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Critique du Film : Les Aventuriers de l'Arche Perdue
Les Aventuriers de l'Arche Perdue >

Critique du Film : Les Aventuriers de l'Arche Perdue

Avis critique rédigé par Richard B. le jeudi 1 mai 2008 à 2345

l’aventure à désormais un nom !


Tout commence avec ce vieil emblème de la Paramount. Petit à petit, la montagne fictive du logo se fond en un véritable massif qui domine une jungle située en plein Pérou. Là, on suit des personnages progressant dans des décors naturels sans discerner le visage de celui qui semble le mieux s'accommoder au climat. Entre deux prises d’excursions à travers la jungle, la caméra s’arrête sur Alfred Molina tenant une fléchette en nous signalant que « Les Hovitos ne sont pas loin, le poison est encore frais ! ». Et durant tout ce temps et celui à venir, on découvre une jungle, éclairée comme rarement, et magnifiée par la photographie de Douglas Slocombe.

Arrivé sur les abords d'un fleuve, l’un des hommes du groupe sort un revolver et entreprend de prendre pour cible le meneur, qui se trouve être de dos. Celui-ci, entendant le déclic de l'arme, se retourne légèrement - tout en restant dans l'ombre -, puis inflige un coup de fouet qui fait valser l’arme dans les airs avant que le fourbe n’ait eu le temps de tirer… Le traître fuit… L'homme qui était jusqu'ici était dans l’ombre, sous forme de silhouette, apparaît alors à la lumière et révèle enfin son identité ; l'aventurier Indiana Jones se dévoile enfin sous le regard des spectateurs !..

Peut-on rêver mieux comme mise en bouche pour introduire un nouveau héros ? Et ce n'est qu’un début ! Peu après, il y aura des tarentules, des pics sortants des murs, des façades qui s’écroulent, et des rochers gigantesques prêts à écraser tout aventurier digne de ce nom. En quelques minutes, Steven Spielberg et George Lucas ont ressuscité les sérials des années 40, les grands films d’aventures exotiques… et, par la même occasion, ont réussi à surpasser le genre en le réadaptant.
On le sait depuis longtemps, George Lucas fut un grand fan des sérials du samedi après-midi et il fut longtemps bercé par ces aventures « à suites », à l’exemple de « Flash Gordon ». De son coté, Steven Spielberg, plus branché cinéma, rêvait de recréer des ambiances à la « James Bond » ou mettre en forme un hommage aux films de Bogart, avec pour référence un titre culte comme « le trésor de la Sierra Madre ». De ces deux ambitions, sans oublier les apports non négligeables de Philip Kaufman et de Lawrence Kasdan, est né un film désiré, passionnel et nostalgique. Car les Aventuriers de l’Arche Perdue n’est pas un blockbuster comme un autre. Avant toute chose, il est la consécration du travail de toute une équipe qui voulait se faire plaisir en retranscrivant tous leurs rêves sur la pellicule.

Dans le fond, la richesse de cet Indiana Jones ne vient pas seulement du fait qu’il nous transporte à travers le Pérou, le Népal, l’Egypte. Non, cette richesse vient aussi de l’idée scénaristique d’introduire dans la narration la quête d’un objet aussi ancré dans le mythe qu’est l’Arche d’Alliance. Une fantaisie qui se voit adjoint une entité historique, bien plus réelle, puisqu’ici il sera aussi question de l’armée nazie. Une idée ingénieuse, s’inspirant de la rumeur qu’Hitler se serait intéressé de très près aux recherches ésotériques, avec ces reliques perdues et mystiques. Parallèlement, on pourra aussi y voir – dans une certaine mesure – la concrétisation de l’intérêt que porte Spielberg sur tout ce qui touche à la Deuxième Guerre mondiale.
En plus d’une histoire bien ficelée et d’un héros charismatique, - professeur de fac à ses heures perdues et aventurier lorsque l’envie lui prend -, le film se targue d’une mise en image très carrée. Chaque prise de vue semble méditée et réfléchie, reflet d’un véritable savoir-faire. Comment penser le contraire lorsque, par exemple, il faut gérer la réaction de milliers de serpents, effectuer une séquence martiale autour des hélices d’un avion ou orchestrer cette course-poursuite lorsqu’Indiana cherche Marion coincée dans un panier en osier en plein marché du Caire.
Cet ensemble de moments de bravoure et de défilement de paysages variés se voit complété par des passages plus simples, mais tout aussi anthologiques. Comment oublier, par exemple, la fameuse scène où l’un des agresseurs démontre son savoir-faire au sabre et que le héros, lui, très serein –presque blasé -, se contente de tirer nonchalamment une balle de son revolver. Puis, signalons que le romantisme n’est pas absent, notamment au cours d’une séquence ou Indiana Jones se prend un miroir en pleine face pour, juste après, voir ensuite chaque partie de son anatomie où la douleur n’est pas encore présente recouverte de baisers.

Et ceux-ci ce ne sont que des moments parmi bien d’autres…
On peut encore aujourd’hui se demander ce qu’aurait pu donner cette saga si Tom Selleck avait pris les traits de l’aventurier ? À vrai dire, aujourd’hui, il est très difficile de voir Indiana Jones autrement que sous les traits d’Harrison Ford. L’acteur n’est pas un athlète, il n’est pas non plus l’archétype classique du héros de ce début des années 80. Non, il est du genre cynique, doté d’un humour à la fois léger et pince-sans-rire et affichant une « cool attitude» déjà remarquée lors de sa prestation en Han Solo. Pour lui tenir tête, c’est Karen Allen qui fut choisie et elle reste, encore aujourd’hui, la meilleure des « Indiana Girls ». Elle est celle qui à le plus de caractère, qui n’hésite pas à filer des coups de poêle sur la tête des ennemis ou saouler ses adversaires afin de mieux les surprendre, en jaillissant un couteau dissimulé. Un véritable garçon manqué, et pourtant si séduisante… il est indéniable qu’elle constitue un personnage féminin fort et pas uniquement le faire-valoir du héros.
Les opposants du héros au chapeau ne sont pas en reste puisque Paul Freeman, avec son regard si vif et sa touche « Zen », affiche ici le nec plus ultra de ce que l’on peut attendre d’un adversaire digne du héros. Sa prestation est complétée par Ronald Lacey, le diabolique homme de main au service du Führer, avec son inquiétant regard sadique plus vrai que nature.

La conclusion de

Sur les affiches, nous pouvions lire : « Si l’aventure à un nom, c’est Indiana Jones ». Finalement jamais accroche aura été aussi vraie. Indiana Jones - et plus particulièrement cet épisode - est désormais le titre le plus représentatif du genre aventureux, souvent imité mais jamais égalé. Steven Spielberg signe ici un joyau cinématographique qui symbolise parfaitement la raison d’être du cinéma : l’accessit au rêve sans condition.

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