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Critique du Jeu Vidéo : Batman: Arkham City
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Critique du Jeu Vidéo : Batman: Arkham City

Avis critique rédigé par Bastien L. le samedi 31 mars 2018 à 0900

My (Arkham) City Screams

Testé sur PS3

Juste une nuit... Il aura fallu juste une nuit de cauchemars dans l'asile d'Arkham pour que Batman redore fièrement son blason dans l'industrie vidéoludique. Une grande aventure jouissive qui nous plongeait dans un univers riche. Une mythologie qu'on a hâte d'explorer quand on lance Arkham City.

Grâce au titre Arkham Asylum, les développeurs britanniques de Rocksteady sont passés de relatifs inconnus à un studio prometteur de l'industrie. Un studio détenu par Warner qui voit ici une belle occasion de faire fructifier une des licences phares du catalogue DC Comics. Batman cartonne effectivement depuis quelques années grâce aux films de Christopher Nolan et à des films d'animation de bonne facture. Une vision plus mature et moderne du personnage loin des productions des années 1980-1990, les films de Tim Burton en tête. Rocksteady a la lourde de tâche de créer un successeur digne à son jeu surprise de 2009. Cette ambition se traduit par la volonté de produire une véritable suite qui permet aux joueurs de se plonger avec délice dans la mythologie si riche du Chevalier Noir et surtout de ses ennemis, comme alliés, iconiques.

​Suite aux événements du premier épisode, l'asile d'Arkham a fermé mais son directeur est devenu maire de Gotham City. Il s'est adjoint les services du scientifiques Hugo Strange avec qui il crée une nouvelle prison, Arkham City. Cette prison est en fait le quartier le plus mal famé de la ville entouré de murs et où est placée la lie de la société ainsi que tous les adversaires de Batman. Quelques voix s'élève contre cette transformation, notamment celle de Bruce Wayne qui lors d'une intervention devant la presse, aux portes de la prison, est kidnappé et entraîné de force dans le complexe gigantesque. Il est vite « interrogé » par Hugo Strange qui lui révèle savoir sa double-identité avant de la lâcher dans Arkham City pour voir comment il s'en sort. Ne manquant jamais de ressources, notre héros réussit à se faire livrer son costume et ses gadgets par Alfred Pennyworth qui l'aidera par radio. Il va devoir agir vite car Hugo Strange veut lancer l'étranger Protocole 10 alors que Double-Face et le Le Pingouin font parler d'eux. Sans oublier Harley Quinn qui semble se démener pour sauver un Joker qu'elle dit mourant.

L'histoire convoque encore une fois toute une galerie de personnages de la galaxie Batman que l'on a déjà croisé lors de l'épisode précédant (le Joker, Poison Ivy ou Bane) ou d'autres que l'on rencontre enfin comme Strange, Double-Face et surtout Catwoman. Cette dernière devient un personnage jouable dans l'aventure pendant quatre courts moments avec un gameplay assez proche de celui de Batman. Ces moments rafraîchissants permettent d'apporter un autre point de vue sur l'histoire et faire intervenir d'autres personnages. Le scénario vaut encore une fois pour son ambiance et la pléthore de personnages mis en scène par Rocksteady qui a adapté un univers bien plus qu'une licence. Si les motivations de Hugo Strange peuvent finalement paraître décevantes aux yeux des joueurs, l'issue fait légèrement moins série B que le premier épisode et s'avére finalement bien plus poignant qu'on ne s'y attendait. On regrette toutefois que les menaces de Strange sur sa connaissance de l'identité de Batman ne soient pas importantes que cela, la dualité Batman / Bruce Wayne est encore une fois sacrifiée pour nous faire jouer le chevalier noir.

Encore une fois notre héros est un monstre de classe dans univers de brutes. Arkham City a beau être un quartier ouvert façon open-world, on ressent encore l'oppression d'être seul contre tous pendant une nuit ressemblant à un cauchemar. Le character design est toujours aussi réussi et aide à donner une ambiance sombre et mature au titre. Les simples connaisseurs de l'univers, comme les fans, seront heureux de voir de telles présentations de personnages qu'ils connaissent sans véritable concession concernant leur nature dérangée. Se balader dans les rues d'Arham et enchaîner les rencontres mythiques les unes après les autres est un véritable bonheur. D'autant plus que le titre tient vraiment la route graphiquement avec des lieux sublimes et un moteur de jeu rarement pris à défaut. De même que les animations sont parfaites entre les mouvements très fluides de Batman lors des combats où le déhanché déjà mythique de Catwoman.

Les développeurs ont apporté un grand soin à l'ambiance tout en essayant d'offrir le plus de variété dans ce quartier pourtant assez uniforme de l'extérieur. Mais le scénario vous demande souvent d'infiltrer de grandes structures qui offrent des palettes de couleurs, comme des ambiances différentes. Entre le musée, le métro, le tribunal de justice et même une sorte de complexe steampunk, les joueurs vont se balader avec plaisir. Ces différentes lieux offrent un contraste intéressant avec les rues d'Arkham qu'on parcourt tout en verticalité. Ce travail sur l'ambiance permet d'offrir une véritable expérience originale aux joueurs tout en récompensant les plus patients et explorateurs d'entre eux. Il y a toujours quelque chose à faire (les défis de Nigma en tête) ou des ennemis à espionner afin de s'immerger encore plus dans cet univers impeccablement retranscrit. A ce titre les doublages français issus pour la plupart de la série animée de 1992 sont toujours aussi excellents et la musique toujours aussi efficace.

