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Critique du Jeu Vidéo : Le Seigneur des Anneaux Online : Les Ombres d'Angmar
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Critique du Jeu Vidéo : Le Seigneur des Anneaux Online : Les Ombres d'Angmar

Avis critique rédigé par Nicolas L. le vendredi 18 mai 2007 à 1317

Premiers regards sur les Terres du Milieu

Après quelques mois d’utilisation (toute la période de la béta plus les trente jours d’essai gratuit), j’ai décidé de vous faire part de mes impressions concernant le dernier MMO de Turbine, à savoir le Seigneur des Anneaux Online, Lotro pour les intimes. Donc, avant de recevoir comme punition des hectolitres d’huile de sésame bouillante et des volées de bouses de vache, je tiens à dire pour ma défense que cet article n’est que mon impression personnelle sur le produit à l’heure actuelle, ce qui est forcément très arbitraire, vu que tout MMORPG se juge surtout sur le long terme. Ceci étant dit, voici les raisons qui font que le long terme, je ne le connaîtrais probablement pas…
AND NOW, LADIES AND GENTLEMEN…
Le Seigneur des Anneaux Online vous met dans la peau d’un personnage évoluant du coté clair (les gentils, quoi, ce qui chez Tolkien veut dire les blancs, bien propres sur eux). Ainsi, dans ce but, vous vous voyez proposer dés le début du jeu un gabarit de customisation permettant de donner à votre homme, elfe, nain ou hobbit la tronche de votre choix. Une chouette initiative, qui permet de personnaliser un peu votre avatar, mais qui va être un peu gâchée par le fait que les équipements de départ sont cruellement peu variés. Attendez-vous donc à croiser en ville une tonne de sosies, possédant la même cape et le même caleçon.
Le menu d’introduction vous demande ensuite de choisir une classe parmi les peu nombreuses disponibles. Vous avez le choix entre Champion, Capitaine, Ménestrels, Chasseur, Cambrioleur, Maître du Savoir (mago) et Gardien… En tout sept classes aux noms ronflants sous lesquels se cachent les habituels classes de personnages à la WoW et consorts, avec leurs utilisations très spécifiques pour ne pas dire restrictives (damage dealer, tanks, healers…). Puis, une fois ceci fait, vous êtes lancé dans le jeu en région de Eriador, le lieu de départ dépendant de la race choisie, à travers une introduction sympathique vous faisant côtoyer quelques héros de la Terre du Milieu (qui est également le début d’un scénario scripté qui va vous suivre un moment). Un fois ceci fait, vous voilà prêt à partir à l’aventure.

Galhgalas, mon tailleur de plume se balade dans la Comté
AU PAYS DES AVEUGLES, LES HOBBITS SONT ROIS
Au niveau graphismes, on peut dire sans trop d’hésitation que Lotro est le plus beau MMO actuel. Mais ne nous emballons pas, cette conclusion n’est finalement guère enthousiasmante. Elle vient surtout du fait que la concurrence est assez maigre. World of Warcraft et ces ridicules personnages cartoonesques et le vilain Vanguard ne risquent pas de lui porter préjudice. Seul Everquest 2 peut se vanter d’avoir des graphismes de même teneur, mais bon… qui joue encore à EverQuest 2 ? Quand à Dungeons & Dragons Online , je ne le range pas dans la même catégorie, vu que le jeu est complètement instancié, les défis techniques ne sont donc pas les mêmes. Par contre, un bon point ; le produit est très bien finalisé, ne comportant pratiquement aucun bug. Un fait assez rare pour être signalé.
Bref, Lotro est sympa, sans casser trois pattes à un canard laqué au miel de la Comté (une sobriété qui a l’avantage de pouvoir faire tourner le jeu sur des configs plus que raisonnables, sans trop de problèmes, hormis dans les villes). Du coté des décors, il y a tout de même de sacrées différences en fonction des zones, qui vont du très moyen au vraiment mignon, comme la Comté, qui est mon endroit préféré car le plus proche de l’imaginaire que je me suis construit à l’époque, en lisant le livre. Les personnages, quand à eux, sont assez fins, mais dotés d’animations parfois étranges, notamment les Elfes, qui me donne l’impression lorsqu’ils se déplacent d’avoir une branche de sorbier plantée dans le cul. Mais bon… c’est des elfes, après tout. La musique, par contre, est excellente et contribue vraiment à rendre ce jeu plus sympathique.
Galhgalas chez les Elfes

