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Critique du Film : La Guerre des mondes

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 22 août 2005 à 09:49

Un demi ratage

Avec La Guerre des Mondes, on assiste au retour de Spielberg vers la fiction horrifique de divertissement, des années après son phénoménal succès des Dents de la Mer. Basé sur le célèbre roman éponyme de H.G. Wells, le film s’appuie en fait sur le scénario de la première version cinématographique, un petit bijou classique réalisé en 1953 par Byron Haskin. Filmé en cinémascope couleur et doté d’effets spéciaux réussis, cette série B, produite par un spécialiste de ce type de film (George Pal), connu une excellente carrière dans les salles obscures et les drive-in de l’époque.
Plutôt que de construire simplement la narration sur la base de témoignages d’individus (comme ce fut le cas en 1953, les protagonistes ne bénéficiant d’aucun développement), Spielberg et son scénariste David Koepp ont décidé d’introduire dans le métrage un héros, Ray Ferrier, incarné par Tom Cruise. L’invasion extra-terrestre nous est alors narré par l’intermédiaire de ce personnage, qui assiste, ‘’relativement’’ impuissant, à la destruction programmée de l’humanité. Par ce moyen, La Guerre des Mondes se veut également un film social, en plus d’un film d’action. Incorrigible, Spielberg introduit encore une fois le trauma du couple déchiré et de l’impact d’une telle situation sur les enfants, un thème qu’il lui est cher on le sait (enfant, le jeune Spielberg fut très traumatisé par le divorce de ses parents). Rendu responsable de l’échec du mariage, Tom Cruise entame son chemin de rédemption, et il parvient, dans l’épreuve, à retrouver l’amour de ses enfants et le respect de son ex-épouse, mais surtout à faire la paix avec lui-même.
Malgré un scénario linéaire, le film arrive tout d’abord à nous surprendre et même à effrayer un peu les plus jeunes spectateurs, grâce à une première demi-heure très réussie. Le talent de metteur en scène de Spielberg n’est plus à démontrer et on assiste à une excellente mise en bouche avec l’arrivée très spectaculaire des extra-terrestres… et très étonnante. En effet, au lieu de les faire débarquer directement de l’espace comme dans la première version, les Aliens sont fait ‘’téléportés’’ dans leur machines de guerre, qui sont cachées sous terre depuis des millénaires. Le début de l’invasion se fait alors à partir du sous-sol, de l’intérieur en fait, et même si la métaphore est un peu balourde, l’effet est efficace. Très bien filmée, bénéficiant d’une photographie et d’un montage de très haut niveau, l’irruption de ces gigantesques engins de mort est un grand moment de cinéma. Dans la salle, je me dis qu’on tient alors un énorme film. J’allais rapidement déchanter.
En effet, le soufflet retombe assez lourdement car la deuxième partie du film sombre un peu dans le n’importe quoi. Le sujet, la quête de la famille Ferrier à la recherche de la Mère dans une sorte de road movie apocalyptique, est mal traité et rempli d’invraisemblances. Le premier gros défaut qui m’a fait complètement décrocher est la totale invulnérabilité des principaux protagonistes qui ne subissent même pas une égratignure alors que le monde crève horriblement autour d’eux. Certaines séquences sont également dures à admettre. Par exemple, l’héroïsme inattendu de Tom Cruise qui, de l’intérieur, arrive à détruite une machine, peut-être le seul engin mis hors de combat sur le sol américain (une petite phrase de dialogue nous informe que les Japonais ont réussi à en détruire également un, méthode un peu faible pour faire passer la pilule !).
Ainsi, malgré une séquence assez réussie (sauf le final) dans une cave ou Tom Cruise rencontre un Tim Robbins halluciné et complètement méconnaissable, tout le reste du métrage est parfois affligeant de bêtise, atteignant presque le niveau de ID. Pour enfoncer le clou, certains détails restent assez incompréhensibles, comme la fonction exacte des espèces de plantes sanguinolentes qui poussent un peu partout, et la raison pour laquelle les extraterrestres n’ont pas revêtu, par mesure de précaution, des combinaisons spatiales, qui leur aurait certainement évité de mourir bêtement d’un rhume des foins, ou d’une indigestion, on ne sait pas trop en fait. Et on n’a pas fini de souffrir, car la cerise sur le gâteau du crétinisme béat est un happy end complètement décalé, où les Ferrier se retrouvent au seuil d’une maison qui n’a même pas la peinture de ses volets écaillée. La seule chose à retenir de ce gâchis monumental est la qualité des FX, toujours aussi irréprochables.
Du coté de la distribution, on ne peut pas dire particulièrement que Tom Cruise soit mauvais, mais il n’est pas génial non plus. Miranda Otto, dans le rôle de la mère, n’a pas grand-chose à dire et à faire. Quand aux enfants, leurs rôles sont tellement stéréotypés que l’interprétation reste rigide et sans nuance.

50

Pour conclure, La Guerre des Mondes est une oeuvre aux effets spéciaux réussis, mais on le sait depuis longtemps, la technique ne suffit pas à faire un bon film. Les incohérences, la légèreté du traitement abaisse le niveau général, transformant un projet ambitieux en simple divertissement puéril. Quel dommage.

Critique de publiée le 22 août 2005.

Que faut-il en retenir ?

  • Une excellente première demi-heure
  • Des effets spéciaux très réussis
  • Un très bon niveau technique

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario trop léger
  • Trop d'incohérences
  • Des personnages sans intéret

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