Mais la générosité de Rocksteady ne s'arrête pas là puisqu'elle inonde aussi le gameplay du jeu qui est toujours aussi multiple. La grosse nouveauté du titre est évidement son aspect open-world. Si l'on dispose effectivement d'une grande zone à explorer on est très loin des canons du genre qu'étaient GTA IV et Red Dead Redemption fin 2011. On a plus affaire à un très grand hub central qu'une véritable ville à explorer puisque seuls les ennemis s'y trouvent et on parcours Arkham City relativement vite. Cela n'empêche en aucun cas le titre d'offrir de nombreuses quêtes annexes notamment les points d'interrogations cachés et les énigmes de Nigma qui sont plus importantes que jamais. Des défis pour les explorateurs totalement en phase avec l'univers du jeu. Si certaines demandent juste de bien fouiner, d'autres sont assez retors et vous demanderont de la patience. Et on déverrouille bien plus que des simples trophées ce qui rend l'exploration agréable. Cela vient aussi du fait que Batman se déplace avec classe et que le level-design est assez ingénieux. Les différents gadgets sont bien mis à contribution et le grappin sera indispensable pour se déplacer aisément dans ce quartier très mal famée.

Si se balader avec Batman est un véritable bonheur, se battre avec lui est tout aussi jouissif. Le système de combat du Asylum est ici repris et affiné. Un système qui ne demande pas d'apprendre des combos par cœur mais qui réclame un bon sens du timing. De fait, n'importe quel joueur peut sortir des enchaînements de grande classe avec la touche qui sert à frapper. Mais les différents types d'ennemis vous demanderont d'enchaîner les bonnes actions entre le fait de contrer, d'étourdir ou de les esquiver. Les mêlées sont donc aussi sauvages que violentes. Le jeu offre ainsi un challenge plus relevé puisque les rixes peuvent vite tourner à votre désavantage si vous vous faîtes enchaîner. Mais quel bonheur d'être le dernier debout après une telle débauche d'énergie. Et comme vous ne regagnez votre vie qu'à la fin du combat, le stress est bien présent. Les combats de boss, sorte de gros point faible du dernier titre, soufflent encore le chaud et le froid avec des affrontements assez dantesques et puis certains plutôt décevants n'étant pas à la hauteur des personnages qu'on affronte. Mais ce n'est jamais gênant pour pleinement apprécier le titre.

En plus d'offrir de l'exploration et un côté beat'em all, le titre se la joue aussi infiltration. Que cela soit dans les espaces clos ou en plein-air, Batman devra souvent faire preuve de discrétion pour éliminer ses ennemis un par un. Soit en les surprenant par derrière, par en dessous, par au dessus ou derrière de fines parois. Soit en utilisant la pléthore de gadgets disponibles. Chaque zone dédiée à l'infiltration permet différentes approches qu'elles soient des plus efficaces aux plus brouillones. D'autant plus que les ennemis peuvent vous donner du fil à retordre en évoluant en groupe, en détruisant vos perchoirs ou en brouillant vos sens. Des ennemis armés qui vous éliminent rapidement si vous êtes surpris. Et par moments le challenge est véritablement corsé surtout quand il faut arriver dans un lieu surveillé par des snipers. On regrette un peu la redondance de ces phases néanmoins qui sont un peu un gimmick du gameplay avec de grandes salles où se trouvent des gargouilles. Des salles qu'on doit même nettoyer plusieurs fois...

Mais dans l'ensemble le titre est rarement répétitif du fait des efforts de mise en scène intéressants de Rocksteady. Certains passages dans le musée ou dans les souterrains d'Arkham resteront longtemps en mémoire des joueurs. Mêmes les quêtes annexes offrent des moments excellents qui sont un véritable plaisir à découvrir. Il vous faudra ainsi entre 10 et 20 heures pour faire un tour satisfaisant du titre selon votre volonté de vous écarter un peu de la trame principal. De toute façon tout amoureux de ce média se doit de se perdre dans les méandres d'Arkham City. Le jeu propose toujours des défis en dehors du mode histoire qui mélange donc les phases de combat et les phases d'infiltration avec différents objectifs, bonus, malus, parties personnalisables et classement en ligne... De quoi prolonger l'expérience pour ceux qui, à juste titre, ont adoré le gameplay hybride du jeu.

La conclusion de

Batman: Arkham City est avant tout une œuvre généreuse. Une adaptation d'un univers avec une cohérence rarement vue. Les équipes de Rocksteady ont rendu un honneur encore plus grand aux fans de Batman et aux amateurs de super-héros en général. Une générosité qu'on retrouve dans le gameplay hybride (exploration, beat'em all, infiltration) qui vous passionnera tout en offrant un petit challenge par moments. On retiendra plus l'ambiance du titre que son scénario pas toujours bien maîtrisé et on regrette un peu que l'aspect open-world ne soit pas si poussé que cela.​

Que faut-il en retenir ?

  • Un jeu extrêmement généreux
  • Une plongée fascinante dans l'univers Batman
  • Un gameplay hybride

Que faut-il oublier ?

  • Un scénario sous-exploitant Hugo Strange
  • Les phases d'infiltration un peu répétitives
  • L'aspect open-world pas assez développé

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