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Critique du Film : Transformers 3
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Critique du Film : Transformers 3

Avis critique rédigé par Jonathan C. le lundi 27 juin 2011 à 0520

Robot Wars

 

 

 

affiche spanish Transformers 3

 

(les deux avant-derniers paragraphes révèlent partiellement le déroulement des évènements et quelques surprises, mais pas de gros spoilers dans cette critique)

Même le fan déviant (que je suis) se devait de le reconnaitre : avec son Transformers 2 : la revanche, Michael Bay avait pété une durite et avançait en roue libre, en partie sans scénario. Transformers 2 avait au moins le mérite de combler les exigences primitives de ce que doit être une bonne suite à Hollywood : deux fois plus d’action, d’explosions, de destruction (Paris y passe encore), de robots (dont la plupart sortis de nulle part), de sidekicks, de gags pipi-caca, de vulgarité, de Megan Fox, de plans circulaires au ralenti avec flare qui illumine l’objectif…deux fois plus de tout mais deux fois moins de scénario, ce dernier étant complètement « achevé en catastrophe » (dixit Bay) à l’instar de la narration, bordélique au possible et remplie d’incohérences. Entre la grève des scénaristes (Transformers 2 est probablement le blockbuster qui en aura le plus souffert) et de gros dépassements budgétaires, Bay semblait n’en avoir plus rien à foutre et se faisait sa petite récréation, comme un gamin boudant seul dans son coin et se défoulant avec ses jouets. Il accouchait ainsi d’un blockbuster gonzo rigolo et très spectaculaire qui est au premier Transformers ce que Bad Boys 2 était au premier Bad Boys (et on ne s’étonnera pas de croiser un poster de Bad Boys 2 dans Transformers 2). A sa décharge, les Transformers sont sacrément casse-gueule sur le papier (des intrigues avec combats de méchas extraterrestres débarqués sur Terre), même pour des blockbusters adaptant des jouets Hasbro ou un dessin animé, mais le cinéaste s’en était merveilleusement bien sorti avec le premier film. Avec Transformers 3 : la face cachée de la lune, Michael Bay a voulu rectifier le tir, conscient d’avoir raté le précédent opus.

 

Bumblebee

 

La première bonne nouvelle, c’est que Michael Bay a réduit l’humour potache qui parasitait Transformers 2 et en faisait presque un cartoon, même si ces élans trash dignes d’un sale gosse font partie intégrante de son cinéma (Bad Boys 2 ne serait pas aussi fun sans ça). Plus de chiens qui copulent ou qui font pipi sur les robots, plus de baloches de Bumblebee, plus de Bumblebee qui se vide le réservoir sur John Turturro, plus de John Turturro hystérique en caleçon, plus de maman défoncée au shit, plus de robot qui pète un parachute, plus de robot miniature culbutant la jambe de Megan Fox, etc. Transformers 3 diminue fortement la dose de sidekicks, étouffante dans les deux premiers opus (Anthony Anderson, Bernie Mac, le petit robot-gremlins, les parents, les robots-jumeaux, l’étudiant geek…) ; le principal comique de la saga, John Turturro, cette fois affublé d’un assistant allemand schizophrène (Alan Tudyk, Wash dans Firefly et Serenity, écuyer comique dans Chevalier, Sonny dans I, Robot et le joueur Pirate dans Dodgeball), répond toujours à l’appel, son personnage cocasse s’étant enrichi sur ses précédentes aventures (il devenait un héros dans Transformers 2). Bien qu’assez drôle, il finit cependant par être mit en retrait (et sur un fauteuil roulant) à l’image des autres sidekicks, parfois complètement zappés en cours de route, comme les parents Witwicky (moins insupportables que dans Transformers 2) ou John Malkovich en patron bizarre adepte des arts martiaux, personnage qui ne sert absolument à rien et semble parfois sortir de nulle part. Toute la partie dans les bureaux, avec John Malkovich et un Ken Jeong tout droit sorti d’un Very Bad Trip (dans lequel il jouait le gangster hystérique Mr. Chow), est très cacophonique et vaudevillesque (Bay en profite pour caser quelques gags racistes et homos à la Bad Boys 2), mais heureusement la prestation hystérico-paranoïaque de Jeong est stoppée brutalement pour cause de décès inopiné. Il n’y a plus les deux robots-jumeaux de Transformers 2, remplacés ici par deux robots miniatures tout aussi vulgaires qui font ici plus office d’animaux domestiques (bien qu’ils participent aussi à l’action au cours du grand final).

