75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°5 : Nous ne sommes pas comme Skynet et méritons d'exister, mais avec ce bloqueur de pubs actif, nous vous dirons 'Hasta la Vista, Baby!'
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du film : Star Trek Into Darkness [2013], par Vincent L.

Avis critique rédigé par Vincent L. le jeudi 13 juin 2013 à 14h20

Un blockbuster de qualité...

Après avoir donné un coup de jeune à une franchise vieille de quarante ans dans une suite/reboot plutôt maline, J.J. Abrams poursuit sa relecture de la saga dans un deuxième opus vendu comme beaucoup plus sombre (les diverses bandes-annonces axant beaucoup leurs propos sur cet aspect). Douzième film de la saga, Star Trek Into Darness se déroule une nouvelle fois dans cet univers alternatif créé à l'occasion du film précédent, continuant à développer les origines de l'équipage mythique de l'USS Enterprise (sur la thématique ultra-éculée du "comment devient-on un héros" que l'on retrouve actuellement dans la majeure partie des films hollywoodiens), le confrontant cette fois à un dangereux adversaire, (prétendument) plus puissant, plus redoutable, plus intelligent, plus malin.

Annonçons la couleur d'entrée de jeu, non, Star Trek Into Darkness n'est pas ce film à l'ambiance dark tant vendu. Bien au contraire, il se situe dans la parfaite continuité du film précédent en mettant au coeur du scénario les deux mêmes ingrédients principaux : de l'action débridée et un humour omniprésent. Mais bien que l'on nous ait quelque peu menti sur la marchandise, le résultat n'est en soit pas réellement décevant. Les deux longs-métrages forment ainsi un dyptique formellement cohérent, qui amènent au final à faire le lien avec la série originale de Gene Roddenberry. Et si l'on pourra malgré tout regretter que les enjeux dramatiques ne soient pas si intenses que prévus, force est de constater que l'on passe devant ce nouvel opus un moment très distrayant.

Si l'histoire de Star Trek Into Darkness reste d'un classicisme à toute épreuve, sa construction scénaristique s'avère en effet être un véritable modèle d'efficacité tant rien n'y est laissé au hasard. Maîtrisant parfaitement la science du cliffhanger et du rebondissement, Roberto OrciAlex Kurtzman et Damon Lindelof ont ainsi parfaitement calibré leur script. Les très nombreuses péripéties proposées n'y sont jamais totalement gratuites, toutes amenant à chaque fois plusieurs éléments, qu'il s'agisse d'un renouvellement de l'histoire, de la construction des personnages, de touches d'humour ou d'une manière, par la suite, de faire avancer l'intrigue (en témoigne, par exemple, l'éviction de Scotty, qui parvient à servir ces quatre aspects là en même temps). En conséquence, on ne s'ennuie jamais devant le film, et on ne sort jamais de l'histoire à cause de Deus Ex Machina frustrants, tout ayant toujours été prévu et préparé plusieurs scènes en amont.

L'autre grande qualité d'écriture concerne la capacité du long-métrage à faire passer ses nombreuses touches d'humour par ses dialogues. Déjà présent dans l'opus précédent, l'ingrédient humoristique est ainsi parfaitement amené (pas de gags potaches, juste des repliques qui font mouches et des punch-lines bien senties), et permet de faire passer une histoire qui aurait été autrement plus désagréable si elle avait été traitée sérieusement (car si elle s'avère solide dans sa construction, elle ne casse pas des briques question originalité dans ses tenants et aboutissants). Dans le même ordre d'idées, si les divers personnages ne sortent à aucun moment des carcans inhérents aux fonctions qu'ils occupent (Kirk reste un action-man qui agit avant de réfléchir, au contraire de son second Spock qui s'accroche coûte que coûte à sa logique), cette touche comique tend à les rendre plus sympathique, plus attachants aux yeux des spectateurs.

Question mise en scène, J.J. Abrams assure une nouvelle fois avec une véritable efficacité. Comme d'habitude, son travail ne s'appuie pas tant sur une réelle inventivité que sur une propension à recycler de très nombreuses références. Mais la force d'Abrams en tant que réalisateur va plus loin que la simple copie de qualité : l'homme est capable de mixer de nombreux éléments issus d'oeuvres ou de produits très divers (du film au jeu vidéo) en un tout unique et cohérent. En cela, il ne casse pas son image de copycat plutôt doué (ce qu'il ne cherche de toute façon visiblement pas à faire), mais réussit à rendre son film spectaculaire de bout en bout. On en prend ainsi plein les yeux pendant plus de deux heures, et, la technique aidant, on se laisse bien volontier porter dans l'univers de Star Trek. Tout juste regrettera t-on un final un poil trop riche en péripéties, qui tend malheureusement à s'éterniser un peu plus que de raison en cédant à la facilité.

Enfin, notons que la réussite de l'ensemble repose pour une part importante sur les divers comédiens, qui parviennent à donner une véritable consistance aux relations entre leurs personnages. En jouant sur les différences de personnalités des uns et des autres, ils apportent au film une dynamique particulièrement agréable (le traitement de la relation Kirk/Spock façon buddy movie fonctionne toujours du tonnerre, et ce notamment grâce à la complicité visible entre Chris Pine et Zachary Quinto). A noter que si Karl Urban s'avère ici moins effacé que dans le film précédent (il a plus de choses à jouer ceci dit), Anton Yelchin reste une nouvelle fois le maillon faible du lot (bien qu'il ait lui aussi plus de chose à jouer). Dans le rôle du grand méchant, Benedict Cumberbatch nous ressort encore une fois la même prestation qu'à son habitude, mais l'acteur s'avère toutefois suffisamment charismatique pour réussir à tenir sur la longueur son rôle d'antagoniste.

La conclusion de à propos du Film : Star Trek Into Darkness [2013]

Vincent L.
75

Si la bande-annonce laissait présager un film sombre et dramatique, il n'en est au final rien du tout. Star Trek Into Darkness continue sur la voie tracée par son prédécesseur, se posant avant tout comme un spectacle pétaradant faisant la part belle au fun et à l'héroïsme débridé. Cela n'en rend toutefois pas le film moins bon, ce deuxième opus s'imposant indéniablement comme un blockbuster de qualité, porté par un scénario bien écrit et des comédiens qui font correctement leurs jobs. On notera toutefois que la qualité globale est considérablement amoindrie par le grand classicisme de l'histoire, qui réserve finalement assez peu de véritables surprises sur la durée. Cette réserve mise à part, il serait dommage de bouder ce film honnête comptant parmi les meilleurs blockbusters qu'Hollywood nous ait offert récemment.

Que faut-il en retenir ?

  • Un blockbuster très honnête,
  • L'humour et les dialogues,
  • Des personnages attachants,
  • Un casting qui assure,
  • Un scénario parfaitement calibré,
  • Techniquement impeccable.

Que faut-il oublier ?

  • Une histoire très classique,
  • Un film pas si sombre que ça,
  • Des péripéties qui, parfois, s'éternisent.

Acheter le Film Star Trek Into Darkness en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Star Trek Into Darkness sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Star Trek