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Critique du Film : Watchmen

Avis critique rédigé par Nicolas W. le dimanche 15 mars 2009 à 14:51

Qui garde les gardiens?

« Toutes les putes et les politiciens lèveront les yeux et diront sauvez-nous et dans un murmure je dirais...non »

Watchmen. Un nom synonyme d'excellence, synonyme surtout d'un des plus grand comics voir d'une des plus grandes œuvres littéraires qui soit. Watchmen à la base un comics du prodigieux Alan Moore (La Voix du Feu, V pour vendetta, From Hell, Filles perdues...) avec Dave Gibbons au dessin.

Alors penser qu'on ose l'adapter au cinéma ...on en tremble d'avance. Après Terry Gilliam, après Darren Aronofsky, le projet atterrit dans les mains de Zack Snyder, le réalisateur de 300, autre grand comics.

On craint le résultat autant qu'on l'espère. Puis arrive la date butoir, arrive ce 4 Mars 2009.

Le film s'ouvre sur l'assassinat du Comédien, un des fameux Watchmen. Une séquence brutale et magnifique. Puis Générique...Un miracle, un bijou, qui narre l'histoire des Minutemen, premier groupe de justiciers sur la musique de Bob Dylan, Times They are a changing.

Les Watchmen, des super-héros, non certainement pas. Watchmen n'est pas un film de super-héros, mais un film de justiciers terriblement humains. Chacuns représentant une facette du monde, une vision de notre société.

Pour notre plus grand bonheur, Snyder s'en tire merveilleusement bien. Le film fait 2h43 et on ne les sent pas passer. Mieux, on en veut plus. Chaque personnage est creusé, fouillé comme dans le matériel de base. Les acteurs, des illustres inconnus pour la plupart, sont d'une justesse parfaite, à l'exception peut-être de Malin Akerman (Alias le Spectre Soyeux). Notons deux véritables révélations : Jeffrey Dean Morgan alias le Comédien, loin de son rôle mièvre pour adolescentes de Grey's Anatomy, il est juste irréprochable dans son personnage, cynique, désabusé et extrémiste....Et Jackie Earle Haley, retenez bien ce nom, car il ne joue pas Rorschah, non il est Rorschah, c'est l'interprétation la plus impressionnante du film, comparable à un Heath Ledger en Joker. Tout simplement hallucinant.

 

Rorschah, un héros torturé et sans compromis

Il est nécessaire de rapprocher ce métrage du film policier sombre et dur, puisque tout le thème du film tient en la découverte du tueur de masques qui a assassiné le Comédien. C'est une ambiance crépusculaire qui hante le film de bout en bout, le crépuscule des héros, un temps révolu, dépassé qui se retrouve conté par la voix rauque et emplit de dégoût de Rorschah. Des héros, il ne reste que de vieilles photos souvenirs, des cendres à la place des rêves.

Seulement voila, le film n'est pas un Spider-Man, ni un Iron Man. C'est un film noir, parfois glauque, violent et terriblement intelligent, ce qui en déstabilisera plus d'un. Un questionnement profond sur l'homme et sur ses mérites. Sur son avenir et ce qu'il pourra émerger de la nature de la société qu'il a créé.

Le respect de l'œuvre est plus qu'impressionnant (sauf pour la fin qui pourtant est intelligemment gérée), tout y est, notamment une atmosphère des années 80 magnifique notamment grâce à une bande son tout à fait appropriée (à une ou deux exceptions comme le Hallelujah de Leonard Cohen). De Bob Dylan à Jimmy Hendrix, de Philip Grass à My Chemical Romance en passant par le Requiem de Mozart, c'est un vrai bonheur pour les oreilles ....Autant que pour les yeux puisque les décors, les costumes, le soin du détail est effarant tant il est poussé, si bien que plusieurs visions du film seront nécessaire pour tout voir.

L'histoire, reflet presque parfait de celle d'Alan Moore, est menée en deux temps, d'abord avec la présentation en flash-backs des personnages dont on notera l'excellence de celui du Dr Manhattan (seul justicier à avoir des super-pouvoirs) et celui de Rorschah, sublimement terrifiant ,puis par la reprise de cette histoire croisée de fin du monde et de tueurs de justiciers, jusqu'à sa conclusion inattendue et troublante.

Il sera très difficile pour le spectateur lambda d'entrer dans le film, d'une densité extrême, et surtout d'un vent de fraicheur sur une production super-héroïque sclérosée dans ses stéréotypes (Dark Knight étant peut-être la seule exception, on le rapprochera aisément de ce Watchmen).

 

Le Comédien et Moloch

Alors, bien entendu le film a ses défauts, ses confusions et ses excès, mais il faudrait être de mauvaise foi pour ne pas avouer que le film est loin d'être le naufrage annoncé. Bien au contraire, les Watchmen prennent vie de la plus belle des façons. En effet, entre la pluie qui semble baigner la ville comme les larmes de Rorschah à la fin du long métrage, et cette envie de croire qu'on peut sauver l'humanité d'elle-même, les Watchmen nous guident sur des sentiers dangereux et tourmentés, une première pour des "superhéros" sur grand écran.

90

Nous entrons, comme l'avait fait Moore pour les comics, dans l'ère d'un nouveau type de film de super-héros avec Watchmen. Des héros fatigués, extrémistes, pessimistes, misanthropes et ambiguës.

Reste à savoir si le spectateur est prêt. Pour ma part, j'applaudis et j'attends de pied ferme la version longue de 3h25 du film incluant Tales Of the Black Freigther. Et attendant, courez le voir pour savoir la réponse à cette phrase énigmatique « Who Watches Watchmen ? »

Critique de publiée le 15 mars 2009.

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