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Transformers 3 >

Critique du Film : Transformers 3

Avis critique rédigé par Vincent L. le lundi 4 juillet 2011 à 22:27

Une attraction bien trop longue...

Si la franchise Transformers pourra se vanter d'avoir été particulièrement lucrative pour les grands studios hollywoodiens, elle n'avait jusqu'ici fait preuve d'aucune véritable qualité artistique. Perdus entre un humour bas de gamme et la réalisation hyper cut d'un Michael Bay complètement déchainé, les précédents opus avaient eu tôt fait de refroidir les ardeurs des fans. Pourtant, malgré ces ressentis plutôt négatifs (rares, aujourd'hui, sont ceux qui défendent encore le deuxième opus par exemple), chacun des longs-métrages a explosé le box-office, confirmant Bay dans son rôle de réalisateur de blockbusters démesurés et de parfait entertainer estival. La face cachée de la lune, troisième (et dernier ?) volet de la saga fait preuve d'une continuité tout à fait logique avec ses prédecesseurs, reprenant la même formule gagnante : quatre-vingt dix minutes de comédie d'action gentillette, suivies d'une grosse heure de destruction massive et de froissage de taule entre robots géants.

Optimus Prime, Megatron, les Autobots et les Decepticons sont donc de retour pour se foutre sur la gueule une troisième fois, au nom d'une justification aisément oubliable. On ne peut ainsi pas dire que les personnages de la saga - robots compris - aient été particulièrement bien travaillés, les méchants souffrant du syndrôme "Orangina Rouge", et les gentils s'apparentant à de grands niais défendant corps et âmes des valeurs bien américaine sur le sol des Etats-Unis ("Nous, les Autobots, on se bat pour la liberté des peuple !"... Qu'est ce que tu attends pour aller en Corée alors ?). Bref, ces robots, qui ont certainement dû inventer le fil à couper l'eau chaude, ne sont finalement bon qu'à se foutre sur la gueule comme de bons luchadores mexicains ! Finalement, nous, simples spectateurs, on ne leur en demande pas beaucoup plus ; le problème, c'est que leur boss, Michael Bay, exigent d'eux qu'ils animent un film de 2h30. Et c'est à cause de ça que les choses se gâtent sérieusement...

En effet, si Transformers 3 avait duré une bonne heure de moins, nul doute que l'on aurait pû être moins regardant sur ses lacunes structurelles (en résumé, le fond est inexistant) ; mais avec la durée exagérément longue du film, tout ces défauts se trouvent constamment mis en exergue. C'est un peu un leitmotiv dans cette saga, mais Michael Bay a chaque fois fait l'erreur d'étaler plus que de raison un scénario anorexique (à la limite de l'inexistant). Ici, l'histoire est hyper simpliste (les Decepticons ont trouvé une nouvelle arme pour détruire la Terre, les Autobots vont s'opposer à eux), les personnages sont particulièrement creux (quand on fait de Rambo un personnage dopé à l'action, c'est crédible, quand on fait Shia LaBeouf un personnage dopé à l'action c'est... euh... ), les péripéties menant à la grosse scène d'action finale s'avèrent être mineures (on sent que le principal est gardé pour la suite), et l'humour, même si mois omniprésent qu'à l'accoutumée, ne fonctionne toujours pas.

Le problème, c'est qu'en voulant mettre en place cette histoire - si simpliste qu'elle pourrait aisément tenir dans un épisode du dessin-animé - sur quatre-vingt dix minutes, Michael Bay ennuie. Evidemment, des scènes d'actions émaillent régulièrement ces deux premiers tiers (la règle des huit minutes est scrupuleusement suivie), mais le tout sonne terriblement creux, et rame pour trouver un point d'ancrage. Il faut ainsi bien avouer que La face cachée de la Lune ne propose (toujours sur le fond) rien de nouveau par rapport au premier opus. Cette option d'immobilisme dans la structure du film prive le tout de tension, de suspens, et de toute forme de puissance dramatique. En conséquence, Transformers 3 se regarde comme un film-attraction, sans que l'on ne tremble pour les personnages ou ce qui peut leur arriver. On sait pertinemment qu'ils survivront, qu'ils resteront indemnes, et qu'ils auront le temps de balancer deux trois vannes pourries pour faire rire l'assistance.