 

Shia LaBeouf

 

Ecrit par le talentueux mais souvent mal servi Ehren Kruger, dont le travail sur Transformers 2 avait été lourdement entaché par la grève des scénaristes, ce plus solennel Transformers 3 : la face cachée de la lune est, à l’instar de la série animée, bien plus concentré sur la dramaturgie et la mythologie des robots, par ailleurs superbement illustrée (cf. les premiers plans hallucinants sur la bataille entre les Autobots et les Decepticons, ou les nombreux plans sublimant les transformers et leurs fonctions) que sur les bouffonneries de mauvais goût. Si l’on excepte quelques digressions lourdingues avec les sidekicks cités ci-dessus, Transformers 3 : la face cachée de la lune est, disons, un peu plus « adulte » que ses prédécesseurs (le premier avait un coté teen movie très fun et le deuxième était trop gamin) et freine sur les gags vulgaires, sans pour autant être dénué d’humour, parce qu’il en faut quand même pour aérer le récit, pour marquer quelques pauses agréables, pour élargir un public assez restreint (le film, tout de même graphiquement et verbalement violent, reste à déconseiller aux plus jeunes) et surtout pour ne pas donner l’impression que Michael Bay se prend trop au sérieux (ça ne lui a jamais vraiment réussi, cf. The Island et Pearl Harbor) ce qui, avec une telle histoire sur le papier (d’autant plus que la série animée était très premier degré), aurait vite pu devenir ringard. Le cinéaste renoue même avec une certaine violence (les civils innocents désintégrés par les Decepticons), loin de l'aspect très enfantin du deuxième opus.

Michael Bay assume sa beaufatitude avec humour et dérision, en témoigne la façon dont il introduit le personnage de Rosie Huntington-Whiteley (qu'il fait passer d'emblée pour une conne, cf. la patte de lapin) : par un plan en contre-plongée sur son cul ! Ca vaut bien les poses cambrées de Megan Fox quand elle réparait le moteur de la Camaro ou repeignait une moto, dans les deux cas le popotin à l’air…Alors que les deux précédents opus affichaient chacun deux créatures de rêve au compteur (Megan Fox/Rachael Taylor et Megan Fox/Isabel Lucas), il faudra se contenter là « seulement » de l’anglaise Rosie Huntington-Whiteley, beaucoup plus cruche qu’une Megan Fox (dont le personnage est brièvement évoqué au début, Sam Witwicky ayant semble-t-il rompu avec elle : « c’était une teigne, je l'aimais pas », fait dire Michael Bay à l’un des deux robots domestiques) mais aussi beaucoup plus élégante et classe, si on peut parler de classe. Mannequin lingerie (notamment pour Victoria’s Secret, dont Michael Bay a d’ailleurs réalisé des spots publicitaires) et épouse de Jason Statham choisie parmi 500 filles aux auditions (voilà pour le C.V. de la belle), la remplaçante de Megan Fox (qui a quitté l’aventure avec ingratitude en insultant notamment le réalisateur de « nazi ») assure comme elle peut la fonction de potiche roulant des fesses, et on ne lui demande pas de jouer comme Bette Davis. Difficile de croire à la relation qui unit Rosie Huntington-Whiteley et Shia LaBeouf (on y croyait un peu plus avec la Megan, puisque leur relation au cours des deux premiers films était plutôt fragile et incertaine, d’où la rupture), couple menacé par un Patrick Dempsey délirant qui s’amuse de son image de beau gosse avant de s’imposer comme l’un des bad guys du film, rôle de "collabo" qui lui va étonnement bien. Si l’on ne s’étonne pas de la présence secondaire de John Malkovich (il a l’habitude de cachetonner) pas plus que pour celle de Jon Voight sur le premier film, c’est plus le cas pour Frances McDormand (ce qui fait, avec Turturro et Malkovich, trois acteurs des frères Coen dans un Transformers !), parfaite en directrice pète-sec. Quand aux poseurs Tyrese Gibson (qui intervient tardivement) et Josh Duhamel (très sérieux, il déccroche pas un sourire), ils sont toujours aussi droits dans leurs bottes (tout comme Glenn « Aaron Pierce de 24 » Morshower, qui reprend son rôle très bref de général anonyme).

