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Critique de la Bande Dessinée : Desmond

Avis critique rédigé par Bastien L. le vendredi 17 août 2012 à 23:07

Desmond de merde...

Assassin's Creed est surement l’une des plus importantes licences créées au cours de cette dernière génération de consoles. Depuis la parution du premier épisode, en 2007, jusqu'à aujourd'hui, la série a su conquérir le cœur des joueurs en jouissant d'une assez bonne réputation. Et ce potentiel, son éditeur et créateur Ubisoft l'a décelé dès la sortie d'Assassin's Creed et même décidé d'accélérer les choses en vue de la sorte d'Assassin's Creed II. C'est pourquoi on se retrouve avec cette BD n'allant malheureusement pas plus loin que le fan service.

Pour ce faire, Ubisoft a décidé de garder en main la production des produits dérivés de leurs licences vidéoludiques. Et pour les BD, le géant français a créé la maison d'édition Les Deux Royaumes, symbolisant donc le jeu vidéo et la bande dessinée mais renvoyant aussi à un épisode de la saga moderne des Prince of Persia. Ce projet a aussi été confié à des artistes français afin de conserver un style européen. Le but devait être donc de ne pas dépareiller avec les publications actuelles sur les étals des libraires. L'exercice a été confié à un scénariste prolixe et plutôt versé dans les complots à grande échelle et autres sociétés secrètes : Eric Corbeyran - notamment connu pour son travail sur Le Chant des Stryges. Et pour l'accompagner au dessin on retrouve l’un de ses collaborateurs, Djillali Defali, qui a œuvré avec Corbeyran sur Uchronie[s] ou encore Asphodèle.

A travers des intentions louables et un casting intéressant, Ubisoft rate néanmoins le coche avec cette œuvre assez pauvre et finalement mal pensée. L'histoire reprend globalement les évènements d'Assassin's Creed et le début d'Assassin's Creed II en y ajoutant quelques instants inédits. Ces passages inédits se concentrent sur le sujet 16 et sa folie, sur les hommes de l'ombre d'Abstergo ou encore comment Desmond s'y est retrouvé. Et si vous vous sentez ici perdu, c'est normal, les explications sont beaucoup trop absentes durant les 48 pages qui se lisent en se demandant toujours quel est le lien entre les différentes séquences. Pourtant les premières pages sont plutôt agréables, avec l'évasion du sujet 16 ou encore la découverte d'un autre ancêtre de Desmond, le romain Aquilus. Une aventure complète reprenant ces deux personnages aurait finalement été assez judicieuse pour étoffer un peu l'univers de la saga. Les fans, comme les curieux, en auraient eu plus pour leur argent. Au lieu de ça, on enchaîne des scènes plus ou moins inspirées du jeu renvoyant à des passages que les fans ont déjà vécus, et de façon plus logique. Seule la fin les titillera même si, au final, on peut y voir des incohérences avec Assassin's Creed II. Reste toujours quelques bonnes idées comme la psychologie complexe du personnage de Lucy Stillman et sa position entre deux feux ici bien retranscrite. Néanmoins, on ne peut être déçu quant à la ligne éditoriale, surement imposée par Ubisoft, qui rate son entrée dans le monde de la bande-dessinée. A moins qu'ils souhaitaient offrir une sorte de relecture... Seuls les tomes suivants nous le diront.


Côté dessins, Defali se débrouille évidemment comme il peut. Le jeu vidéo étant surtout une expérience visuelle, il est obligé d'imiter un temps soit peu l'ambiance graphique de la série. Sans que le résultat soit mauvais, il est tout juste correct avec un bon rendu des différentes ambiances du jeu. Les bureaux aseptisés d'Abstergo reprennent bien l'atmosphère clinique du jeu et les couleurs chaudes ensoleillées des passages avec Altaïr sont tout aussi sympathiques à regarder. Rien de bien exceptionnel non plus mais on se surprend à apprécier les éléments de décors caractéristiques du jeu avec les possibilités de grimper partout. Les personnages sont, quant à eux, bien dessinés au niveau de leurs silhouettes avec un agréable contour marqué donnant un peu de personnalité à ce dessin. C'est plus au niveau des visages qu'on reste sur sa faim avec parfois la sensation qu'ils se ressemblent tous. Les scènes d'actions sont également assez décevantes avec le tout faisant un poil trop statique...

 

40

La première production de bande dessinée en interne d'Ubisoft est un échec. Le pont entre jeu vidéo et les autres médias est vraiment difficile à construire - on le sait - mais l'éditeur français se met lui même des bâtons dans les roues. La faute à une intrigue trop décousue et trop avare en explications. Et aussi à un dessin peut-être trop respectueux de l'œuvre originale... En tout cas, cette expérience va décevoir même les fans qui ne retrouveront pas le souffle si particulier de la saga.

Critique de publiée le 17 août 2012.

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