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Freddy - Les griffes de la nuit >

Critique du Film : Freddy - Les griffes de la nuit

Avis critique rédigé par Richard B. le vendredi 7 mai 2010 à 21:36

Le plus grand cauchemar d’Elm Street revisité

1,2 Freddy te coupera en deux,
3,4 Remonte chez toi quatre à quatre,
5,6 N’oublie pas ton crucifix,
7,8 Il est caché sous ton lit,
9,10 Surtout ne dort pas la nuit.

La comptine de Freddy Krugger est de celles qui ont marqué bien des générations. Il était donc logique que des producteurs avides d’argent facile essaieraient de la ressortir pour secouer une nouvelle génération. La question étant : comment allaient-ils s’y prendre pour à la fois rajeunir le concept (bien que ce dernier ait plutôt bien vieilli), mais aussi y apporter du neuf ?

Comme dans les volets originaux, nous suivons dans Les griffes de la nuit un groupe de jeunes gens qui vont régulièrement rêver d’un joli gosse à la tête brûlée, au pull rayé rouge et vert et qui s’amuse à mettre en évidence sa main aux multiples lames affûtées. Très vite, ils vont se rendre compte que ceux qui décèdent au cours de ces rêves meurent aussi dans la réalité.


Soyons honnête, il est très difficile pour tout spectateur habitué à la franchise initiée par Wes Craven de mettre de coté ce qu’il connaît du personnage de Freddy Krueger, si magnifiquement interprété par Robert Englund durant huit films et une série télé. Nous faire oublier ce que l’on connaît déjà, voilà un pari qui s’annonçait donc difficile pour les scénaristes Wesley Strick (Wolf) et Eric Heisserer (le futur The Thing ça sera lui). Au final, force est d’admettre qu’ils n’y sont pas parvenus... Non seulement le scénario ne réinvente rien, mais il arrive même a être moins créatif sur de multiples aspects. D’ailleurs, certains ne manqueront pas de réaliser que si Wes Craven a écrit seul le concept original, le travail en duo de Strick et Heisserer aura abouti à une sorte de « soustraction d’idées ». Tout d’abord, les modus operandi des crimes - côté imagination - sont d’une pauvreté assez incroyable. Alors que Freddy se distingue justement de la masse des slashers par son inventivité en la matière, ici les rares moments intéressants sont les redites du premier griffes de la nuit, mais en plus gentil. Ensuite la sensation onirique reste légère tant les passages rêvés demeurent trop souvent ancrés dans la réalité par leur écriture, leurs décors et leurs mises en scène. Un aspect navrant sachant que si dans les années 80 le budget et la technique pouvaient être un frein, aujourd’hui les scénaristes auraient pu vraiment s’amuser de ce côté. Pour en terminer avec l’écriture, les personnages sont globalement moins bien écrits que dans l’original, en particulier les adultes, complètement inexistants. La plus grosse idée est d’avoir récupéré les moments clés et de les avoir replacés dans le désordre.

Pour ce qui est du reste, Samuel Bayer a su plutôt bien gérer ses équipes techniques. Ainsi, Jeff Cutter, le directeur de la photographie, qui avait déjà travaillé sur des films comme Esther, a bien soigné son image. Sur ce point, en effet, l’image est même plus belle que dans l’original, mais du coup, elle manque peut-être de personnalité puisque collant aux standards qualitatifs d’aujourd’hui. Samuel Bayer (ou le monteur) a su aussi apporter un certain rythme qui fait que l’on ne s’ennuie jamais et que globalement, si l’on ne sait rien de l’ancienne saga, on pourra passer un bon moment sur un concept qui reste fort.

Au niveau de la distribution des rôles, comme dit plus haut, ce n’est pas forcément le talent qui est mis en cause, mais la façon dont les personnages ont été écrits. Ainsi, si l’on est ravi de voir le charismatique Clancy Brown (le Kurgan de Highlander), on regrette d’autant plus que son personnage ne serve strictement en rien le film, surtout qu’il est bien la seule image paternelle présente dans le métrage. On pourrait d’ailleurs croire que toutes les personnes habitant Elm Street non pas de vie familiale et sont des divorcés. Du personnage de Kris Fowles (Katie Cassidy), on ne voit que la mère. Il en est de même pour le personnage de Nancy Holbrook (Rooney Mara). En fait, seul Quentin Smith (Kyle Gallner) semble avoir un père.

Mais la plus grande question qu’on en vient à se poser est : était-il opportun de choisir Jackie Earle Haley pour le rôle de Freddy Krueger ? Si l’acteur possède une voix bien accrocheuse et un fort potentiel charismatique– son personnage de Rorschach dans Watchmen le prouve aisément – il n’arrive jamais à nous faire oublier Robert Englund qui décidément, même derrière un masque, a su apporter une grande personnalité à son personnage. Un masque qui sur ce remake demeure de toute manière bien moins efficace et effrayant que l’original.

Parmi les déceptions, on notera aussi la composition musicale de Steve Jablonsky qui essaie à la fois de se détacher de la musique créée par Charles Bernstein tout en y conservant de fortes influences. Ce qui finir par créer une désagréable impression de vouloir entendre le fameux thème, sans jamais vraiment l’entendre (hormis quelques notes lors de l’apparition du titre).

45

Ce nouveau cauchemar de Elm Street est une déception, mais pas totalement un désastre. Grâce à une belle photographie, un rythme plutôt bien soutenu et un concept de base qui reste fort, toutes les personnes qui n’ont jamais vu un Freddy devraient passer un bon moment - même s’ils seront assurément moins marqués que ceux qui ont découvert le personnage vingt-cinq ans plus tôt. L’ensemble est tout de même bien trop sage pour un Freddy et les scènes de meurtres loin d’être aussi marquantes.

Critique de publiée le 7 mai 2010.

Que faut-il en retenir ?

  • Un aspect technique soigné
  • Un rythme plutôt efficace

Que faut-il oublier ?

  • L’aspect parental complètement inexistant
  • Des meurtres manquant cruellement d’imagination
  • Un scénario très fainéant
  • On n’arrive jamais à oublier la prestation de Robert Englund sur ce personnage

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