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Critique du Film : Le Secret du Coffre Maudit
Le Secret du Coffre Maudit >

Critique du Film : Le Secret du Coffre Maudit

Avis critique rédigé par Nicolas L. le lundi 21 août 2006 à 0644

Salade de poulpe un peu trop légère

Alors que Will Turner se démène pour faire libérer sa fiancée emprisonnée par les forces royales, le pirate Jack Sparrow doit trouver une solution pour régler sa dette envers le capitaine du célèbre bateau fantôme Le Hollandais Volant.
En 2003, la Malédiction du Black Pearl avait créé la surprise. Cela faisait en effet bien longtemps que le public amateur d’aventures fleurant bon les embruns du grand large n’avait plus eu l’occasion de se mettre sous les mirettes un véritable film de pirates, une oeuvre digne de ce nom (oublions, s’il vous plait, le fade Ile aux Pirates de Renny Harlin et le tristounet Pirates de Roman Polanski). Cet astucieux mélange de recettes éprouvées dans les années 40-50 (capitaine charismatique et héroïque, multiples actes de bravoure, duels à l’épée échevelés, batailles navales spectaculaires) agrémentées d’éléments fantastiques (dans le style des Indiana Jones) et utilisant les nouvelles technologies numériques, avait remporté le jackpot au box-office. Et cela était grandement mérité. Il était donc inévitable que les responsables de Disney (producteur de l’œuvre et propriétaire de l’attraction de foire à l’origine de la création de la licence) mettent en chantier (naval ?) une suite…
Cependant, l’effet de surprise passé, le défi imposé au réalisateur Gore Verbinski était assez conséquent. Comment faire mieux, ou tout du moins aussi bien ? Plutôt que nous resservir sans complexe le même plat, le cinéaste et ses collaborateurs ont tenté de trouver des solutions et c’est tout à leur honneur. Mais est-ce que cette tentative a comblé les attentes de tous les fans du premier volet ? Je ne sais pas. De mon coté, je reste assez réservé, le résultat ne m’ayant que partiellement contenté.
Tout d’abord, on pourrait vraiment trouver à redire sur le script. Il n’est certes pas moins intelligent que le premier - qui lui non plus ne présentait pas une grande richesse scénaristique -, mais il a le défaut majeur de ne pas assurer un suivi narratif aussi logique que la Malédiction du Black Pearl. Plus soucieux de mettre à tout prix en scène les pitreries de leur personnage principal ou des séquences les plus spectaculaires possibles, les scénaristes en ont négligé la trame, et le script de Pirates de Caraïbes 2 en revient à ressembler plus à une succession de sketches (mais que vient faire dans ce film cette histoire d’indigènes cannibales africains sortis tout droit d’un Tarzan ?) qu’à une histoire se tenant d’un seul bloc. Difficile dans ces conditions d’arriver à entrer émotionnellement dans cette accumulation d’attractions de fêtes foraines qui ne sont là que pour nous faire sursauter.
Autre problème, la ‘’disneysation’’ du sujet. Autant dans le premier volet, l’on ne sentait guère l’influence de la compagnie de Mickey, là, pour le coup, on est en plein dedans avec des effets comiques (assez réussis cependant) à répétition, des personnages secondaires ‘’rigolos’’ introduits aux forceps dans l’intrigue, des séquences cartoonesques (la roue de moulin dans la forêt) et l’introduction de thèmes disneyens (l’acharnement du Kraken à dévorer Jack Sparrow nous renvoie directement au Capitaine Crochet et son crocodile). Comme, de plus, le jeu de Johnny Depp devient encore plus burlesque, se rapprochant de celui d’un Buster Keaton ou d’un Harold Lloyd, on s’éloigne inévitablement du film de pirates, ce qu’aurait du être en priorité ce deuxième opus.
Enfin, broyés par le jeu exubérant et les numéros de cirque d’un Johnny Depp déchaîné, les autres acteurs souffrent terriblement de la comparaison. Si la jolie Keira Knightley parvient tant bien que mal à s’en sortir dans un rôle plus subtil qu’il n’en a l’air, on ne peut en dire autant du pauvre Orlando Bloom qui devient complètement transparent, voire parfois même ennuyeux, et d’un Jack Davenport quasi sacrifié. On préférera les rôles de méchants (toujours très bien mis en valeur par Disney) avec un Devy Jones impressionnant de réalisme.
Car s’il y a bien une chose de réussie dans ce film, c’est bien les effets spéciaux. Parmi ce festival artistique orchestré par Joel Harlow et Michael Lantieri (les responsables des effets visuels, mécaniques et prothétiques), ce sont les maquillages des membres du Hollandais Volant – de forte inspiration Cthulienne - qui m’ont particulièrement impressionnés. Un mélange d’images numériques et de prothèses parfaitement réussi qui donne notamment deux fantastiques personnage ; le pirate ‘’pieuvresque’’ Devy Jones - qui arrive à faire plein de trucs utiles avec ses tentacules (bravo pour le clin d’œil au capitaine Némo !) - et le très drôle marin ‘’Bernard L’hermite’’ – qui nous offre d’ailleurs une scène de téléguidage de corps rappelant fortement aux plus vieux d’entre nous une extraordinaire séquence du Re-animator de Stuart Gordon.
Il n’y a rien à redire, le spectacle donné à l’occasion des scènes d’actions est très convaincant et cela en grande partie grâce à des effets numériques impressionnants. Navires, Kraken, incrustations de décors, tout est quasiment parfait et ces éléments justifient à eux seuls l’achet d’un ticket de cinéma. Et pour ne pas ternir le tableau, la réalisation et le montage ne sont pas en restes, bien mis en valeur par une musique de Hans Zimmer peu originale mais efficace. Il est donc vraiment dommage que tout le reste ne soit pas à la hauteur de la performance technique.

La conclusion de

Pirates des Caraïbes 2 assure le spectacle. Uniquement le spectacle. Et c’est là que le bât blesse. En voulant nous en mettre plein la vue, Gore Verbinski a oublié d’introduire un élément essentiel à la réussite d’un film : un scénario cohérent. Et finalement, même si Jake Sparrow en ressort vainqueur ‘’grâce’’ à un jeu exubérant de Johnny Depp et des séquences dédiées à ses numéros, les autres personnages disparaissent dans l’anonymat, poussés par son one-man-show et une débauche de séquence spectaculaires pas toujours justifiées. Un spectacle agréable mais certainement pas inoubliable…

Que faut-il en retenir ?

  • Effets spéciaux époustouflants
  • Pour les fans de Johnny Depp
  • Réalisation très pro
  • Musique et effets sonores efficaces

Que faut-il oublier ?

  • Aspect disneyen un peu trop émergeant
  • Sacrifice de certains personnages
  • Trop d’effets de style forcés

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