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Critique du Roman : Fondation
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Critique du Roman : Fondation

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 16 janvier 2013 à 1911

Fondation, ou de la légitimité de la psychohistoire

« Pour réussir, il ne suffit pas de prévoir. Il faut aussi savoir improviser. »

Sans conteste, et encore aujourd'hui, Isaac Asimov est considéré comme l'un des plus grands auteurs de science-fiction de tous les temps. Il doit cette réputation, tant en qualité que popularité, à deux œuvres majeures : d'une part ses écrits sur les robots, d'autre part son grand cycle Fondation dont voici le premier tome. Paru sous forme de roman en 1951 (puis six ans plus tard chez nous), l'ouvrage regroupe cinq nouvelles (de différentes longueurs) publiées au début des années 1940. Si chacun de ces récit présente une structure indépendante, tous se déroulent bien dans le même univers, l'ensemble s'étalant sur plus de cent ans et nous décrivant la destinée difficile de l'Empire Galactique, ainsi que des hommes en proie à la décadence...

Aux environs du 25ème millénaire, l'humanité a conquis la galaxie sur un grand nombre de systèmes, s'avérant apparemment être la seule espèce assez évoluée pour voyager dans l'espace. Cette humanité du futur s'est constituée en un Empire imposant, que les volontés indépendantes de ses périphéries amènent à un inévitable déclin. Seul un homme, le vieux savant Hari Seldon, semble s'apercevoir de cette décadence, et ce grâce à l'usage très pointu de la psychohistoire (sorte de mélange entre de la psychologie holiste et de l'histoire quantitative) lui permettant d'étudier le futur à travers des raisonnements scientifiques, donc logiques, très fiables. Seldon ne va pas pouvoir sauver l'Empire mais il va s'efforcer de trouve les solutions qui vont abréger une période barbare allant faire la liaison entre deux empires dans le temps. Cette solution (sorte de conclusion de la première nouvelle) va amener à la création, sur la planète périphérique de Terminus, de la Fondation, conçue pour créer une gigantesque encyclopédie du savoir humain. Sa mise en place va permettre aux descendants des premiers membres de faire face aux crises Seldon, c'est à dire celles prévues par le vieux savant, dont la solution doit nécessairement permettre à l'humanité de raccourcir un terrible Moyen-Age galactique.

Les quatre nouvelles nous apprennent donc comment se développe la communauté de Terminus, mais aussi quelles sont les solutions qu'elle va apporter à la crise pour éviter des guerres et cataclysmes, et ainsi permettre à la civilisation des hommes de se préserver. Asimov traite ici donc de nombreux thèmes faisant d'une œuvre courte (je parle ici juste du premier tome du cycle) un enchevêtrement de questionnements et d'approches d'idées très différentes, mais toujours passionnantes. On touche également à une Histoire pouvant se conjuguer au futur, mais aussi à la terrible vérité pouvant en découler. Thématique récurrente chez Asimov, la science joue un rôle important, comme refuge d'une humanité pouvant s'oublier elle-même et dont les hommes de Terminus vont essayer de préserver à tout prix. A travers les différentes histoires, l'auteur américain nous interroge même sur les places de la religion ou du commerce face aux sociétés, et met en place un discours d'époque aussi lucide que réaliste concernant l'énergie nucléaire. Énormément d'interrogations donc, toujours très actuelles, très bien amenée par un auteur concoctant une œuvre très futuriste, mais surtout très humaine.

Point d'action ni d'héros immortel dans ce futur galactique, mais des situations n'arrivant jamais par hasard. Alors oui, si on peut regretter quelque chose, cela reste les actions toujours triomphantes et sans grandes difficultés des héros pour résoudre les différentes crises. Mais on pardonnera aisément à Asimov, qui confère aux importantes conversations de ses personnages un suspens proche de celui des romans policiers (notamment lorsque l'on comprend comment tout se met en place, et que le maire Hardin ou le marchand Mallow réussissent à pérenniser le projet de Seldon sans le connaître). Les cinq histoires se lisent aisément grâce à des structures classiques très efficaces, des personnages secondaires assez consistant et une humanité aussi positivement que négativement familière. Notons par ailleurs la traduction un peu datée de Jean Rosenthal, qui ajoute néanmoins un certain charme à l'ensemble.

La conclusion de

Cette première brique fait partie intégrante d'un chef-d'oeuvre de la science-fiction, une œuvre aux multiples thèmes abordés avec une très grande justesse, et ce sans jamais oublier ce petit souffle narratif qui nous pousse à faire défiler les pages avec plaisir. Même après soixante ans, les nouveaux venus dans le monde se la SF se doivent de lire ce livre incontournable.

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