 

Rosie

 

On peut se demander pourquoi on parle communément de « surdécoupage » pour qualifier les Transformers de Michael Bay dont la réalisation est, contrairement à l’idée qu’on s’en fait, très lisible, fluide et composée majoritairement de plans larges et de plans qui durent de façon à en montrer un maximum en un seul plan (soit tout l’inverse de l’acclamé Paul Greengrass, par exemple). Depuis quelques films, Bay s’est largement calmé sur le montage cut et la caméra virevoltante. C’est particulièrement flagrant lorsqu’on revoit avec du recul le final de Transformers ou le combat avec Optimus dans la forêt de Transformers 2 et qu'on les compare avec la frénésie épileptique de certains passages de Bad Boys 2, Armageddon ou même The Rock (la course-poursuite du début). Si les films Transformers sont maladroits, c’est plus dans la narration que dans les scènes d’action.


Quoiqu’il en soit, ceux qui trouvaient les scènes d'action bordéliques et brouillonnes dans les deux premiers Transformers peuvent se rassurer : sur Transformers 3, l’utilisation de la 3D oblige le réalisateur d’Armageddon à faire encore plus durer ses plans et à véritablement construire ses scènes d’action dans un espace géographique, privilégiant donc les plans larges et les plans-séquences. En résulte des scènes d’action fluides, parfaitement compréhensibles et véritablement impressionnantes. L’introduction révélant des pans d’une bataille entre robots sur leur planète, la folle course-poursuite sur le périphérique (comme dans chaque Transformers) ou la scène d’action (dite des « hommes volants ») en pleine chute libre avec les paramilitaires traqués par des robots (ce sont de vrais paras slalomant entre les vrais immeubles de Chicago qui exécutent cette scène !) sont des moments à couper le souffle, toujours sur la musique puissante de l’efficace Steve Jablonsky. Sur les conseils de James Cameron (qui, et oui, soutient à fond le cinéma de Michael Bay), dont il emprunte d’ailleurs les techniciens d’Avatar (Bay avait même été invité par Cameron sur le tournage), Michael Bay exploite la 3D pour jouer sur l’alternance entre l’intime et le spectaculaire, et aussi (et surtout) pour en mettre plein la vue, sans pour autant donner mal à la tête. Bay trousse ainsi plus de plans-séquences qu’il n’en a jamais fait (même dans Bad Boys 2, ou les plans-séquences étaient plus complaisants qu’autre chose) ; chez Bay ici plus que jamais, il y a plusieurs actions dans un seul plan et non plusieurs plans pour une seule action. Là ou l’on aurait pu craindre que la 3D rende le cinéma de Michael Bay indigeste et assommant (les détracteurs vous diront qu’il l’était déjà sans 3D), c’est exactement le contraire qui se produit : baignant toujours dans une photo ensoleillée type californienne (même chef opérateur que sur Bad Boys 2) et dans un scope flamboyant, son cinéma en devient plus aérien, plus fluide et ainsi plus épique, son style clipesque inimitable en ressort grandi, même quand il ressasse ses fameuses figures stylistiques, par exemple les héros qui marchent au ralenti « à la Armageddon » (Bay s’est cependant calmé sur les plans circulaires contre-plongée/ralenti/flare, omniprésents dans les deux précédents Transformers) . Sur Transformers 3, la 3D la plus immersive jamais vue (et vécue) depuis Avatar rend justice au sens de l’image spectaculaire du cinéaste et son style gagne en ampleur et en découpage. C’est d’autant plus remarquable que, contrairement à Avatar qui a été filmé en grande partie sur fond vert, Transformers 3 a été filmé à 60% en vraie 3D (le reste étant de la conversion) dans des décors naturels (ou en studios) sur lesquels les robots sont ajoutés numériquement. Comme le dit Bay avec Cameron (deux passionés de machines, de haute technologie et de méchas), « Je suis juste un réalisateur qui exauce son rêve de faire un film en 3D ». Pour Michael Bay, la 3D est un « nouveau jouet », dont il exploite toutes les options.

