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Assassin's Creed II >

Critique du Jeu Vidéo : Assassin's Creed II

Avis critique rédigé par Bastien L. le samedi 17 décembre 2011 à 17:30

Requiescat in pace

Testé sur PS3

Avant sa sortie fin 2007, le premier Assassin's Creed était un titre qui faisait pâlir d'envie tous les joueurs ; si, finalement, beaucoup de promesses avaient été tenues, le jeu était néanmoins trop répétitif pour faire l'unanimité. Conscient de ces faiblesses, le studio de Montréal d'Ubisoft s'est lancé dans une suite à cette guerre entre assassins et templiers, tentant ainsi de faire passer un cap à cette jeune saga.

Pour ce qui est du scénario, le changement est assez radical, et ce dans la mesure ou l'on quitte la terre sainte du XIIème siècle pour arriver dans l'Italie de la Renaissance. Choix judicieux orchestré par le scénariste Corey May (on lui doit les épisodes les plus sombres de Prince of Persia), puisque cette fin du XVème siècle italien est propice à une véritable effervescence historique entre les magnificences artistiques, les ambitions de quelques familles sur une multitude d'états, et les influences très importantes des papes et autres puissances extérieures. C'est donc un assassin de ces temps troublés que Desmon Miles va devoir incarner : Ezio Auditore da Firenze.

Au début de l'histoire, ce jeune aristocrate florentin est surtout un flambeur désinvolte et volage, bien loin du professionnel qu'était Altaïr dans le premier opus. Décidé à venger l'exécution de son père, il revêt a cape des assassins et va se retrouver impliqué dans des évènements qui le dépassent. L'intrigue se déroulant sur plus d'une décennie, on va assister à la prise de maturité d'Ezio, ainsi qu'à son chemin initiatique qui va le faire passer du statut d'assassin "malgré lui" à personnage suffisamment puissant pour décider de faire la pluie et le beau temps sur la politique de villes tels que Florence et Venise.

L'histoire d'Assassin's Creed II utilise l'Histoire avec un grand H pour développer son scénario, la vendetta d'Ezio s'inscrivant dans des faits historiques réels - comme la fameuse conjuration des Pazzi, brillamment mise en scène dans le jeu - et croisant des personnalités célèvres, à l'instar de Leonard de Vinci, de Laurent de Médicis ou de Rodrigo Borgia. On regrettera cependant que ce scénario se laisse aller à certaines incohérences, et que certaines ellipses temporelles s'avèrent trop brutales.

Alors si vous aimez l'Histoire et la science-fiction, cette saga est définitivement faîte pour vous ! Se balader dans des villes reconstituées est un véritable plaisir. On a donc ici le loisir de découvrir Florence, Venise, Forli ainsi que la Toscane et quelques de ses villes dont Monteriggioni. Dans cette dernière, fief des Auditore, on pourra améliorer les commerces et autres bâtiments importants, comme par exemple décorer sa villa de magnifiques peintures réelles de la Renaissance... Le scénario offre donc enfin un peu diversité en se concentrant vraiment sur la vie d'Ezio (avec finalement peu de retour dans la peau de Desmond).

La monotonie scénaristique du premier épisode s'estompe ici afin de proposer un univers de plus en plus riche. On en apprend plus sur les ordres ennemis que sont les assassins et les templiers, notamment à travers les indices laissés dans l'Animus par le sujet 16 (ce dernier offrant des énigmes mettant en scène des grands moments de l'histoire de l'humanité). Le mixe entre la quête d'Ezio et la quête d'indices des assassins du temps de Desmond - sous fond de complots et de vérité cachée reliant les deux mondes - permet un scénario assez riche. Assassin's Creed II est finalement une expérience assez unique de par un univers original qui ne cesse de se bonifier par cet épisode.

Les possibilités sont donc assez nombreuses, mais le jeu n'est tout de même pas aussi riche que l'illustre GTA IV. L'expérience d'Assassin's Creed offre certes une très grande aire de jeu, assez rare en chargements d'ailleurs, mais le tout reste très scénarisé avec beaucoup d'objectifs à remplir. Au niveau graphique, si la claque du premier épisode est passée, force est de constater que la reconstitution historique reste de toute beauté ! On peut facilement perdre un temps fou rien qu'à se balader sur les toits des différentes villes, s'amuser à grimper sur tous les lieux remarquables afin de profiter de panoramas exceptionnels (notamment grâce à une superbe profondeur de champ).

Le moteur du jeu rend justice aux canaux de Venise et aux ombres nées de ce soleil italien ; on pourra néanmoins regretter un clipping parfois un peu trop présent, mais pas de quoi gâcher l'expérience de jeu. Ce qui choque plus en revanche, c'est le problème récurrent qu'on retrouve dans les yeux des personnages, qui ont tendance à partir en vrille lors des cinématiques. Au final rien de bien grave, et la beauté du jeu renforce considérablement son immersion. De plus, Assassin's Creed II s'appuie sur un travail sonore remarquable, les bruitages parvenant à faire croire qu'une véritable foule vit à côté de nous (avec toutes les activités faisant une ville).

