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Critique de la Bande Dessinée : The Killing Joke
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Critique de la Bande Dessinée : The Killing Joke

Avis critique rédigé par Nicolas W. le lundi 7 septembre 2009 à 2234

Une blague à mourir de rire

"Mesdames et messieurs! Vous en avez entendu parler dans les journaux! Maintenant, tremblez alors qu'apparaît sous vos yeux ébahis l'une des plus lamentables erreurs de la nature! Voici l'homme ordinaire!"

Souriez ! , Rire ou Mourir ...et aujourd'hui The Killing Joke ! C'est avec son titre original que Panini Comics réédite le fabuleux opus opposant le Joker et Batman, écrit par le génial Alan Moore et mis en images par le trop rare Brian Bolland.

C'est un jour de pluie que Batman viens rendre visite à son vieux rival, Le Joker. Dans Arkham Asylum, il y découvre que celui-ci s'est échappé une fois de plus. Alors que le commissaire Gordon reçoit une désagréable visite, l'homme chauve-souris  doit se résoudre à affronter sa Némésis... Mais qui connais réellement le Joker ?

En 46 pages, le génial anglais, auteur des monuments du comics tel que Watchmen et V pour vendetta, entreprend la description d'un des plus célèbre personnage de DC, le redoutable Joker. L'idée est simple mais audacieuse, celle de raconter les origines d'un fou du crime. Moore prends le parti de faire du Joker un comique raté, embarqué dans une affaire de cambriolage qui tourne court. Sortant du bain chimique dans lequel il a chuté, la métamorphose est irréversible. Bien au delà d'une simple et banale description, Moore tend à comparer les origines de Batman et de son ennemi juré. Grâce au trait de Brian Bolland et à la colorisation du comics (ici totalement remanié), le noir et blanc des flash-back contrastent avec quelques éléments mis en lumière par des touches de couleurs judicieusement  placées. Sous cet éclairage apparaît un homme dont la vie bascule par la perte d'un être aimé, devenant fou et acceptant sa folie comme sa destinée. Paradoxalement, le lecteur se demande alors ce qui, en définitive sépare le justicier masqué du sinistre bouffon.

Croisant cette intrigue, celle de l'enlèvement de Gordon tend à prouver que par l'indicible, chacun peut sombrer dans la folie (étrange écho du film The Dark Knight dont The Killing Joke est une des sources d'inspiration principale). Mais ne faut-il pas tout de même se trouver sur une pente dangereuse au départ ? Cela semble être le cas...De là à clamer que le Batman était déjà au bord du gouffre au départ, il n'y a qu'un pas. Alan Moore n'hésite pas à sombrer dans le glauque et le malsain. La scène avec la fille de Gordon puis le tour dans le cirque sont à ce titre des plus dérangeantes. Entouré des étranges nains du Joker, nous visitons les affres de la folie, au risque de s'y perdre. C'est un parti risqué mais payant, à l'arrivée au diapason de l'œuvre dans sa globalité. Reste cette fin, une blague d'une portée immense, de par la réaction de ses deux auditeurs, et cette main tendue dont on n'ose pas imaginer la signification. Une fin formidable.

Brian Bolland assure ici un énorme challenge. Il est bien connu que mettre en images les scripts d'Alan Moore n'est pas une mince affaire. Mais le résultat est magnifique, les planches tantôt sombre tantôt feu d'artifice de couleurs. Sa colorisation est magnifique, rendant honneur aux dessins. Ajoutons que cette édition contient une mince histoire rajouté après la postface du dessinateur. Un parfait innocent est une sympathique histoire signée Bolland, mais malheureusement bien insignifiante après le choc provoqué par la lecture de The Killing Joke.

La conclusion de

Comme Tim Sale l'explique si bien dans la préface, il faut un certain temps pour digérer cet opus, comprendre toutes les implications qu'il véhicule. Et lorsque l'on recoupe les différents éléments, il n'est qu'une seule évidence pour le lecteur, The Killing Joke est un indispensable : une histoire de fous dont les échos sinistres résonnent bien longtemps dans la tête de ceux qui osent l'écouter...

Que faut-il en retenir ?

  • Alan Moore au scénario
  • La relation Batman/ Joker
  • Les origines du Joker
  • La nouvelle colorisation
  • Le dessin de Bolland
  • Une fin géniale

Que faut-il oublier ?

  • Un Parfait Innocent, bien faible
  • Trop court...

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