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Critique du Film : Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal
Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal >

Critique du Film : Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 21 mai 2008 à 1755

Le retour de la Jones Generation

Une fois encore, le film débute par un fondu enchaîné, nous transposant du logo Paramount au décor de la première séquence. Et une fois encore, le script nous projette dés l'ouverture en pleine action, histoire de nous présenter le héros dans une position aventureuse, comme au sortir d'un cliffhanger. Nous sommes donc en terrain reconnu, celui arpenté par le plus populaire des archéologues aventuriers, Indiana Jones, héritier de ces personnages de serial et de ces scientifiques explorateurs si chers à la littérature victorienne. En effet, 20 ans après le troisième volet, Steven Spielberg et George Lucas, ces anciens wonderboy devenus de vénérables et sympathiques doyens barbus, ont décidé d'en remettre une couche et sont parvenus à convaincre Harrison Ford de remettre le pied à l'étrier. Reste à savoir si c'est une bonne idée...
En fin de projection, j'en suis venu à la conclusion un peu pratique que si ce n'est pas une bonne idée, ce n'en est pas une mauvaise non plus. Car finalement, j'ai passé un excellent moment de divertissement et c'est principalement ce que le spectateur lambda recherche. Pourtant, les raisons d'être un peu déconfit existent et sont même nombreuses, la principale étant la tenue du scénario. En effet, si l'on passe le fait assez dérangeant que certaines libertés ont été prises dans le domaine de la cohérence (comment est-il possible que le tombeau des conquistadors, presque établi à ciel ouvert, n'ait pas été découvert plus tôt?) et de la logique (les cascades d'un très vieux monsieur qui accuse quand même son age), on peut être un peu troublé par le manque de renouvellement. Car il faut bien le dire, Spielberg et Lucas ne se sont pas gênés pour effectuer des véritables copiés collés à partir des volets précédents (surtout les épisodes 1 et 3). Ils ont même cédé à la tentation de reproposer, sans guère de changements, les mêmes archétypes de personnages, le plus flagrant étant Irana Spalko, incarné par Cate Blanchett, et qui est un mélange assez grossièrement taillé de Arnold Toth et de Elsa Schneider. Cette décision découle sûrement de cette volonté de ne pas "dénaturer" la mythologie Indiana Jones qui se veut issue d'une recette éprouvée. Mais, dans les précédents volets, si la trame reste assez comparable, il est indéniable que chaque épisode bénéficie de sa propre atmosphère, générée par une nouvelle expérimentation (le coté noir dans le second, le duo dans le troisième...) qui amène une part de fraîcheur. Ce n'est pas le cas de ce Crâne de Cristal. Et même en faisant usage de la plus mauvaise des volontés du monde - celle du fan invétéré que je suis depuis des siècles -, force est d'admettre que le sentiment de déjà-vu est quasi omniprésent.


Reste que l'histoire, même décevante - car se résumant à une course poursuite vide de substance -, est agréable à suivre. Le coté SF ne m'a pas du tout gêné car je trouve qu'il colle parfaitement à l'aspect pulp cultivé par la saga Indiana Jones. Le principal changement - on parlera évolution plus loin - est le glissement du personnage d'Indiana Jones vers un aspect plus mur, ce qui contribue à le rendre plus crédible. OK, dans les séquences d'action, Steven Spielberg et George Lucas n'avaient pas le choix sous peine d'être lynchés par les fans: Indiana Jones, même septuagénaire, en fait des tonnes et tout le monde applaudit (même si l'on n'y croit pas une minute). Par contre, dans les scènes plus calmes - et c'est la grande idée du film - les auteurs ont transposé la psychologie du docteur Henry Jones dans celle de son fils. Et ça c'est génialement bien joué, car non seulement ce choix a le mérite de donner vie à un personnage plus tangible, mais en plus cela frotte les fans dans le sens du poil en facilitant la mise en place d'un grand nombre de références et de clins d'œil. On en vient à regretter que les principaux protagonistes n'aient pas des choses plus intelligentes à dire...
Venons-en maintenant à la principale évolution du film, qui découle directement de l'introduction du personnage de Mutt Williams (un très convaincant Shia LaBeouf) dans le récit. Ce duo est la transposition de celui précédemment formé par Indiana Jones et son père - la position prise par Harrison Ford étant bien entendu inversée puisque c'est désormais lui qui fait office de donneur de leçons. Bien sûr, les rapports établis ne sont pas tout à fait les mêmes que lors de La Dernière Croisade. Cela vient du fait, d'une part, que les deux concernés sont ignorants de cette filiation pendant une bonne partie du métrage et, d'autre part, que Spielberg et Lucas ne sont pas des crétins. Ils savent en effet que les rapports père / fils ont largement évolué en une génération et qu'ils sont aujourd'hui plus basés sur la complicité que sur l'autorité. Hors, il faut savoir que la nature de cette relation "affective" est le principal élément qui définit la couleur dominante du film, qui se trouve être celle de la comédie aventureuse. Oh, bien sûr, le la est donné dés le début, bien avant l'entrée en lice de Mutt Williams, à travers la séquence des chiens de prairie qui ont fait hurler de rire le public, mais le véritable ciment qui consolide les fondations de l'œuvre, c'est la relation Indiana / Mutt. Reste que comme les rapports qui s'établissent entre eux sont de nature plus ludiques (pour ne pas dire très superficiels), cela amène le film sur la voie du film d'aventure moderne dans le style Pirates des Caraïbes ou La Momie.
Le personnage du méchant est interprété par Cate Blanchett. Comme je l'ai dit plus haut, elle est la résultante de la synthèse des principaux méchants des précédents opus. Irina Spalko est donc particulièrement prévisible et sans relief, une caricature transparente dont chacune des actions nous renvoient à d'autres incarnations autrement plus charismatiques (purée, si on m'avait dit un jour que je dirai ça de cette actrice géniale...), notamment lors du climax final, ou son attitude tire vers le plagiat un peu osé. Par contre, la construction de l'ami d'Indy est un peu plus subtile car elle est conçue à partir des éléments pulp des vilains des précédents épisodes qui restent non utilisés par Spalko. Comme Elsa Schneider, le personnage de Mac est donc à la fois agaçant et attendrissant, mais nul doute qu'il donne du relief à l'intrigue.

