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Critique du Film : Batman le défi

Avis critique rédigé par Incal le mercredi 5 mars 2003 à 21:36

Bat is beautiful

Gotham city ou la Metropolis déjantée
Point à signaler : l'esthétique incroyablement sombre et torturée de ce film, affirmée de manière particulièrement éclatante dans l'image de Gotham City. Un pari osé : alors que, vu la masse du budget qui pèse sur ses épaules, n'importe quel cinéaste normalement (médiocrement ?) constitué se cantonnerait à une esthétique très soft, enfantine et sucrée, notre Tim adoré se lance dans une évocation terriblement sombre de la Ville, la Métropole, bref le lieu où, par excellence, on trouve des spectateurs que, tout bon cinéaste le sait, il s'agit de rendre heu-reux; Ne pas troubler son confort douillet et son ravissement béat alors qu'il ingurgite une nouvelle bouchée de pop-corn, telle est généralement la devise du cinéma US. Or ici, inversement complet : Tim met le citadin -passez-moi l'expression- le nez dans sa merde : la ville est avant tout un lieu immonde, avec des industriels louches dans de grands buildings plutôt flippants, des usines puantes comme s'il en pleuvait, et surtout plein de petits recoins sombres, en marge des grandes artères, où pullulent les détraqués et les petites frappes, le plus souvent surin au poing. Joker, bouffon sublime et tragique, criminel désaxé et rigolard -coup de chapeau au passage à l'excellente interprétation du rôle par cet immense acteur qu'est Jack Nicholson (Shining)- n'est-il pas avant tout un produit de cette ville tentaculaire,crépusculaire, sorte d'immense verrue si peu naturelle et même si peu humaine ?

95

Ca ressemble à un pari idiot : vous prenez un très grand ponte du cinéma américain (Tim Burton), et vous voyez si la greffe marche ... avec un monument des comics US (Batman), genre dont les adaptations, on le sait bien avec la morosité des actuels Spiderman et autres X-men, est plutôt susceptible d'engendrer un gros obèse poupon, qui vomit une bonne giclée de gros dollars bien gras, qu'un foudre de guerre, marathonien du 7ème art. Divine surprise : tout fonctionne. Un film génial, sombre et torturé à souhait, issu directement des méandres ténébreux de l'esprit tortueusement labyrinthique du grand Tim. Alors quand je vois Sam Raimi avec sa petite araignée, permettez-moi de rigoler : on est un grand cinéaste ou on ne l'est pas. Et quand on l'est, alors on est aussi capable de faire de l'art, du vrai, avec un grand A, avec tout ce qui tombe sous la main. Même des héros de comics. Et oui... Balèze, Mr Burton. Encore une fois, VIVE LE GRAND TIM.

Critique de publiée le 5 mars 2003.

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