendant deux heures – force est de constater qu’il est lacunaire sur un certain nombre de points, le plus indigent de tous étant son scénario médiocre, voire particulièrement minable. Sur ce point, il apparaît que David Koepp s’est particulièrement bien moqué de nous, et il ne faut pas forcément être un fan absolu de la saga pour se rendre compte que le script reprend presque à la lettre celui des autres dans ses péripéties. L’exemple le plus flagrant ici restant le personnage de Cate Blanchett, tellement calqué sur les méchants des opus précédent qu’elle n’en est que désespérément prévisible. Parce que l’on devine ainsi trop rapidement de quelle manière cette dernière va mourir (facile, comme les autres !), ses diverses apparitions perdent ainsi toute leur force dramatique et finissent même, vers la fin, par énerver, puis ennuyer. Aucun renouvellement non plus au niveau de la structure de l’histoire qui pille la structure narrative du troisième opus. Pas besoin d’être un fan de la saga, donc, pour s’apercevoir que l’on s’est bien moqué de nous avec ce scénario.
Au rayon nouveauté, notons quand même une histoire originale sur le fond, mais qui, c’est sur, en refroidira plus d’un tant elle semble incongrue, ainsi qu’un script qui jette à la poubelle toute notion de cohérence, la plus belle étant celle où l’on se rend compte qu’à l’instar de Jack Bauer - le héros de la série 24 heures chrono – Indiana Jones est lui aussi insensible aux radiations nucléaires ! Bref, nous sommes ici devant un scénario qui à l'envergure de celui d'un Benjamin Gates...

Mais il est des films dans lequel le script ne fait pas tout. Ainsi, derrière la caméra, Spielberg met en scène son film de manière plus qu’efficace. Sachant pertinemment que si le spectateur se met à cogiter plus de deux secondes, le long-métrage s’effondre, ce dernier réalise son film pour que l’on ait à réfléchir le moins possible. C’est ainsi que l’on enchaîne dans une cadence infernale - millimétrée et chronométrée - séquences d’actions à couper le souffle, courses poursuites bon-enfant, énigmes archéologiques et traits d’humours efficaces. En plus de cela, il se permet quelques coquetteries, certains plans du films étant réellement magnifiques, transcendés par la photographie encore une fois très réussie de Janusz Kaminski. Si certaines scènes échouent pourtant à ne pas sombrer dans le grotesque pur et dur (la scène des singes, quelle pitié !), d’autres sont particulièrement efficaces et jouissives (ahhh, la scène des fourmis !).
Devant la caméra, les choses tournent aussi particulièrement rond. Bien que desservi par ce script particulièrement pauvre, Harrison Ford, qui maîtrise totalement son personnage, réussi la gageure d’imposer une nouvelle fois à l’écran ce personnage légendaire, et même de faire passer pour normal le fait qu’il se batte et qu’il soit aussi énergique qu’il y a vingt ans ! Face à lui, le retour de Karen Allen dans le rôle de Marion Ravenwood fait également mouche. C’est LA bonne idée de ce quatrième opus que de faire réapparaître ce personnage mythique, seul personnage féminin de la saga à avoir su tenir le choc face au charisme d’Indiana Jones. C’est ainsi que si le duo Shia Laboeuf/Harrison Ford ne fonctionne que très moyennement, le trio Karen Allen/Shia Laboeuf/Harrison Ford fonctionne quant à lui à merveille. Harrison Ford et Karen Allen mis à part, les autres acteurs se battent quant à eux avec des personnages fades et pas particulièrement bien écrit. Shia Laboeuf est ici le plus mal servi, mais il est intéressant de s’apercevoir qu’il arrive à y faire avec pas grand chose (l’expérience de Transformers sûrement !). Finalement, seule Cate Blanchett échoue à faire exister un personnage inexistant et inconsistant, mais j’aime me dire que si elle à échoué, c’est qu’il n’y avait vraiment rien à faire avec ce script.

65

Regardons les choses en face, ce quatrième opus, s’il se hisse au niveau d’un film comme La momie, n’atteint pas les sommets tant attendus. Que l’on soit fan ou pas de la saga, ce Royaume du crane de cristal, on ne peut être que déçu par ce film au scénario bien trop pauvre. Au final, si la patte de Spielberg et l’expérience des acteurs sauvent le film du naufrage total, il apparaît que le film tient la route au moins pour sa première vision. Un vrai film pop corn au sens pulp du terme : vite vu et encore plus vite oublié.

Critique de publiée le 23 mai 2008.

Que faut-il en retenir ?

  • Excellente réalisation,
  • Techniquement parfait,
  • Interprétation de qualité,
  • Quelques séquences impressionnantes,
  • Distrayant.

Que faut-il oublier ?

  • Aucune originalité (ou presque),
  • Un script vraiment nul,
  • Des personnages fades et sans intérêt,
  • Quelques séquences ridicules.

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