WOW AVEC DES HOBBITS ?
Pour le moment, Lotro ne propose que l’exploration de la région de l’Eriador, pays somme toute le plus ‘’rural’’ des Terres du Milieu. Pour faciliter les déplacements, les échelles de distance ont grandement été revues à la baisse, ce qui a pour étrange effet de voir de gigantesques ours des cavernes se balader tout prêt des coquettes maisons hobbits et des hordes de gobelins installés à un portée de flèche de la cité de Bree. Le système de jeu est vraiment commun, sans aucune, mais strictement aucune, originalité. Quête FedEx, chasse aux 67 couilles de loutres poilues, nettoyage de caves, bref, une tonne de quêtes stupides et parfois rébarbatives une fois que l’aspect séduction de l’exploration s’est envolé, suite à une enième visite dans le coin. Les concepteurs ont réussis cependant à réduire la frénésie du bashing propre à ces jeux en accordant plus de XP en effectuant des quêtes qu’en massacrant du monstre en boucle. Une bonne initiative sauf que, paradoxalement, Turbine a voulu récompenser aussi les mammouths qui écrasent les mobs en leur accordant des trophées, et parfois même des skills bonus. Tuez 100 piafs dans une nuit et vous voilà honoré du titre Tueur de Plumes ! Ouah, cooool…
La main dans la farine, les minettes elfes sont super sexy
Dans la plupart des MMORPG, il y a aussi l’artisanat. Cette façon de vous faire de la thune en tannant du cuir, forgeant des épées, épluchant des haricots, ou en jouant les petits chimistes. Ben, dans Lotro aussi, c’est pareil et là encore, c’est très simple (même si cela est quant un peu plus sympa que l’artisanat de WoW). Choisir un artisanat vous amène trois domaines de compétences récolte/fabrication, qui vous permettront de fabriquer des pièces d’équipements et des potions. Si, bien entendu, vous possédez les ingrédients nécessaires, l’outil pour ce faire, et que vous ayez trouvé une table de travail adéquate (rassurez-vous, y’en a plein partout). Bref, on navigue encore en terrain connu et cela n’est guère passionnant, quoique divertissant.
Donc, au final, le gameplay est très, très simple. Les habitués des MMORPG, et notamment les joueurs de WoW, ne seront pas dépaysés (normal, le jeu s’adresse à la même clientèle) et les néophytes se feront très rapidement à cet vision très primaire du jeu online.
Une visite chez les Sacquet

BASTOOOOOON !!!
Le système de combat est l’aspect qui m’a finalement le plus déçu. Comme dans bon nombre de MMORPG (hélas), on a affaire au système je clique et je vais me taper un café - l’attaque étant automatisée - tout en prenant soin de surveiller du coin de l’œil les habituelles jauges de santé et de pouvoirs divers, bien sur. Pffff, vraiment nul. D’autant plus que le niveau de difficulté est bas, les monstres de même level que vous tombent comme des mouches sous vos coups et la montée en niveau se révèle très rapide. Mis à part pour quelques quêtes, le jeu en solo est tout à fait possible. Un aspect qui va faire forcément tiquer les joueurs expérimentés. Pour exemple, j’ai monté mon premier personnage au niveau 37 en une dizaine de jours, en ne mourrant qu’une seule fois (la mort n’est d’ailleurs guère pénalisante, on se retrouve juste avec de la merde dans les yeux et le moral au plus bas, et cela pendant quelques minutes). Ce manque d’interactivité, cet aspect Hack 'n Slash chiant qui est pour moi le plus gros problème commun à ces jeux, a fini par me saouler, je l’avoue.
PvP ou PvE ?
Ben, en fait le PvP, y’a pas. Cependant, Turbine a introduit un système qui fait que, une fois que votre personnage principal a atteint le niveau 10, vous pouvez également créer un personnage de monstre de niveau 50 dans un lieux spécifique, qui n’est accessible qu’aux personnages joueurs de niveau 40 et plus. Dans cette région, vous allez jouer votre monstre de la même manière que votre PJ habituel en effectuant des quêtes, et, si vous avez de la chance, vous pourrez aussi vous frotter à l’un des rares (pour le moment) PJs se baladant dans le coin.
Bourg de Touques, cité hobbite

IL EST OU GANDALF ?
L’aspect Terre du Milieu, vous allez le retrouver à travers quelques quêtes instanciées liés au mythe, aspect que vous pouvez tout à fait ignorer, ou à travers quelques détails amusants. Le plus couru par les joueurs est l’instrument de musique. Avec la compétence adéquate (corps, flûte, etc.) et en trouvant ou achetant l’instrument correspondant, vous allez pourvoi jouer de la musique en utilisant les touches numériques de votre clavier. Il est ainsi possible de monter avec des potes de véritables petits orchestres Bontempi. Assez drôle. Autre élément d’immersion, pour autant que les joueurs aient envie de le faire au lieu de sombrer dans le vil levelling, est le système des arbres généalogiques. Un système assez sympa qui permet, en consultant un notaire, de créer avec d’autres joueurs une véritable petite famille. Mais, mis à part quelques emote typiques de l’univers, c’est tout ce que le fan des Terres du Milieu a, pour le moment, à se mettre sous la dent. Avouez que c’est bien maigre…

La conclusion de

Viens le moment de la conclusion. Comme je le disais plus haut, pour le moment, Lotro ne me satisfait pas. Bien qu’il soit très agréable les premiers temps (il devrait donc satisfaire plus longtemps les casual gamers) et assez mignon, j’ai fini par grandement m’y ennuyer. Trop facile, guère original, j’ai fini par avoir la sensation que l’on m’avait resservi la même soupe réchauffée, mais dans une assiette différente. Malgré son étiquette Terre du Milieu, il faut dire aussi que sorti du fait que l’on puisse jouer des Hobbits et fumer de l’herbe à pipe, le jeu ne respecte guère l’univers médiéval de Tolkien. On est plus dans de la High Fantasy relookée pour faire comme si (la première fois que j’ai croisé un gobelin solitaire classé Elite qui a chargé deux de mes potes, j’ai compris que les concepteurs n’en avaient rien a foutre de l’esprit du livre). Et franchement, ça a fini par défriser la jolie barbe de mon nain.

Que faut-il en retenir ?

  • Graphismes et musiques sympas
  • Des hobbits aux pieds velus, de l’herbe à pipe
  • Un aspect exploration agréable
  • Prise en main très aisée, même pour les plus jeunes

Que faut-il oublier ?

  • Aucune originalité
  • Pas encore assez développé
  • Gameplay répétitif
  • Loin de l’esprit Tolkien dans le fond, et parfois la forme

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