75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°4 : Au secours ! Un Publi-killer se ballade dans le coin. Une seule solution, le désactiver pour de bon.
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du jeu vidéo : Assassin's Creed Bloodlines [2009], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le vendredi 25 octobre 2013 à 15h00

Altaïr manque son saut

Depuis sa création, Assassin's Creed a toujours fait des appels de pied aux consoles portables en proposant des jeux aux histoires inédites. De son côté, la première portable de Sony a accueilli quelques grands noms de licences qui ont fait la force de la PS2, avec des jeux de qualité. Mais adapter un concept PS360 est une autre paire de manches, car pour rappel, la puissance de la PSP se situe entre une PSOne et une PS2...

Sorti en 2007, le premier Assassin's Creed fait parti des jeux qui nous ont bien fait comprendre qu'une nouvelle génération était arrivée. Avec cet Assassin's Creed BloodlinesUbisoft tente d'exporter sa licence à succès sur la PSP en proposant une transition entre le premier et le deuxième épisode de la série. Il a donc servi à accompagner Assassin's Creed II lors de sa sortie (aux côtés de Discovery sur DS). Ubisoft n'a portant pas réalisé directement cet opus, confié au studio Griptonite Games, spécialisé dans les portages sur consoles portables de grands titres des consoles de salon (Le Seigneur des Anneaux ou les LEGO Star Wars par exemple). Un studio certes, assez expérimenté, mais pas franchement excitant non plus pour mener à bien un projet ambitieux. 

Les problèmes se ressentent dès le début du jeu, qui dispose d'une histoire vraiment moins ambitieuse que les épisodes canoniques de la saga. Ainsi, vous ne jouerez qu'Altaïr tout au long de l'aventure, sans que Desmond n'intervienne (l'idée d'Animus n'est présentee qu'à travers des menus assez épurés). L'aventure commence juste après Assassin's Creed, Altaïr, ayant mis la main sur la pomme d'Eden, poursuit le nouveau grand maître des Templiers jusqu'à l'île de Chypre, que l'ordre ennemi vient tout juste d'acquérir. Altaïr apprend que la venue de Bouchart est liée à un objet important appelé "l'archive". Il s'y rend, accompagné de la revêche Maria (qui assistait une des cibles précédentes de notre héros).

​Alors que le titre du jeu semblait nous promettre une explication des liens de parenté existant entre Altaïr et les autres assassins de la série (Desmond et Ezio), il n'en est rien. Pour les fans, le jeu n'apporte pas grand chose, si ce n'est remettre sur le devant de la scène Altaïr et voir son comportement avec cette étrange Maria. On reste donc sur notre faim concernant l'Histoire, qui est mise en avant par la série avec le seul personnage d'Armand Bouchart, qui a vraiment existé en tant que maître temporaire et cruel de Chypre en 1192. C'est pourquoi Altaïr va rejoindre une résistance assez esseulée dans sa lutte car la population chypriote hésite à sortir de chez elle (argument du siècle pour expliquer les rues désespérément vides des deux villes que l'on traverse (Limassol et Kyrenia), deux villes séparées en plusieurs zones à la fois très petites et très similaires. Même le twist final sur la raison de l'arrivée d'Altaïr en Chypre semble se moquer du joueur ayant tenté cette aventure sur PSP...


On a donc du mal à se passionner pour cette histoire trop simpliste, et ce d'autant plus que les doublages français sont à peine corrects en ce qui concerne les personnages secondaires (que l'on croirait sorti de dessins animés des années 90). Les graphismes n'aident pas non plus, avec un véritable manque d'ambition et des décors taillés à la serpe qui piquent les yeux des habitués de la série. Même pour de la PSP, le jeu est techniquement pauvre.

Mais ce qui est le plus impardonnable, ce sont deux défauts majeurs du titre. Le premier est relatif à un level-design indigne de la série, avec des bâtiments vraiment mal agencés (ce qui fait qu'il est rare de retrouver cette sensation grisante de jouer un assassin agile allant de toits en toits) à cause desquels ont ne peut enchaîner que trois ou quatre sauts  avant de s'écraser lamentablement (on préfère finalement progresser à pied). Le jeu paraît ainsi ouvert, mais ne l'est finalement pas tant que ça puisqu'on préfère surtout aller au plus vite sans prendre le temps de profiter des décors (qui n'ont de toute manière rien à offrir). L'autre défaut est l'attitude très énervante des gardes et autres ennemis. Soit ils se montrent littéralement cons comme des poulets, ne vous sentant pas venir et ne réagissant pas à l'assassinat d'un de leurs collègues sous leurs yeux, soit ils vous prennent en chasse sans raison apparente juste parce que vous sprintez ou que vous bousculez un passant. Et cela devient vite très énervant à la longue puisqu'il est impossible de s'échapper une fois que vous êtes engagé dans un combat.

