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Critique du jeu vidéo : Mass Effect 3 [2012], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 17 mars 2021 à 09h00

C'est l'heure de la moisson !

Critique de la version PS3

Trilogie culte du RPG occidental tendance action, Mass Effect proposait sa conclusion impatiemment attendue en 2012 alors qu'on la fantasmait comme étant le point final épique, profond et bouleversant d'une nouvelle référence du space-opera.

La licence Mass Effect arriva auprès des joueurs avec la sortie de son excellent premier épisode en 2007 obtenant ensuite la consécration avec le mythique Mass Effect 2 débarquant en 2010. Après de telles performances, le troisième épisode annoncé comme étant la fin des aventures du commandant Shepard face aux terribles Moissoneurs. C'est pour cela que le studio de développement BioWare, situé au Canada, continue de faire confiance aux hommes forts de la licence à commencer par le réalisateur Casey Hudson qui fut aussi le créateur de la licence. A ses côtés, on retrouve notamment le scénariste en chef Marc Walters (qui était le second à ce poste sur Mass Effect 2) et d'autres hommes clefs de la galaxie Mass Effect. L'attente fut telle que ce troisième épisode représentait un véritable événement pour l'éditeur Electronic Arts (propriétaire de BioWare) avec une sortie mondiale en mars 2012 pour un succès retentissant tant critique que public malgré quelques réserves.

L'histoire de Mass Effect 3 est une véritable suite des deux premiers opus donc le résumé qui suit peut contenir des spoilers. De toute manière, vous devez jouer aux deux premiers opus, c'est un ordre ! L'histoire de déroule quelques années après les événements de Mass Effect 2 alors que le commandant Shepard se trouve sur Terre mis au placard après une décision qu'il a du prendre et qui a coûté beaucoup de vies. La galaxie ne prend toujours pas assez au sérieux l'existence et la menace d'une race d'êtres synthétiques surpuissants appelés les Moissonneurs qui exterminent les races les plus avancées de la galaxie tous les 50 000 ans. Malheureusement, les mises en garde de Shepard deviennent une réalité quand la Terre est attaquée de manière implacable par les Moissonneurs qui en détruisent toutes les défenses et l'occupent en peu de temps. Ces ennemis sont d'aillleurs partout et toute la galaxie est sur le bord de l'extinction. La seule chance semble être le commandant Shepard et son équipe à bord du vaisseau le Normandy. Shepard doit d'ailleurs récupérer sur Mars des plans laissés par les Prothéens, race victime de la précédente moisson,  afin de construire une étrange arme appelée le Creuset. Pour réaliser un tel projet et rêver d'une victoire, Shepard va devoir faire ce que personne n'a jamais réussi à faire : créer une véritable alliance entre toutes les races. Une tâche d'autant plus compliquée car un groupe de sorte de suprémacistes humains, Cerberus, dirigé par son ancien allié l'Homme-Trouble semble tout faire pour lui mettre des bâtons dans les roues.

On commence à y être habitué mais ce nouvel épisode de Mass Effect nous permet de retrouver un univers qu'on adore. Les différentes races qui le composent sont toujours aussi fortes et intéressantes entre les Krogans brutaux mais menacés d'extinction, les Turiens froids et pragmatiques ou encore les Qariens nomades à la santé très fragile... Bref, la liste pourrait être encore très longue. Tout ça pour rappeler que Mass Effect est une licence qu'on aime au-delà de son gameplay ou de ses intrigues grâce à son univers très travaillé et bien mis en scène entre les différentes organisations politiques, les liens complexes entre les différentes races et leur passé développé... Du coup, retrouver cet univers pour une troisième fois est le meilleur moment pour y apporter un nouvel aspect génial : l'apocalypse. On voit donc comment cet univers se retrouve au pied du mur avec un sentiment de désespoir qui s'empare de toutes les races via des flots de réfugiés, des récits d'extermination ou d'occupation, des batailles dantesques ou des vieux comptes à régler entre races alors que la galaxie brûle. On plonge avec délice dans cet enfer galactique pour observer les réactions de ces races que l'on connaît si bien avec la satisfaction de voir se conclure des enjeux très importants ayant donné de l'épaisseur aux intrigues des deux premiers opus : le génophage krogan ou encore la guerre entre les Qariens et les Geths pour n'en citer que deux...