 

Transformers 3

 

Avouant essayer de toujours faire les meilleurs divertissements possibles (en voilà un qui ne se fout pas de la gueule de son public), Michael Bay semble donc réellement s’être amusé en tournant Transformers 3 en 3D, confirmant qu’il est avant tout un grand gamin qui, avec ses films, réalise des rêves de gosse (il faut le voir sourire timidement lorsque James Cameron lui dit avoir bien aimé son film), les siens et ceux des autres. Les premières minutes de Transformers 3 en attestent, puisque Bay y retrace, outre la bataille entre Autobots et Decepticons, l’aventure du voyage sur la lune, du discours de Kennedy (en filtre images d’archives) aux premiers pas sur la lune (et la découverte d’un vaisseau Decepticon sur, comme l’indique le titre du film, la face cachée de la lune). Décidément gonflé, Michael Bay a même eu l’idée bien vue de faire jouer le véritable Buzz Aldrin (âgé de 80 ans), émerveillé face aux transformers (on imagine Bay l’être de la même façon face à Buzz Aldrin), échangeant même un court dialogue avec Optimus Prime. Avec excitation, l’ami Bay revisite l’Histoire en y injectant une dose de robots (qui seraient le véritable motif de la course à l’espace entre américains et soviétiques dans les années 60), et peut de nouveau détruire une partie de la planète. Si le virtuose bourrin a du revoir ses ambitions à la baisse suite à une réduction de budget par rapport à Transformers 2 : la revanche (au cours duquel le réalisateur avait explosé le budget initial de 200 millions de dollars, notamment à cause de son obsession pyromane de vouloir tourner la plus grosse explosion live de l’Histoire du Cinéma), ce Transformers 3 de 195 millions de dollars s’avère tout de même aussi démesuré voire plus que les films précédents. Les scènes de destructions massives bayesques sont omniprésentes dans la deuxième partie (qui vire au pur film d'invasion extraterrestre sombre et violent), les plans larges sur la ville de Chicago (un choix géographique qui change un peu des standards du genre) en cours d'invasion sont monstrueux et le réalisateur s’est encore fait plaisir en concoctant une nouvelle course-poursuite urbaine carburant à la tôle froissée et aux explosions (une de ses spécialités), en plus de filmer sous toutes les coutures Rosie Huntington-Whiteley comme il l’avait fait avec Megan Fox (toutes les deux sont clairement assimilées à des bolides aux "courbes parfaites").

 

Transformers 3

 

