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Critique du Roman : Fondation et Empire
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Critique du Roman : Fondation et Empire

Avis critique rédigé par Bastien L. le dimanche 10 février 2013 à 1536

Gare au Mulet !

« En trois siècles, la Fondation, de refuge d'un petit groupe de savants, était devenu un Empire Marchand tentaculaire qui s'étendait loin sur la Galaxie ; mais six mois avait suffi pour la faire passer de ce sommet au statut d'une autre province conquise. »

Isaac Asimov poursuit la destinée de sa Fondation dans un second roman qui prend un peu plus de distance avec les habitants de Terminus.

Fondation et Empire est ainsi une suite directe au premier tome des histoires galactiques d'Asimov, plus précisemment une suite dans la logique des crises Seldon censées mettre à l'épreuve la Fondation qui doit sauvegarder l'humanité. Cette deuxième partie a suivi exactement le même cheminement éditorial que celui du premier tome, à savoir tout d'abord des nouvelles publiées dans les années 1940, puis une parution en roman en 1952, et enfin une traduction (toujours signée Jean Rosenthal) en 1966 en France. On a ici affaire à trois nouvelles, les deux dernières étant pour la première fois des suites directes sans presque aucune ellipse temporelle les séparant.

Les cinq nouvelles du premier tome nous plongeaient au cœur de la Fondation entre son installation, son expansion liée à ses trois premières crises et la destinée de ses grands hommes. Cette fois-ci, l'auteur nous fait prendre un peu de recul en mettant un peu plus l'accent sur ses adversaires. La première nouvelle, Le Général, nous confronte à ce qui semble être le dernier sursaut d'orgueil de l'Empire face à cette puissance qu'est devenue la Fondation, et cela grâce à un général plus ambitieux que les autres, conscient de la faiblesse d'un Empire décadent et de la menace que représente cette étrange Fondation réputée imbattable. Les deux autres histoires, Le Mulet et Le Clown, représentent le plus grand péril jamais affronté par la Fondation. En effet, un étrange chef de guerre se faisant appelé le Mulet fait son apparition, réussissant sans grands problème à conquérir des planètes entières et se tournant donc vers Terminus et son Empire. La menace est d'autant plus dangeureuse qu'il s'attaque à une Fondation en proie au doute entre le gouvernement municipal devenu tyrannique et une démocratie représentée par une résistance clandestine ou par une caste des Marchands exilée sur des mondes de plus en plus lointains.

Comme le titre l'indique, Asimov met ici l'accent sur cet Empire en voie de disparition. La plupart des scènes du livre se déroulent finalement en dehors de la Fondation, qui est elle aussi en proie à une certaine décadence. Le général de la première nouvelle représente donc le dernier grand adversaire venu de l'Empire et va se confronter au déterminisme psychohistorique de Hari Seldon, qui a atteint la majorité des mentalités de la périphérie galactique. Cette certitude de l'emporter et la menace des agissements du Mulet permettent à Asimov de rendre-compte d'une véritable foi qu'ont les membres de la Fondation, comme les pays sous sa coupe, vis à vis des prophéties de Seldon. Il est donc très intéressant de voir débarquer l'être exceptionnel du Mulet, l'individualité allant faire trembler la psychohistoire. Les thèmes du premier roman sont bien présents, et ce même si les grandes réflexions sont moins le cœur des nouvelles. C'est n'est pas vraiment un problème puisqu'on y gagne en narration et en dramaturgie.

En effet, les héros de ce nouveau roman sont moins pétris de certitudes qu'avant. Les chamboulements amenés par ces deux grands adversaires militaires et les problèmes internes de la Fondation nous offrent des destinés difficiles, des pertes de certitude et des exils importants. On se passionne donc pour les aventures de l'espion/marchand Devers ou encore le couple Byata/Toran responsables d'une mission de la dernière chance. La force de l'écriture d'Asimov vient du fait que tout se déroule à travers de longs dialogues toujours plaisant à suivre. Le reste se fait dans les descriptions de cette galaxie voulue très futuriste (faisant parfois sourire quand on le lit aujourd'hui) et les différents mondes qui la compose, comme ce qui reste de la capitale impériale, ou encore les différents appareils atomiques recensés. On regrettera au final des fins de nouvelles (surtout la première) toujours aussi abruptes et déconcertantes, même si le twist final de la dernière fait espérer le meilleur pour Seconde Fondation.

La conclusion de

Ce deuxième tome reste donc dans la lignée du précédent, la découverte en moins. On prend enfin un peu de recul face à la Fondation pour lui donner des adversaires redoutables. Si les grandes réflexions sont moins présentes, il y a un plus d'intensité amenant un final haletant.

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