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Critique du Jeu Vidéo : Batman : Arkham Asylum
Batman : Arkham Asylum >

Critique du Jeu Vidéo : Batman : Arkham Asylum

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 14 mars 2018 à 0900

Batman Arkham Begins

Testé sur PS3

Batman est un des super-héros les plus populaires existant. Le personnage crée en 1939 par Bob Kane a traversé les décennies et bercé l'enfance de millions de joueurs à travers des films comme des séries animées. Il était temps que le jeu vidéo lui rende un véritable hommage.

Si les aventures vidéoludiques de Batman depuis l'adaptation des films de Tim Burton ne sont pas forcément honteuses, on ne peut pas dire que ces titres soient dans le panthéon des genres qu'ils abordaient. Néanmoins Batman Begins avait su offrir une adaptation plus que correcte grâce à une bonne ambiance et de bonnes mécaniques de gameplay. La licence alors gérée par Electronic Arts est récupérée par Eidos et Warner qui décident de s'éloigner des films de Christopher Nolan tout en proposant une approche sombre et mature de l'univers. Le développement est confié aux Anglais de Rocksteady Studios dont la seule œuvre fut Urban Chaos : Riot Response (2006) un FPS ayant une bonne réputation. Il est décidé que l'adaptation puiserait dans la mythologie de la série sans s'encombrer d'une quelconque série ou film afin d'offrir une aventure totalement inédite au Dark Knight.

L'aventure commence comme une fin de parcours pour Batman. Il vient d'appréhender le Joker dans Gotham et le raccompagne dans les entrailles de l'asile/prison d'Arkham, une île au large de la métropole protégée par notre héros. Batman accompagne sa proie jusqu'à son admission mais le clown psychopathe réussit à s'échapper et déclenche la libération d'énormément de détenus à l'aide de son bras droit, Harley Quinn, et s'empare de l'île dans ce qui semble être un piège tissé pour Batman. Dans la confusion qui suit la prise de l'île par la Némésis du Chevalier noir des adversaires tous aussi dangereux sortent de leur cellule... Batman doit découvrir ce que le Joker souhaite faire sur l'île tout en l'arrêtant lui et d'autres super-vilains en liberté. Notre héros sera aidé dans sa traque par le commissaire Gordon présent sur l'île, les gardes d'Arkham qu'il connaît et  Oracle (la fille de Gordon) avec qui il est en perpétuelle liaison.

L'équipe anglaise a confié le scénario à un spécialiste, Paul Dini, qui œuvra sur la série animée culte Batman datant de 1992 et sur plusieurs comics. Il contribua notamment à étoffer la mythologie de la saga en créant le personnage d'Harley Quinn. Si son scénario est un évident cri d'amour à un univers extrêmement riche, on peut néanmoins regretter une histoire générale digne d'une série B où le plan du Joker s'avère assez décevant. Néanmoins, on adore ce titre surtout grâce à son ambiance sombre et mature qui fonctionne de bout en bout. Les dialogues aident beaucoup pour nous plonger dans cette ambiance grâce aux doublages VF excellents dont certaines voix sont les mêmes que le dessin animé de 1992. Les ennemis sont d'ailleurs les personnages plus intéressant tant Batman semble bien fade en comparaison puisque le dualité Batman / Bruce Wayne ne s'exprime que très rarement. Et pour les joueurs aimant les secrets et l'exploration, beaucoup de clins d'œil, d’enregistrements et des secrets permettent de se plonger un peu plus dans cette ambiance excellente qui est la plus grande force du titre.

Les graphismes sont vraiment soignés et détaillés offrant un véritable écrin bien poli au Chevalier noir. Ce qui frappe d'abord aux yeux est le character design vraiment réussi qui accentue l'aspect adulte de l'aventure. Batman est une montagne de muscle et les ennemis affichent leur folie dans leur aspect. Le Joker est véritablement inquiétant, Killer Croc intimidant et Poison Ivy envoûtante à souhait. On a véritablement l'impression d'être plongé dans un comic d'une part mais aussi dans le cauchemar qu'est l'île d'Arkham. Le terrain de jeu de notre chasseur est assez immense et les différents bâtiments de l'île offrent une bonne diversité que cela soit le quartier de haute sécurité ou le jardin botanique. Découvrir les différents lieux est un véritable plaisir et permet encore une fois d'appuyer cette ambiance sombre d'une belle manière tant les détails réussissent à nous plonger dans l'aventure. Le son n'est pas à la traîne non plus car les bruitages fonctionnent à merveille et la musique nous accompagne efficacement tout au long de l'aventure.

