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Critique du Film : Transformers 1
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Critique du Film : Transformers 1

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 9 juillet 2007 à 0102

J’ai vu de la grandeur au fond de leur âme…

Sam est un garçon super sympa et tout et tout. Seulement, il a un problème avec les filles. Aussi, lorsque son papa participe à l’achat de sa première voiture, il pense alors que cela va pourvoir changer sa vie… et il ignore encore à quel point il a raison. Sa voiture, en fait, c’est un extra-terrestre, un gentil Autobot arrivé sur Terre pour empêcher Megatron et ses sbires mécanisés, les Decepticons, d’effacer la race humaine de la surface de la planète. Et voilà Sam embarqué avec sa copine dans une histoire de fou, au milieu de gigantesques robots Transformers, des restes revanchards d’un commando de Rangers, d’un groupe d’agents secrets hallucinés et d’un ministre de la Défense adepte du fusil à pompe…


Ah les Transformers… Quand Michael Bay et Steven Spielberg décident de porter les jouets Hasbro sur le grand écran, on s’attend bien entendu à du grand spectacle, notamment tous les fans - aujourd’hui plus que trentenaire - du dessin animé. Une alliance entre le roi du film populaire et le maniaque des explosions ? N’est-ce pas la solution idéale pour mettre en forme LE film d’action apte à marquer les mémoires du geek de base? Maintenant, rappelons-nous que les prévisions, même les plus avisées, ne sont pas toujours vérifiées. Alors, qu’en est-il exactement de ce blockbuster estival ? Se rapproche-t-il d’une bouse rigolote comme Armageddon ou d’un demi-ratage sérieux comme La Guerre des Mondes ? En fait, en y réfléchissant bien, Transformers ne ressemble à aucun des deux.
Pour déménager, ça déménage sévère…
Bien sûr, comme prévu, Michael Bay utilise tous les moyens dont il dispose pour rendre son film efficace, c’est à dire un énorme déballage de fric dans les constructions de décors et la mise en scène, des effets spéciaux monstrueux, une bande originale à la mode (avec notamment Linkin Park), des acteurs mignons comme tout, des blagues potaches, des références télévisuelles (son film est carrément composé uniquement de séquences piquées à droite et à gauche, de Apocalypse Now à King Kong, en passant par Gremlins ou Godzilla), etc. Mais il n’empêche que, malgré tous ses efforts, le film va être perçu de manières bien différentes en fonction de la sensibilité de l’auditoire envers le mythe Transformers.
Il a d’abord le nostalgique ; le trentenaire de sexe masculin (en général)
Si tout petit, accroc du dessin animé, vous vous régaliez devant votre téléviseur, si vous possédiez toute la collection des produits Hasbro et – c’est impératif - si vous avez gardé une âme d’enfant, vous allez certainement retrouver avec plaisir les personnages d’Optimus Prime et de Megatron, entourés de leurs « petits » potes, tous se mettant joyeusement sur la gueule (notamment après la première heure). Et même si il y a des chances que vous ralliez après un montage trop rapide qui devient vite gonflant, je pense que vous allez prendre un certains plaisir à visionner les séquences consacrées aux exploits des robots. On en a rêvé tout gamin, Michael Bay l’a fait et c’est devant nos yeux humidifiés par l’émotion. On retrouve même ces chouettes sensations enfantines et héroïques, grâce à cette excès de manichéisme bon enfant et ce déballage épique très puéril. C’est sympa et parfois très fun. Ca sent les BN, le Banania et le Tang…(Renaud rajouterait les Mistrals Gagnants tiens…)
Par contre, si vous regardez ce film avec un certains détachement, aïe aïe aïe, une tonne de défauts vont vous sauter à la tronche…
