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Critique du Jeu Vidéo : Assassin's Creed : Brotherhood
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Critique du Jeu Vidéo : Assassin's Creed : Brotherhood

Avis critique rédigé par Bastien L. le dimanche 29 juillet 2012 à 1250

Rome, ville ouverte

Testé sur PS3. L'histoire de cette épisode démarre vraiment là où Assassin's Creed II s'est arrêté, risque de spoilers donc.

Alors que deux années avaient séparé les sorties d'Assassin's Creed premier du nom (en 2007) et Assassin's Creed II (fin 2009), Ubisoft décida de capitaliser le succès de sa série en sortant par la suite un épisode par an (à la manière efficace d'un Call of Duty ou autres jeux de sport). Ces délais relativement courts empêchent évidemment un changement radical d'ambiance historique, et inscrivent les jeux dans une même continuité.

Cet épisode est donc une suite directe d'Assassin's Creed II, l'histoire reprenant là où elle s'est arrêtée. Ezio, qui a réussi à mettre la main sur la Pomme d'Eden dans les entrailles du Vatican, savoure sa victoire auprès des siens. Au matin, il est réveillé alors que la cité de Monteriggioni se fait attaquer ; il va alors voir son oncle être assassiné par le terrible César Borgia, la belle Catarina Sforza se faire emprisonner, sa cité être détruite, mais surtout la Pomme d'Eden pour laquelle il s'est tant battu être volée. Il va alors assouvir sa vengeance dans la Rome contrôlée par les Borgia en 1500.

Les scénaristes de cet épisode (avec toujours Corey May à la barre) ont donc trouvé un bon moyen de faire repartir notre héros de zéro. Celui-ci devra une fois de plus faire ses preuves, et unifier un ordre en perdition dans une ville asservie par la puissante famille espagnole. Surtout que César Borgia s'avère un adversaire plus coriace que son père. Les assassins doivent donc agir vite pour ne pas que la pomme soit utilisée à des fins plus que néfastes. On a donc cette fois-ci la possibilité de se balader dans la ville éternelle au début du XVIème siècle, tout en côtoyant des personnages tels que Machiavel, De Vinci, les perfides Borgia, père, fils et fille (tous étant aussi dérangés que la légende raconte). C'est une véritable quête de vengeance dans laquelle s'engage le personnage, cette fois-ci plus sérieux, mais ne se départissant jamais d'une certaine insouciance face aux dangers.


Même idée en 2012 avec Desmond, Lucy et toute l'équipe que l'on retrouve en fuite après que les templiers aient découvert leur repère. Ils vont d'ailleurs prendre leurs quartiers dans l'ancienne demeure d'Ezio à Monteriggioni, sentant que la pomme est toujours en Italie. Desmond va ainsi se reconnecter à l'animus pour découvrir ce qu'Ezio a fait à Rome. On suit donc toujours avec intérêt ces deux histoires en parallèle, avec la vie recluse de ce petit groupe dans le présent que l'on peut rejoindre à tout moment. Les phases avec Desmond sont d'ailleurs plus longues et plus acrobatiques qu'à l'accoutumée, offrant un certain charme à la saga quand elle s'aventure dans une ambiance plus moderne.

La magie opère donc toujours autant, avec un scénario pas forcément des plus incroyables mais qui donne malgré tout toujours envie de connaître la suite, et d'en savoir plus sur la mythologie de la série. On notera également le bon effort pour scénariser correctement les nombreuses quêtes annexes proposées. On regrettera cependant la fin un peu trop épileptique du côté de chez Ezio, malheureusement gâchée par un cliffhanger un peu trop facile...


Le nouveau terrain de jeu à explorer est donc Rome dont on avait pu apercevoir quelques intérieurs à la fin d'Assassin's Creed II. Cette fois-ci on y a carrément notre repère et on peut parcourir cette cité, capitale de la chrétienté de la Renaissance et vestige du point central de l'Empire Romain. On pourra ainsi gravir le château Saint-Ange comme le Colisée en ruine. Le choix de l'actuelle capitale italienne est d'ailleurs assez intéressant puisqu'il permet de mélanger une urbanisation bien dense et des endroits plus vides (avec quelques hameaux proche de la ville). Le terrain est ainsi immense et on ressent toujours autant de plaisir à filer sur les toits, à perdre son temps à escalader les monuments pour avoir des vues imprenables.

Néanmoins c'est aussi là qu'on voit que le moteur graphique commence à vieillir, la claque graphique du premier épisode est totalement révolue, et le clipping est assez omniprésent dans Rome (on voit parfois des arbres voire des bâtiments apparaître subitement devant nous). Rien de bien rédhibitoire mais quand même... C'est surtout la fin qui pâtit de ce constat montrant que le pari d'Ubisoft Montréal (aidé par d'autre studios de la firme notamment celui d'Annecy pour le multi) n'est pas totalement remporté.