Si la majeur partie des jeux Batman sont des jeux d'action, celui-ci déroge à la règle puisque le gameplay est très orienté infiltration voire exploration. Mais notre super-héros n'oublie pas les fondamentaux tant il est un pro de la castagne. Ces différentes approches permettent de passer d'un style à l'autre de gameplay tout en profitant des nombreux gadgets mis à notre disposition. La chauve-souris est plutôt bien équipée puisque l'on dispose de batarangs mais aussi d'une mousse explosive que l'on peut déclencher à distance ou encore d'un grappin et d'une tyrolienne. Ces gadgets sont largement mis à contribution dans toutes les phases de gameplay On peut se servir des batarangs lors des combats et les autres gadgets seront utiles pour créer des passages ou pour atteindre des lieux avant inaccessibles.

Les affrontements se divisent en deux approches. D'abord celle très classique ou notre héros va affronter ses ennemis au corps à corps où il faut marteler une touche pour attaquer, une autre pour contrer, une pour étourdir et la dernière pour passer au dessus des ennemis. Sachant qu'il est possible d'esquiver. A vous d'appuyer sur la bonne touche au bon moment. Les combats se révèlent donc plus fins qu'il n'y paraît tout en restant dynamiques et brutaux car Batman est doté d'animations très classes. Certaines zones comprendront des ennemis armés d'armes à feu qu'on ne pourra pas éliminer en sautant dans le tas. Il faudra les avoir par la ruse et les éliminer silencieusement ou en attaquant dans l'ombre voir en les suspendant dans le vide en attendant qu'ils passent sous la gargouille sur laquelle vous êtes. D'une simple touche sur le bouton L2, on affiche une vision permettant de localiser la position des ennemis afin de les éliminer un par un. Ces phases d'élimination silencieuse s'avèrent jouissives surtout quand la tension des ennemis monte d'un cran.  Leur IA est plutôt correcte et ils mettent en place différentes méthodes pour nous contrer tout au long du jeu.

A ce titre le jeu n'est pas vraiment difficile mais l'échec face à des ennemis armés se finit très souvent par la mort de Batman jusqu'à trouver la bonne solution. Certes on peut regretter que les différences entre les phases d'action pure et celles d'infiltration soient si marquées faisant qu'on nous impose un peu la méthode à suivre. Néanmoins les deux s'avèrent assez différentes et jouissives à jouer pour que la pilule passe. En revanche les combats contre les boss sont véritablement les points noirs du titre. Pourtant les ennemis ont un tel charisme que c'est vraiment dommage. Soit ces affrontements sont trop simples soit trop rébarbatifs. Sans oublier un boss final assez grotesque et surtout très décevant. Seuls les affrontements très spécifiques avec l'Epouvantail sortent du lot et permettent un peu de varier le gameplay tout en jouant avec les perceptions du joueurs. Ce qui prouve que Rockesteady est capable de varier sa mise en scène malgré quelques ratés.

En revanche on ne peut reprocher aux Anglais la générosité de leur jeu. Rien que pour en faire un tour correct il faut entre 10 et 12 heures. Et même si l'île d'Arkham se traverse plusieurs fois, les surprises abondent et le piège mis en place par le Joker nécessite ses interventions incessantes qui sont toujours un plaisir à entendre. Mais un autre personnage va combler les joueurs : L'Homme Mystère a préparé énormément de secrets à trouver, faisant souvent le lien avec la découverte de textes montrant la richesse de la mythologie Batman. Cette exploration augmente bien la durée de vie du titre et permet de parcourir l'île d'Arkham pour des récompenses plus gratifiantes que de simples trophée. La durée de vie du titre est ainsi plus importante que la moyenne des jeux d'action. Il existe aussi un mode défi proposant d'affronter des vagues d'ennemis au corps à corps ou de refaire des phases d'éliminations discrètes en contre-la-montre. Rien de bien excitant mais de quoi intéresser les affamés de challenge.

La conclusion de

Batman Arkham Asylum est une indéniable réussite. En plus d'être une œuvre à la gloire du Dark Knight, il s'agit surtout d'un très bon jeu d'action. Son ambiance est réussie en tous points et le gameplay aussi diversifié que bien pensé. D'autant plus que l'œuvre de Rocksteady transpire la passion et la générosité pendant toutes les heures qu'on passe dans les couloirs sombres de l'asile.

Que faut-il en retenir ?

  • Une adaptation quasi-parfaite
  • Une ambiance incomparable
  • Un gameplay varié

Que faut-il oublier ?

  • Le scénario global
  • Les combats contre les boss
  • Un level-design prévisible

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