Pour savourer cet univers, il fallait évidemment une intrigue globale autour de Shepard qui sache se montrer convaincante. Force est de constater que BioWare frappe une nouvelle fois un grand coup. L'attaque dévastatrice des Moissonneurs et la mission au long cour de la dernière chance pour la galaxie de construire le Creuset permet un mélange très efficace et prenant. Le commandant Shepard endosse ici la tunique de héros comme de héraut de la galaxie puisqu'il doit convaincre les différentes races de son projet ainsi que le Conseil de la Citadelle, une organisation supragalactique ayant un grand pouvoir de décision. Cela permet évidemment de faire un grand tour de la galaxie et d'offrir pour chaque race et personnages iconiques des deux premiers jeux un glorieux dernier tour de piste. Les différentes missions principales et la pléthore de quêtes annexes permettent ainsi de bien nous impliquer dans ce conflit et de donner corps aux volontés d'union de Shepard. Le scénario est donc bien rythmé sachant nous offrir une large palette d'émotions avec de l'épique, de la politique, du rire comme du poignant... Un scénario qui permet d'aborder frontalement des thèmes forts notamment celui de l'union malgré les différences et les rancœurs passées quand on est au bord de l'extinction. On note aussi d'autres thèmes bien abordés comme l'intolérance (le racisme...), le fait de savoir si la fin justifie les moyens, l'ingérence sur d'autres peuples ou encore le développement des intelligences artificielles notamment via le personnage d'IDA qui prend littéralement corps dans cet opus.

La grande force de Mass Effect est évidemment son aspect « jeu dont vous êtes le héros » qui se poursuit ici offrant de nombreux embranchements aux conséquences pouvant être des plus minimes comme déterminantes pour la galaxie. Vos choix des premiers opus seront évidemment pris en compte. En plus de modeler son héros (homme ou femme, apparence, spécialités, armement...), on a vraiment le sentiment de créer sa propre histoire avec de nombreuses décisions à prendre et deux types d'approches principales (conciliant ou pragmatique) offrant d'abord une grande rejouabilité à la saga mais surtout le sentiment que notre partie est vraiment unique. Ce qui fait d'ailleurs le sel de ce système, selon moi, se sont les interactions avec les différents personnages principaux qui gravitent autour de Shepard. Des interactions propres à chaque joueur au final que cela soit avec le charismatique et chambreur Turien Garrus, la douce et intelligente Asari Liari ou encore l'humaine déterminée Ashley Williams... Les nouveaux personnages s'intègrent bien à cet univers notamment le soldat humain badass James Vega et le robot/IA supra-intelligent IDA. Il faut néanmoins avouer que le système de personnalisation de l'histoire commence à montrer ses limites car on nous fait miroiter une certaine possibilité dans de nombreuses missions et on arrive pas à l'atteindre car un pré-requis d'un épisode précédant manque à l'appel... Quand le trop plein de possibilités tue d'autres possibilités... Pour en terminer avec le scénario et le système de choix, il faut évidemment parler de la fin du jeu. Juger décevante par de nombreux joueurs, cette fin est effectivement déconcertante. Elle déçoit d'abord par son manque de puissance et une mise en exécution paresseuse ainsi que beaucoup trop de facilités scénaristiques. Un choix final nous est offert mettant beaucoup à mal ce qu'on essayait d'accomplir depuis le début du jeu. Une sorte de fausse note finale qui dénote par rapport au reste de la saga comme si BioWare ne savait pas (ou ne voulait pas inconsciemment?) comment terminer cette épopée culte.