Rien qu’avec la dernière heure de Transformers 3, Michael Bay exauce le pur fantasme geek que n’avaient pas pu être complètement les deux premiers Transformers et dédie définitivement ce troisième opus à ses transformers. Plus occupé à vanter sa médaille remise par Obama, le sympathique Sam/Shia LaBeouf (héros et acteur typiquement spielbergien) a d’ailleurs beaucoup moins à faire ici que dans les deux précédents films, laissant le champ libre aux robots. Désormais et enfin, le vrai héros de Transformers, c’est Optimus Prime. De la bataille d’introduction au climax, Michael Bay enchaine les plans iconographiques ahurissants et rend grâce à la toute puissance des méchas (mention à Optimus) à travers des combats titanesques dont on ne loupe pas une miette. Sommet de démolition virtuose découpé en une succession de morceaux de bravoure à couper le souffle (la chute libre des « hommes volants », le piège du building, l’ultime intervention d’Optimus, Optimus VS Sentinel…), la dernière heure révèle une ville transformée en champs de bataille postapocalyptique et pyrotechnique dans lequel s’affrontent humains/Autobots/Decepticons, chaque camp déployant et démontrant l’efficacité de leur arsenal sophistiqué. L’homérique bataille finale prend la forme d’un Clash des Titans version mécha. Dans Transformers 3, les robots s’allient, se trahissent, se battent, établissent des stratégies et, plus surprenant, font preuve d’émotions, de remords et de doutes, ce qui les rend plus attachants que jamais (mention à Bumblebee, qui a deux séquences émouvantes) et renforce les liens d’amitié entre les Autobots et Sam Witwicky (les adieux font mouche, tout comme lorsque Bumblebee s'apprête à se faire exécuter). Sentinel Prime (doublé par Leonard Nimoy) est particulièrement réussi, le balafré Megatron (toujours doublé par Hugo Weaving) a encore plus de style que d’habitude (avec sa cape et ses chaines, il renvoie à un mythe de l’Enfer), et Optimus Prime (la haute voix de Peter Cullen, fidèle au poste) déploie une classe infernale, notamment dans un final jouissif ou il s’impose avec radicalité en guerrier vengeur et impitoyable (il achève Megatron ET Sentinel en 5 minutes et sans l’ombre d’une hésitation !). Starscream, le larbin de Megatron, se prend une belle mandale par les humains, qui prennent héroïquement le dessus sur les machines dans la dernière partie. Le titanesque Shockwave est encore une fois monstrueux quand il se déploie (merci à lui pour la scène de l’immeuble). Contrairement à dans Transformers 2, chaque robot (Ironhide, Soundwave, Lasebeak, Ratchet, Sideswipe doublé par James Remar...) est identifiable et a sa scène. Le design des robots en impose, fourmillant de détails (Bay ne se gêne pas pour aller faire balader sa caméra à l’intérieur) : les attaques, combats et transformations de chacun d’entre eux sont époustouflants tout comme les nombreux effets pyrotechniques, grâce aux effets spéciaux irréprochables de Digital Domain (dont Michael Bay et James Cameron sont propriétaires) et les génies de chez ILM. Le vaisseau du début ainsi que ses occupants rappelent aussi bien le Alien de Ridley Scott que du James Cameron, en tout cas ça fait rêver (la séquence de la découverte sur la lune est fantastique).

 

Transformers 3

 

La construction narrative et l’équilibre entre action, humour et bons sentiments est strictement identique aux deux premiers films : introduction aguichante (celle du numéro 3 envoie les intros des deux autres Transformers aux oubliettes), "petite" scène d'action (ici sur le site de Tchernobyl) précipitant l'intrigue, scènes d’exposition humoristiques (cf. les flashbacks rigolards de Sam Witwicky à la Maison-Blanche et de sa rencontre avec Obama puis avec le personnage de Rosie Huntington-Whiteley) puis dramatiques (mise en place des enjeux), grosse séquence d’action centrale (avec course-poursuite fulgurante et duels entre méchas), puis préparatifs nerveux pour un climax monumental d'une heure (une demi-heure d'invasion, une demi-heure d'action)comme on en a jamais vu et, de nouveau, une fin héroïque exagérée avec voix-off sentencieuse (en bref, « les guerres nous rapprochent », hum…) et, cette fois, un choix regrettable dans les chansons (même celle de Linkin Park, moins vive, plus romantique et plus niaise que la What I've Done du premier Transformers et la New Divide du second) d’un générique de fin qu’on aurait voulu voir (et entendre) se clôturer sur la musique épique de Steve Jablonsky. Les choix des chansons (du pop-rock inoffensif) sont d'ailleurs décevants par rapport aux précédents films de Michael Bay.