Pour ajouter une couche à cet amas de ratage, le film n'est pas non plus aidé par son casting de petits cabotins en roue libre. Alors qu'ils ont pu faire preuve de leur talent chez les Frères Coen dans des rôles infiniment plus complexes, John Turturro, Frances McDormand ou John Malkovich ne parviennent, ici, qu'à cabotiner plus ou moins laborieusement. Remplaçante très attendue de Megan Fox, Rosie Huntington-Whiteley fait preuve de capacités "physiques" indéniables, mais se vautre également, cantonnée au rôle de potiche effacée (qui, et c'est tout de même extraordinaire, réussit à terminer le film avec ses talons hauts !). Quant à Shia LaBeouf, il s'avère être de plus en plus à l'aise pour limiter la casse avec des personnages transparents (on est curieux de voir ce qu'il donnera quand il aura enfin un vrai rôle), mais ne propose rien de vraiment inoubliable. Bref, Bay n'est pas un très bon directeur d'acteurs, mais ça, on le savait déjà. De toute façon, l'intérêt de Transformers 3 est bel et bien ailleurs.

Parce que la vraie (et seule) réussite de La face cachée de la Lune se trouve indéniablement dans son aspect visuel. Sur la forme, Michael Bay n'a finalement pas grand chose à apprendre de quiconque, et reprend ici ce qui fait l'essence de son cinéma : tout ce qui peut tirer tire, tout ce qui peut exploser explose, tout ce qui peut s'écraser s'écrase. Si Bay était parti dans des extrêmes peu souhaitables dans les deux premiers opus (certaines scènes du premier film étaient visuellement incompréhensibles), il rectifie le tir en nous proposant ce qui est probablement sa réalisation la plus aboutie depuis The Rock. Dans cette dernière heure de destruction massive, le réalisateur s'en donne à coeur joie, exploitant à merveille la 3D ; ainsi, certaines séquences (l'introduction du film ou scène de la chute libre) utilisent impeccablement le procédé en offrant des profondeurs de champs très travaillées. Finalement, il fallait un grand gamin comme Bay pour trouver un intérêt à ce gadget ludique qu'est la 3D !

40

La face cachée de la Lune est clairement le meilleur opus de la trilogie Transformers. Certains penseront que ce n'était pas bien dur, et ils auront raison, d'autres diront que cela ne veut pas dire qu'il s'agisse d'un bon film, et ils auront également raison... En effet, en étalant bien plus que de raison une histoire anorexique, Michael Bay peine sérieusement à susciter le moindre intérêt pendant les premières quatre-vingt dix minutes. Il faut ainsi attendre la dernière heure du film, et ses scènes de destructions massives parfois impressionnantes, pour que le long-métrage décole, et offre enfin au spectateur le blockbuster tant attendu. Au final, si cette dernière partie vaut clairement le coup d'oeil (et ce d'autant plus qu'elle est mise en valeur par une 3D, une fois n'est pas coutume, bien exploitée), le film, dans sa globalité, s'avère trop peu convaincant pour emporter l'adhésion pleine et entière.

Critique de publiée le 4 juillet 2011.

Que faut-il en retenir ?

  • Une dernière heure bourrine et jouissive,
  • Une réalisation plus claire et plus posée qu'à l'accoutumée,
  • Une 3D qui apporte (enfin) quelque chose,
  • Des effets spéciaux impeccables.

Que faut-il oublier ?

  • Histoire anorexique, scénario minimaliste,
  • Sans intérêt pendant 1h30,
  • Beaucoup trop long,
  • Acteurs mal/pas dirigés,
  • Humour qui nuit à l'aspect dramatique,
  • N'apporte plus rien de nouveau à la franchise.

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