Pour mettre en scène ce grandiose space-opera, il a fallu aux équipes de BioWare un redoublement d'efforts pour offrir une direction artistique et une technique très solide. Pour ce qui est de la direction artistique, c'est encore une fois très efficace malgré cette approche finalement assez convenue de la SF. On ne s'en plaint pas car les différentes planètes visitées offrent une grande variété avec le verni fin du monde qui fonctionne parfaitement. Les mondes en ruine s'avèrent oppressant et les champs de bataille sont palpables lorsque l'on visite les planètes des Krogans, des Turiens ou des Asari sans oublier les bases froides de Cerberus. Le tout est évidemment assez sombre vu le contexte avec beaucoup de lens flares pour bien souligner que Shepard est la lumière pouvant sortir la galaxie des ténèbres. Le jeu nous offre aussi quelques cinématiques de grande qualité notamment des batailles spatiales grandioses. La mise en scène cinématographique en diable se montre souvent très ambitieuse et efficace avec quelques surprises appréciables. On reste encore admiratif sur le travail de modélisation des visages renforcé par un casting vocal français de haute volée. Pour couronner ce travail sonore, mentionnons les excellentes musiques autant orchestrales qu'électroniques composées par des pointures comme Sonic Mayhem, Cris Velasco, Christopher Lennertz et Clint Mansell. Le seul bémol est finalement technique montrant que l'ambition affichée met parfois le framerate de la PS3 à genoux avec de gros ralentissements. Mais sinon l'ensemble reste costaud.

Pour ce qui est de son gameplay, Mass Effect 3 est dans la lignée des deux premiers opus insistant encore plus sur l'action laissant la partie RPG au scénario. Le jeu alterne les phases où l'on est libre de ses mouvements afin de discuter avec les membres de son vaisseau ou de se balader sur la Citedelle divisée en plusieurs zones. C'est là qu'on tisse des liens, prend des décision et qu'on tente de faire le maximum pour débloquer des missions et améliorer l'union de la galaxie qui est symbolisée par une barre à remplir dans notre vaisseau. Cette volonté de vouloir tout débloquer peut doubler la durée de vie du titre de 20 heures à 40 heures qui sont pour le coup vraiment intéressantes. Pour ce qui est des missions très rythmées en action, on a affaire à du TPS plutôt bien fichu avec des armes et des pouvoirs à personnaliser/améliorer que l'on peut changer et activer via des roues de compétence mettant en pause les combats. On peut faire de même avec les deux alliés que l'on choisit pour nous accompagner et que l'on peut guider. Ces phases d'action sont prenantes et bien réalisées s'avérant souvent tendues avec un personnage principal bien plus souple. Le titre se rapproche ici des canons du genre TPS sans pour autant les égaler. On lui reproche surtout les phases ou des ennemis puissants viennent se frotter à nous au corps à corps alors que le gameplay ne semble pas vraiment prévu pour ça... Le fait d'affronter deux types d'armées (Moissonneurs ou Cerberus) offre assez de variété pour s'amuser notamment aussi grâce à des missions diversifiées. Enfin, l'échec de la licence semble de ne jamais avoir su faire l'unanimité pour les phases d'exploration galactique. Pour cet épisode, on doit chercher des objets dans les différents systèmes grâce à notre scanner pouvant alerter les Moissonneurs rendant les systèmes indisponibles pour un temps... Enfin sachez que le titre disposait d'un mode multijoueur à sa sortie ayant une bonne réputation mais que je n'ai pu tester.

La conclusion de à propos du Jeu Vidéo : Mass Effect 3 [2012]

Auteur Bastien L.
85

Mass Effect 3 est une grande réussite malgré quelques menus défauts. On s'est régalé sur le dernier épisode ce space-opera grandiose qui bien plus que ses histoires prenantes nous aura offert un univers d'une richesse incroyable connaissant ici son apocalypse. Cette ambiance de fin du monde et d'espoir galactique offre un écrin précieux afin de forger sa propre destinée d'une manière toujours aussi joussive. Le gameplay s'est assoupli pour offrir un déluge d'action fort appréciable. Malheureusement, le jeu est techniquement perfectible et sa toute fin est effectivement décevante.

On a aimé

  • Un univers génial en pleine apocalypse
  • Un gameplay action très efficace
  • Créer sa propre histoire dans un space-opera survolté

On a moins bien aimé

  • Des ralentissements
  • Les combats au corps à corps
  • La fin (pour faire original...)
     

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