Ces derniers sont d'ailleurs un des points positifs du titre, avec un vrai respect de la série permettant aux développeurs de montrer qu'ils ont quand même implémenté des animations bien classes pour Altaïr. Les contres et les combos mortels en gros plans sont assez plaisant et variés. Des animations pour un héros charismatique qu'on peut retrouver le temps de quelques cinématiques assez plaisantes à regarder, mais qui nous font bien regretter les prouesses de l'assassin sur console de salon.


Même idée concernant le gameplay général du titre, avec encore une fois la volonté de se rapprocher des épisodes PS360, mais en l'adaptant à la PSP (sur laquelle le manque d'un deuxième stick analogique se fait encore une fois cruellement sentir). Pour bouger la caméra, il faut maintenir la touche L enfoncé et se servir des boutons classique comme d'un stick. L'ensemble n'est pas très intuitif, et on peste souvent contre le temps que cela nous prend et la tendance qu'a la caméra de ne pas vraiment suivre la direction que l'on prend.

Sinon, on retrouve l'idée de deux attitude pour le héros, différente selon si R est enfoncé ou pas. L'attitude calme pour se cacher (Altaïr fait semblant de prier et peut ainsi taire les soupçons), assassiner en silence restant la base du jeu. L'attitude d'alerte permet quant à elle de sprinter et d'avoir des actions plus agressives (comme les assassinats plus spectaculaires). De plus, si le scénario est vraiment très linéaire, l'histoire se suit sans problème avec quelques péripéties agréables, dont les nombreuses cibles à assassiner pour Altaïr. Ces cibles constituent ainsi de véritables boss, et font preuve d'une approche assez originale pour la série (lLes découvrir sera par ailleurs le seul véritable plaisir de l'histoire). On se consolera néanmoins avec les multiples possibilités qui existent pour se débarrasser des ennemis, les approches action comme infiltration étant souvent valides pour faire une mission. Cela permet donc de transférer correctement les bons ADN de la série, et ce malgré la somme de défauts génants. 

Enfin, on notera que le titre est bien trop court, puisque vous ne pourrez compter qu'un maximum de cinq heures pour vraiment en faire le tour (d'autant plus frustrant qu'aucune rejouabilité n'est offerte car personne ne s'amusera à collecter les pièces cachées dans les niveaux, et les quelques améliorations d'Altaïr que l'on achète se débloquent facilement dès la première partie). Il existe bien des quêtes annexes, mais on les expédie bien vite (si on a le courage de les faire). Etant donné les moyens mis à disposition de Griptonite, une approche dans des endroits fermés mélangeant plates-formes, infiltration et action dans une succession de niveaux aurait pu donner quelques chose. Un vrai manque d'ambition fait donc défaut au jeu, car des épisodes PSP de GTA et de God Of War ont prouvé qu'on pouvait avoir des mondes ouverts excitant à explorer et des mises en scènes dantesques avec une action trépidante sur la première portable de Sony.

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Assassin's Creed Bloodlines [2009]

Bastien L.
35

Assassin's Creed Bloodlines est un jeu raté sur quasiment toute la ligne. Cet échec est notamment dû à un véritable manque d'ambition d'Ubisoft. D'abord l'histoire est trop anecdotique, et n'apporte rien aux fans qui ont fait l'effort d'acheter le titre (si ce n'est incarner Altaïr). De plus, le monde prétendument ouvert ne l'est pas vraiment, et semble être composé de deux ou trois zones multipliées un trop grand nombre de fois. Les principales qualités de la saga sont donc aux abonnés absents, malgré une volonté de bien faire concernant la jouabilité ou encore des animations lors des combats. Enfin, il est à noter une trop grand nombre de petits bugs...

Acheter le Jeu Vidéo Assassin's Creed Bloodlines en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Assassin's Creed Bloodlines sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Assassin's Creed