L'immersion doit aussi beaucoup à son ambiance sonore avec tout d'abord l'excellente musique de Jesper Kyd (Gears of WarBorderlands...) qui réussit à bien retranscrire l'idée que l'histoire se déroule sur deux niveaux, avec une musique électronique aux sonorités classiques. Pour ce qui est de la version française, on a le droit à des voix très connues du doublage français (donc à de la qualité, mais rien de surprenant ici de la part d'Ubisoft). Ce décor sonore sera bien utile pour préparer et vivre ses assassinats, mais aussi pour donner de la profondeur aux nombreuses possibilités qu'offre le jeu.

Un autre problème a été réglé dans cette suite : Les villes sont plus vivantes ! Même si on reste loin d'un GTA, les interactions avec la foule sont plus nombreuses, et la possibilité d'interagir avec son environnement toujours plus crédible. Cette fois-ci, on peut se cacher dans n'importe quel attroupement en faisant toujours attention à son indice de recherche. Chaque fois qu'on se fait remarquer, par un comportement étrange ou un assassinat, les soldats ont plus de chance de nous attaquer directement. Il faudra ainsi soudoyer les crieurs publics ou arracher les affiches pour redevenir incognito.

Cela permet de pointer le rôle aussi important que nouveau qu'a l'argent dans cette suite, qui permet désormais de se soigner auprès des médecins, d'acheter et de réparer armes et armures, d'enrôler des mercenaires, des voleurs comme des courtisanes (qui vous aideront à vous fondre dans la masse ou occuperont les gardes chacun à leurs façons), mais aussi de décorer sa villa ou de reconstruire son patelin (ce dernier agit comme un investissement, vous rapportant de plus en plus durant la partie). Remplir des missions vous permettra d'en gagner, mais vous devrez aussi compter sur vos talents de voleur et de fureteur pour délester les très nombreux coffres de leurs juteux contenus.

La jouabilité par rapport au premier volet n'a pas vraiment changé, et c'est tant mieux. Ezio dispose toujours de trois attitudes lui permettant différentes actions : Celle normale où il marche (permettant de se fondre dans la masse ou de voler), celle où il court (permettant donc de grimper sur les toits et d'enchaîner les sauts), et enfin celle de combat (qui garde le même système de base, mais permet des nouveautés grâce aux nombreuses armes que l'on peut acheter). On devra aussi avoir des tactiques différentes selon si on fait face à un garde rapide ou un colosse lourdement armé.

Les trois attitudes proposent évidemment la possibilité d'assassiner, offrant ainsi au joueur une multitude de moyens de répandre la mort. Cette fois-ci, l'assassin peut éliminer ses adversaires en leur retombant dessus, en étant suspendu à une corniche, en passant à proximité d'une cachette, sans oublier les options permises par les diverses améliorations (deux lames rétractables, une lame empoisonnée et même une sorte de pistolet...). Le jeu n'étant pas vraiment difficile, il vous sera possible d'assassiner en y allant comme un bourrin ou en essayant de le faire avec une très grande classe. Car Ubisoft l'a bien compris, le vrai plaisir du jeu reste de se comporter comme un assassin aussi intrépide qu'efficace.

Les assassinats restent donc le cœur de chaque série de missions du jeu, entre l'identification de la cible, la préparation et l'acte en lui-même. Alors si chaque assassinat réussit à être différent, le principe reste le même et le jeu n'arrive pas vraiment à se détacher d'une certaine répétitivité (mais qui n'apparait cette fois-ci que vers la fin du jeu). Il reste également dommage que l'on ne puisse pas avoir le droit à plus d'ambition lors des phases contre les « boss ». La durée de vie peut ainsi osciller entre 15 et 30 heures selon votre envie de tout découvrir et de collectioner les différents équipements, missions secondaires ou encore plumes disséminées dans toutes les aires de jeu.

Le jeu propose enfin quelques phases inédites (par exemple la recherche de sceaux permettant d'accéder à l'armure d'Altaïr) se déroulant dans des endroits fermés, qui sont un mix assez réussi de deux grandes licences de la firme française : Splinter Cell pour l'infiltration et Prince of Persia pour la progression forte en voltiges parfois chronométrées. Ces phases - et quelques autres - permettent de casser la monotonie du jeu. Il existe également beaucoup de quêtes annexes, à l'instar des courses, de l'aide aux citoyens et surtout des contrats d'assassinats (qui se renouvèlent suffisamment pour procurer de bonnes sensations).

88

Assassin's Creed II est une incontestable réussite. Plus grand, plus diversifié et plus prenant que son prédécesseur, Ubisoft Montréal réussit à bonifier cette série si prometteuse. Alors certes, le jeu pullule de plein de petits défauts, mais qui finalement ne sont pas grand chose comparé au plaisir de jeu que procure cette escapade italienne sanglante.

Critique de publiée le 17 décembre 2011.

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