Il est cependant agréable de constater que certains passages ont été soigneusement conçus, rompant ainsi la monotonie de l'aventure principale ; on pense notamment aux missions fermées et aux passages présents : les tombeaux des Assassins font vraiment penser à des phases à la Prince of Persia (ceux de la génération 128-bits), on se ballade aux quatre coins de l'Italie pour détruire des armes conçues par De Vinci, etc. Ces quêtes annexes permettent donc de montrer ce que le jeu en à dans le ventre dans de ces passages plus scriptés. Les possibilités étant multipliées, l'histoire principale demandera une bonne dizaine d'heures en marche normale pour être bouclée. Cette diversité dans les missions permet donc et de casser cette fameuse répétitivité collant aux basques de la saga.

Ubisoft Montréal a même eu l'idée assez sympathique, pour proposer une meilleure rejouabilité de proposer des défis secondaires à réaliser lors des missions. Cette initiative s'avère assez intelligente, et ce même si elle pointe quelques limites de jouabilité : IA de plus en plus aux fraises, impossibilité de se baisser ou de pouvoir se planquer derrière une surface ; pour un jeu d'assassinat avec des phases d'infiltration, cela devient limite. Malgré cette jouabilité pas assez revue, c'est toujours un grand plaisir de préparer ses assassinats et de se mouvoir sur les toits de Rome avec classe. Ubisoft sait que ces deux composantes ne sont pas près de devenir lassante pour les joueurs.


Néanmoins, les développeurs ont toute même rajouté quelques possibilités notamment pour les combats. Comme la possibilité de posséder une arbalète ou encore de pouvoir enchaîner les exécutions lors des mêlées. Le système de combat en mêlée devient ainsi plus amusant, car moins contraignant. Les animations pour les exécutions sont plus nombreuses et toujours classes, alors non, Brotherhood et sa sortie un an après n'est pas un foutage de gueule, et ce même si l'on rencontre parfois des petits problèmes technique (a l'instar de bugs faisant planter des missions).

Le véritable ajout qui explique en partie le « Brotherhood » du titre, est la possibilité de recruter des apprentis que vous pourrez envoyer partout en Europe afin qu'ils gagnent de l'expérience et deviennent de vrais assassins capables de vous épauler de temps en temps. Cette véritable bonne idée, que l'on espère plus exploitée dans un prochain épisode, permet d'avoir des alliés à tout moment, à différents degrés. Dommage, finalement, que l'aspect amélioration des assassins soit trop anecdotique.

Mais la grosse nouveauté de cet épisode est incontestablement le mode multijoueur en ligne. Ce dernier est vraiment dirigé vers l'assassinat entre joueurs (seul ou par équipe). Les développeurs ont d'ailleurs bien scénarisé l'ensemble puisqu'on y incarne en fait un agent des templiers chez Abstergo s'entraînant avec d'autres dans l'animus. Le principe reste souvent le même lors des différentes phases de jeu, à savoir une cible donnée qu'il va falloir assassiner tout en faisant attention aux joueurs qui sont après vous. Et plus vous enchaînez les cibles, plus vous aurez des joueurs à vos trousses. C'est donc un vaste jeu des chats et des souris qui se met en place dans ces courtes parties qui s'enchaînent bien, d'autant plus que ces petits niveaux assez fermés sont vraiment bien construits permettant de bien s'amuser. Les apparences des personnages que l'on incarne sont donc prédéfinies, et ce dans la mesure où l'on va rencontrer les mêmes apparences dans les PNJ disposés sur les maps afin d'aider à mieux se cacher.


On regrettera cependant que les assassins aient toujours la priorité sur ceux qui se cachent, pouvant ainsi humilier leurs poursuivants ; la logique aurait du être l'inverse puisque cela permet parfois de transformer ce subtil mode en un truc plutôt bourrin. La qualité de l'expérience multijoueur dépend donc vraiment des personnes que l'on rencontre, de même que le système d'expérience et de niveau avec des choses à débloquer (bien popularisé sur consoles par Call of Duty) ne permet pas vraiment d'avoir un assassin vraiment différent des autres. Un mode de jeu pas vraiment indispensable en somme, mais assez sympathique pour prolonger la déjà très conséquente (trente heures sans problèmes) aventure solo.

 

La conclusion de

Assassin's Creed Brotherhood réussit à être une suite de qualité égale à son prédécesseur, et ce malgré une sortie plus rapprochée qu'à l'accoutumée. Le magie de la licence opère toujours et la diversité est de plus en plus présente pour notre plus grand bonheur, et ce même si le moteur du jeu et les possibilités de gameplay commencent à dater. Mais qu'importe, jouer un assassin à Rome au temps de la Renaissance est vraiment quelques chose d'énorme et d'addictif au possible. Le monde multijoueur est quand à lui bien pensé, mais peut diviser tant on peut le voir comme un simple ajout ou une renouvellement excellent des sensations que procure la saga.

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