Après les énormes trous narratifs et les innombrables contradictions d’un Transformers 2 : la revanche sans queue ni tête, l’univers des transformers retrouve ici une certaine cohérence, certes toute relative (faut-il vraiment attendre de la vraisemblance avec une histoire aussi folle racontée par un réalisateur aussi fou ?) ; le début du film s’attarde sur l’intégration (ou pas, cf. Megatron et les siens exilés dans le désert) des transformers chez les humains, pour lesquels ils effectuent des missions. Bien qu'alternant toujours les tons (Bay passe d'une intro éloquente à un plan bling-bling sur les fesses de son actrice), la narration est moins confuse, l'intrigue réserve quelques surprises et les enjeux aparaissent bien plus évidents et donc importants. L'ensemble tient mieux la route, soutenu par des pilliers plus solides. Après la séquence Arrival to Earth du premier Transformers, Michael Bay parvient une nouvelle fois (encore faut-il être sensible à son cinéma) à donner des frissons via une poignée de séquences vibrantes (superbe séquence du départ des Autobots pour l’espace, leur retour triomphant, et la percée finale d’Optimus) dans lesquelles résonne le thème musical de Steve Jablonsky, qui surgit tardivement mais pile quand il faut (la version dramatique paisible est très touchante, comme la scène qu’elle illustre : le départ des Autobots).

 

affiche imax Transformers 3



On pourra reprocher beaucoup de choses à Transformers 3 : la face cachée de la lune, mais surtout pas de ne pas en mettre plein la vue. C’est un cinéma de l’emphase, donc bruyant, tapageur et tape-à-l’œil pour les uns (et on ne peut pas leur donner tort), puissant, épique et jubilatoire pour les autres (et ils ont bien raison). Comme toujours, Michael Bay fait avec Transformers 3 preuve d’une grande générosité et d’une vraie honnêteté envers le spectateur qui sait ce qu’il va voir et qui, en fin de compte, en a eu pour son argent, contrairement à bien des blockbusters très pauvres en action malgré leur 200 millions de dollars (oui oui X-Men : First Class, tu es aussi visé). Aussi primaires soient-elles, les attentes sont amplement comblées voire dépassées. Car Michael Bay n’est pas seulement le Leonard De Vinci des explosions, c’est aussi, quoiqu’en disent ses détracteurs, un maestro du grand spectacle. Toujours sous la casquette de producteur exécutif comme sur les Transformers, Steven Spielberg sort dans la foulée le magnifique Super 8, autre divertissement dédié aux rêves de gosse (toujours à base de secrets gouvernementaux et d’extraterrestres contre des militaires) mais beaucoup plus mature et moins furieux que Transformers 3. Spielberg et Bay offrent en tout cas le meilleur des Transformers, le film qu'on voulait voir depuis deux films.

 

 

Shia LaBeouf

 

La conclusion de

Avec ce troisième Transformers, et particulièrement sa dernière heure dédiée à la destruction massive et dopée aux combats-fusillades entre robots, Michael Bay réalise, avec la virtuosité qu’on lui connait et son style de l’emphase (qui gagne en ampleur et en fluidité avec la 3D), nos vieux rêves de gosse (et de geek) que n’avaient pas totalement su porter à l’écran les deux précédents films. Transformers 3, c’est le film pop-corn décomplexé et assumé d’un grand gamin immature qui fait beaucoup de bruit, aime construire pour détruire (et le fait avec style) et a beaucoup d’idées folles.

Que faut-il en retenir ?

  • Optimus Prime
  • Effets spéciaux hallucinants et 3D immersive
  • Morceaux de bravoure à la pelle
  • Climax titanesque
  • Plein de combats/gunfights entre robots
  • Michael Bay

Que faut-il oublier ?

  • Humour débile (mais moins qu’avant)
  • Pas de Megan Fox

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