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Critique du Film : Jusqu'au bout du Monde
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Critique du Film : Jusqu'au bout du Monde

Avis critique rédigé par Richard B. le mercredi 23 mai 2007 à 1146

Le trop, ennemi du bien ?

Lorsque le troisième chapitre de cette saga commence, la piraterie est au plus mal. Pendant que ces pauvres marins se font pendre, Will Turner, Elizabeth Swann et le capitaine Barbossa décident de rencontrer le capitaine Sao Feng pour que ce dernier les aide à récupérer Jack Sparrow, bel et bien mort depuis qu’il fut dévoré par le Kraken.
Pirates des Caraïbes 2 avait fait un carton plein! Il est logique et sans surprise que ce troisième film fasse de même. Toutes les personnes (dont je fais partie) ayant vu le deuxième film veulent certainement connaître la conclusion. Les 2 longs-métrages ayant été tournés au même moment, l’ensemble est plutôt cohérent et toutes les questions auront des réponses. Par contre, les fans risquent d’être mitigés à la vision de cette conclusion.
Le problème avec un producteur comme Jerry Bruckheimer c'est qu'il aime les gros tambours. Cela lui réussit plutôt bien lors des moments de bravoure, mais dès qu’il est question de savoir faire naître des émotions, celui-ci aime que ses films abusent des ralentis et des grosses ficelles. Le premier "Pirates" était à ce niveau une très bonne surprise et un Bruckheimer agréablement dosé et jouissif. Le second allait déjà dans la surenchère et possédait quelques scènes spectaculaires, mais aussi assez balourdes. Le troisième suit la lignée du "toujours plus" : plus d’humour, plus de combats, plus d’effets spéciaux, plus de temps (2 h 45 min) et du coup cumule les scènes inutiles. À vouloir en mettre trop, la tasse déborde par moment !


Une fois Jack Sparrow revenu des morts, il se glisse une nouvelle intrigue autour du rassemblement des Neuf Seigneurs de la Cour des Frères. Tout cela pour délivrer Calypso, la seule à pouvoir les aider à combattre Davy Jones et Lord Cutler Beckett. Rajouter ce composant fait attendre un événement qui décevra énormément. La grande bataille promise n’aura pas vraiment lieu ! Du moins pas comme on nous la fait envisager. Si l’ultime confrontation reste très spectaculaire (merci ILM, compagnie d’effets spéciaux de George Lucas), il faudra m’expliquer l’utilité de la fameuse Calypso.
Gore Verbinski en bon toutou, retranscrit tous les éléments propres aux productions de Jerry Bruckheimer, et par exemple, nous n’échapperons pas aux ralentis et discours lourdingues sur la liberté et le fait de se battre pour elle. Et faute de ne pas tout dévoiler, attendez-vous à des clichés encore pires que celui-ci ! Ensuite, le film dans sa deuxième partie souffre aussi de problème de rythme et cumule des passages inutiles qui ne servent pas forcément l’intrigue.
Pourtant, la première partie du film est sacrément bien ficelée et passionnante. Toute la quête pour retrouver Jack Sparrow est un pur bonheur, en particulier le passage correspondant aux portes de l’au-delà (le fameux bout du monde). Un passage qui tient toutes ses promesses, et permet de voir des scènes comme rarement vues au cinéma. L’expérience visuelle est bien là, l’humour plutôt bien dosé et les légendes issues de la piraterie présente. Tout le début du film de même qu’une partie centrale procure une sensation de grand cinéma d’aventure !

Si la campagne marketing a énormément joué sur la présence de l’acteur Chow Yun Fat, ce dernier n’apparaît guère longtemps. Là encore, il y a une légère déception. Sans surprise le personnage de Will Turner, joué par Orlando Bloom, est assez fade et manque de charisme, pourtant il gagne en substance et devient très intéressant. Mais on ne s’intéresse guère à lui. Si Orlando Bloom joue correctement, il n’arrive jamais à tenir la distance face au reste de la distribution. Justement côté distribution, le retour de Barbossa est une véritable jubilation, et les conflits de capitainerie entre Sparrow et Barbossa font partie des grands moments du film. D’ailleurs si PDC3 est encore un très bon film, c’est en partie grâce à ce personnage interprété par un Geoffrey Rush très en forme. Le ‘Jack Sparrow show’ a aussi toujours lieu et s’il est souvent hilarant, il est parfois de trop, il aurait tendance à désamorcer les situations. Johnny Depp est toujours égal à lui-même et s’offre même une superbe scène d’hallucination. Mais il prend vraiment trop le dessus et étouffe le reste, la comédie prenant le pas sur l’aventure.

La conclusion de

Spectaculaire et mené par une première partie hallucinante PDC3 est un très bon spectacle. Hélas, la deuxième partie cumule assez d’erreurs, de lourdeurs et des problèmes de rythme. À trop en faire, le film s’étouffe et ne tient pas toutes ses promesses. Si la déception est bien présente à la sortie, PDC3 n’est pas pour autant mauvais. Il est juste en dessous des attentes et subit de plein fouet les problèmes propres aux suites, c'est-à-dire d’abuser de ce qui a fonctionné précédemment, et de rendre indigeste ce qui était de bon goût.

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