Pour en finir avec la distribution, je vais vous dire un mot de Karen Allen. Bon, comme Harrison Ford, elle a pris de la bouteille (et j'aurai même tendance à dire une caisse, si j'en oubliai ma légendaire galanterie). Mais, après tout, c'est normal et cela ne devrait pas rentrer en ligne de compte. Néanmoins, je dois avouer que, souvent, leurs échanges dialogués sonnent faux, notamment lors de leurs chamailleries d'adolescents immatures. Le ton est volontairement léger, la parodie évidente, mais personnellement, j'ai presque trouvé ça... euh... ridicule (non, non, pitié, ne tapez pas!!).
Maintenant, parlons technique si vous le voulez bien....
Steven Spielberg, qui m'avait vraiment déçu avec l'impersonnalité de La Guerre des Mondes, fait ici très, mais alors très fort. La réalisation est quasiment parfaite, tant au niveau du rythme que des prises de vue. Les séquences de courses-poursuites sont vraiment géniales et trépidantes. Aucun plan n'est laissé au hasard, ce qui rend la montée en puissance des climax quasiment idéale. Ainsi, pour le comparer aux œuvres de la trilogie, si le film fait office de parent pauvre dans la tenue de ses passages calmes, on ne peut en dire autant des séquences d'action, qui sont tout simplement jouissives. D'autant plus que la musique de John Williams, cerise sur le gâteau, est toujours là.
Les effets spéciaux, eux, sont "presque" parfaits. Oui, presque, parce que la plupart du temps, on est complètement bluffé. La séquence des chutes d'eau, par exemple, m'a littéralement laissé béa de stupéfaction tant elle est magnifique, de même que la très "X-Filienne" séquence de fin, qui s'achève par l'époustouflante conception de ce lac gigantesque. D'autres, très peu nombreux, sont soit perfectibles, soit superflus. Je pense surtout à la séquence des fourmis rouges, avec ces plans cartoon assez débiles qui n'ont rien à faire dans un Indiana Jones. D'autant plus que cela n'amène strictement rien au suspense... bien au contraire.

La conclusion de

Malgré une petite déception, je pense que Spielberg et Lucas ont réussi leur pari - qui n'était pas gagné d'avance. Personnellement, je trouve que ce quatrième opus est inférieur aux précédents mais il reste un très bon film d'aventure. Ses manques de renouvellement et de subtilité scénaristique, il les compense avec une réalisation magistrale, une véritable leçon de cinéma qui se concrétise, deux heures durant, par une très divertissante course d'obstacle exotique. A noter l'intéressante - et pourtant si redoutée - présence du personnage de Mutt Williams, interprété par un Shia LaBeouf convaincant.

Que faut-il en retenir ?

  • Une réalisation exemplaire
  • Le personnage d'Indiana Jones, inimitable
  • Shia LaBeouf, convaincant
  • Des effets numériques saisissants
  • Des séquences d'action très réussies

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario sans profondeur
  • Un manque de renouvellement qui tire vers le déjà-vu
  • Irina Spalko, une méchante vraiment décevante

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