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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Invasion
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Critique du Film (Direct to Vidéo) : Invasion

Avis critique rédigé par Nicolas L. le samedi 1 décembre 2007 à 1941

War of the Worlds version discount

Vous ne saviez peut-être pas mais l’année 2005 a vu naitre deux créations cinématographiques ayant pour support la Guerre des Mondes, le célèbre roman apocalyptique de H.G. Wells. Le premier, bien entendu, est le colossal blockbuster de Steven Spielberg. Vous ne pouvez pas ne pas être passé à coté de ce hit planétaire, inutile donc que je m’y attarde plus. Le second est nettement moins connu, et pour cause ; ce n’est qu’un humble film un peu fauché destiné au marché de la vidéo. Mais on a beau ne pas posséder les moyens d’un mogul de Beverly Hills, il est hors de question de faire des complexes… C’est surement ce que pense le méconnu réalisateur David Michael Latt.
Le scénario de Invasion, titre français de cette version fauchée de War of the Worlds, est calqué sur celui de David Koepp. Il ne fait donc guère référence au vieux script de 1953, si ce n’est de par sa trame générale. Ici, des créatures venues des étoiles via un transport par astéroïdes – on oublie donc la réactivation de créatures mécanisées enfouies sous le sol – se répandent à la surface de la terre, semant mort et destruction. Entièrement modélisées en image de synthèse, il est amusant de remarquer que ces biomécanismes comportent de nombreuses analogies avec celle du film de Steven Sielberg, tout en essayant de s’en démarquer par des détails morphologiques. Pour résultat, on obtient des crabes géants peu convaincants dotés de pinces rétractiles et de ridicules tentacules sensitifs, buccaux ou oculaires marchant au-dessus de quelques figurants affolés et courant en cercle.


Le héros de ce film n’est pas un plouc père de famille essayant de sauver la vie de sa progéniture, mais un scientifique un peu mollasson tentant de retrouver la sienne. Première constatation ; le personnage, terrifié, complètement paumé, est nettement plus crédible que celui interprété par Tom Cruise. Il est seulement dommage qu’il emprunte la même voie, à savoir une fuite tristement linéaire – d’autant plus que question « scène d’exode » le rendu n’est pas le même - qui passe aussi par la pénible séquence d’enfermement dans une cave avec un casse-couille. Dans Invasion, l’agité psychotique incarné par Tim Robbins se retrouve remplacé par un pasteur en pleine crise de foi (sans e). Un huis-clos très bavard qui devient rapidement redondant et finit par être pénible. L’on est même soulagé lorsque le pasteur devenu alcoolo se fait réduire en bouillie par un alien de passage. La compassion a ses limites !..
Autre problème ; la présence d’incessants concours de circonstances plus que forcés qui font que l’astronome George Herbert croise sur son chemin régulièrement les mêmes personnes - notamment le sympathique sergent Williams et son opposé psychologique, le tyrannique lieutenant Samuelson ; deux personnages caricaturaux et peu crédibles. Puis, plus osé encore est le fait de poser le héros en sauveur de l’humanité. Enfin, cet accomplissement est à peine esquissé, mais c’est bien lui qui a l’idée - et l’initiative ! - d’injecter le virus de la rage à l’un des envahisseurs. Rien n’est clairement établi sur les circonstances de cet acte, mais l’on ne manque pas de s’en souvenir lorsque les créatures commencent toutes à tomber comme des mouches sous l’effet du Flytox.

La conclusion de

Invasion est le genre de téléfilm ou de direct-to-DVD complètement inutile. Pas réellement mauvais, ni lassant ou ridicule, mais n’apportant rien de plus par rapport à de précédentes œuvres plus ambitieuses. En évitant le défi de la relecture, David Michael Latt a rendu son œuvre vraiment trop prévisible et, gros handicap, il ne peut éviter ainsi les comparatifs défavorables. De plus, au niveau des effets spéciaux, Invasion essaie de lutter sur le même terrain que le film de Spielberg par des séquences très démonstratives… mais hélas rarement convaincantes.

Que faut-il en retenir ?

  • Un héros a visage humain
  • Un produit intrinsèquement convenable

Que faut-il oublier ?

  • Ne peut supporter la comparaison avec le film de Spielberg
  • Un scénario que n’ose pas prendre un chemin détourné
  • Prévisible et linéaire

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