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Critique du jeu de société : Le Seigneur des Anneaux [2001], par Nicolas L.

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mercredi 14 juin 2006 à 08h19

Hobbits vadrouilleurs

Dans le Seigneur des Anneaux, les joueurs sont chargés d’interpréter la partie la plus fragile mais aussi la plus mimi et la plus futée de la célèbre Compagnie, à savoir les hobbits.
Chaque joueur (de 3 à 5) se voit donc confié une carte Personnage tirée au hasard, associée à une figurine en plastique colorée laide comme c’est pas permis – je les ai vite remplacés par mes figurines de JdR ! Sont disponibles Frodo, bien sur, mais aussi, Pippin, Merry, Sam et Le Gros. Durant la mise ne place du jeu, le joueur interprétant Frodo prend la lourde charge de débuter en portant sur lui l’Anneau Unique, assez moche lui aussi d’ailleurs et, vu sa taille, prévu pour des doigts du Géant Vert.
A l’ouverture de la boîte, on avait pu remarquer que le jeu comprend plusieurs plateaux magnifiquement illustrés par John Howe. Le plateau principal est celui qui permet de situer au moyen des figurines l’avance de la Compagnie à travers le jeu ainsi que la progression inverse du maléfique Sauron qui, en fonction, des évènements, va se rapprocher des hobbits. Tout hobbit rejoint par Sauron à un moment donné de la partie est irrémédiablement éliminé. Autant dire qu’il va falloir jouer serré, et surtout collaborer !
Les quatre autres plateaux – en fait, deux plateaux recto-verso - sont les plateaux scénario que les joueurs devront parcourir dans l’ordre du roman, à savoir : tout d’abord la Moria, puis le Gouffre d’Helm, l’antre de Sheelob et enfin le Mont du Destin. Sur ces plateaux sont dessinés des parcours d’activité – 3 ou 4 suivant le scénario – de taille et d’importance variable (il y a toujours une activité principale numérotée) qui représentent les différentes cartes que les joueurs devront apposer pour y progresser. Les activités sont le Combat, la Ruse, l’Amitié et le Voyage.
Au début de la partie, après que le tableau principal et que le tableau du premier scénario aient été disposés sur la table, une pioche de 24 tuiles activités-évènements est placée face cachée et chaque joueur se voit distribuer 6 cartes Hobbit - d’un paquet de 60 cartes - qui lui serviront comme moyen de paiement afin de résoudre certains évènements.
Le premier joueur – puis tous les autres joueurs leur tour venu - commence par tirer une tuile. Si elle est bénéfique, il applique les conséquences (en général une progression sur l’un des parcours d’activité du scénario) mais si c’est une tuile évènement, il devra retirer une nouvelle tuile après avoir appliqué ses effets et/ou rempli certaines conditions déterminées en avançant le pion marqueur sur la colonne des événements spécifiques au scénario. Tout échec est en général puni par la progression de Sauron, voir pire. Une fois ceci fait, le joueur peut alors jouer une ou deux cartes pour faire avancer la Compagnie sur l’un des parcours d’activité. Un scénario se termine lorsque la Compagnie parvient à la dernière case d’un des parcours d’activité ou si la colonne d’évènement a été complètement achevée (pas bon du tout dans ce cas !)
Le but du jeu est qu’au moins l’un des joueurs parvienne à achever les quatre scénarios, en possession de l’anneau (il peut changer de propriétaire en cours de partie). La coopération est donc indispensable, d’autant que chaque hobbit a sa spécialité. Peu importe de perdre son personnage du moment que le but de la Compagnie est atteint et le don du sacrifice est une vertu précieuse.
Grâce à ce système judicieux, le Seigneur des Anneaux retranscrit parfaitement l’esprit de l’œuvre de Tolkien et l’ambiance autour de la table est vraiment géniale, d’autant plus si les joueurs connaissent bien le roman ou s’ils ont vu le film. Autre élément d’identification et d’immersion ; à chaque étape de la Compagnie sur le plateau principal ou au cours des scénarios, les joueurs vont également gagner des cartes Actions et des cartes Gandalf qui vont leur procurer des bonus. Ces cartes Actions, superbement illustrées, représentent en fait l’intervention des héros du roman dans le cours de l’histoire – Galadriel, Eowen, etc. Quand aux cartes Gandalf, elles peuvent être achetées par les joueurs à la fin d’un scénario grâce aux points de victoire récoltés durant la partie. Activées, ces cartes permettent quelque peu de redresser la barre d’un navire souvent bien maltraité.
Car Le Seigneur des Anneaux est un jeu ou il est très difficile de gagner. Issu du cerveau fumant du célèbre Reiner Knizia – le milieu ludique spé a ses stars et le concepteur allemand en fait partie -, il propose un niveau de difficulté assez élevé mais il est suffisamment bien pensé pour les joueurs progressent à chaque tentative. Il ne faut donc pas se décourager durant les premières parties, d’autant plus qu’un système de marquage a été imprimé sur les parcours d’activités principaux et que vous pouvez donc noter sur un tableau de marque votre score, même si vous avez échoué en route.


Je dois par contre mettre en évidence un défaut, et qui explique en partie le niveau de difficulté assez élevé. Au-delà de la forte présence de ce facteur aléatoire qui fera blêmir les stratèges, il faut admettre qu’après avoir remporté plusieurs fois la partie face au perfide Sauron - sur le coup bien déconfit -, l’envie de jouer au Seigneur des Anneaux s’estompe quelque peu. La faute à des scénarios et des colonnes évènementielles prédéfinis. La sensation de rejouer cent fois la même partie finit par lasser et la boîte de jeu se voit menacée de finir dans le fond d’un placard. Un peu gênant vu le prix de la bête. Heureusement, deux extensions qui relancent l’intérêt du jeu sont depuis sorties. Elles proposent de nouvelles cartes Actions, de nouveaux scénarios et introduisent les cartes Ennemis (L’extension Les Forces des Ténèbres proposent les scénarios Bree et Isengard et l’extension Sauron permet à un joueur d’incarner le Mal).

La conclusion de à propos du Jeu de société : Le Seigneur des Anneaux [2001]

Nicolas L.
85

Les romans ont leurs best-sellers, les films leurs blockbusters, et les jeux ont leur hits. Le Seigneur des Anneaux fait partie de cette catégorie. Illustrant une tendance à la mode, l’héroic fantasy, et surfant sur le succès de la trilogie de Peter Jackson, le jeu ne pouvait que cartonner. C’est ce qu’il a fait. Des dizaines de milliers de boites ont été vendues en Allemagne mais aussi dans toute l’Europe, et même au Japon, un pays friand de jeux de société. Depuis, Reiner Knizia est même devenu riche. Mais diantre que ce jeu le mérite ! Déjà par son esprit coopératif, un thème très rare et difficile à mettre en place, mais aussi par sa beauté, tant les illustration de John Howe sont un ravissement pour l’œil. Le jeu d’ambiance familial idéal…

Que faut-il en retenir ?

  • Mécanismes simples
  • Superbes illustrations
  • Aspect coopératif parfaitement réussi
  • Bon jeu d’ambiance

Que faut-il oublier ?

  • L’intérêt du jeu diminue après quelques succès
  • Pions laids et figurines en plastique moches

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