Tout d’abord le scénario. Bon d’accord, calmez-vous, les fans ! Je sais, il n’est pas besoin d’un script ultra-alambiqué pour mettre en image des robots improbables venus du fin fond de l’espace déguisés en bagnole, en hélicos, en avion, en camion ou en téléphone portable. Mais bon là, pour le coup, Michael Bay et consorts ont poussé le vice à ne pas utiliser de scénario du tout mais une sorte d’amalgames de clichés s’emboîtant artificiellement les uns dans les autres. Il en ressort principalement des personnages humains totalement vides d’intérêt et des acteurs qui cachetonnent mollement. Inutile de le nier, entre Megan Fox, super sexy, qui prend bien garde à ne pas avoir une mèche de cheveu de travers, John Turturro qui cabotine pitoyablement (décidemment, il n’est bon qu’avec les Coen celui-là) et un Jon Voight qui se demande ce qu’il fout devant cet écran vert, on assiste à des prestations vraiment pourries avec des personnages qui sonnent aussi creux que des calebasses.
Quand Michael devient Mickey
Donc, à ce niveau c’est moisi, et la première heure, qui nous prive de la présence des Transformers, est presque chiante, car la réalisation est de plus plombée par un montage hystérique qui m’a filé un sacré mal de crâne ainsi que par une bande sonore inutilement agressive. Par contre, dés que les machines se dévoilent à nos yeux, et cela peut sembler très étonnant, il y amélioration. Oui, très étonnant, surtout pour moi, qui déteste le cinéma à la fois bourrin, moralisateur et prétentieux de Michael Bay. Mais j’admets que quand ce gros boeuf se met à faire du potache, ça fait réellement plaisir et surtout, cela contribue à me réconcilier avec lui. Vraiment lucide, et conscient du ridicule de la situation, le réalisateur amène son film dans le domaine de la comédie SF à partir du moment où il sent que la crédibilité ne peut plus être de mise. Il accumule les gags bien lourds (vous avez déjà vu un robot pisser ?), les répliques graveleuses, les réflexions philosophiques de comptoir et les séquences comiques (trois robots géants qui, sur la pointe des pieds, essayent de se faire discrets dans une résidence pavillonnaire, c’est à mourir de rire). Purée, quand Michael Bay assume et se fait plaisir, cela ne vole pas haut mais cela a le mérite d’être divertissant.
Plus c’est long, plus c’est… chiant
Mais, hélas, le malaise ressurgit avec l’apparition d’un nouvel écueil. Car pourquoi avoir imposé une durée de 140 minutes à un film qui ne possède pas la moindre once d’intérêt scénaristique ? C’est à mon humble avis un pur suicide. Tout d’abord, cela met sérieusement à l’épreuve la patience des moins de 10 ans – auquel le film s’adresse aussi au regard de l’absence totale de toute trace d’hémoglobine et de la puérilité du traitement – et ensuite cela contribue à diviser le film en trois parties. La troisième étant consacrée exclusivement à l’affrontement entre les robots. Bon, c’est vrai, c’est vachement bien fait, mais mazette qu’est-ce que cette course poursuite après une boite cosmique - entrecoupée de ces bastons répétitives - est longue ! On se retrouve plus dans le registre de la démo de jeu vidéo que dans celui de l’œuvre cinématographique. Et si au début j’ai trouvé la démonstration assez excitante, sa durée excessive a vite contribué à me lasser du spectacle.

La conclusion de

Transformers, en fait, est assez difficile à noter. Au niveau intrinsèque, hormis pour ses bons effets spéciaux, le film n’a strictement aucun intérêt ; le scénario est plus rachitique qu’un enfant du Darfour, le jeu d’acteur est d’une pauvreté affligeante et la réalisation encore moins originale qu’un clip Loreal. Par conséquent, il est étonnant de dire que Transformers est le meilleur film de Michael Bay depuis euh… The Rock. Mais cela peut s'expliquer. Principalement parce que le cinéaste y fait preuve d’une grande honnêteté et démontre un grand respect envers les fans, avec notamment une deuxième heure plutôt bonne où il pratique une mise en scène détachée et presque comique. Donc, comme je suis à mes heures un chacal à foie jaune, je vais mettre la moyenne tiens…

Que faut-il en retenir ?

  • Les fans vont aimer
  • Un Michael Bay qui fait dans le potache, ça fait date
  • Excellents effets spéciaux

Que faut-il oublier ?

  • Scénario égaré dans une autre dimension
  • Trop long
  • Bourré de clichés
  • Niveau interprétation médiocre et personnages creux

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