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Critique du Film : Conan le barbare

Avis critique rédigé par Richard B. le lundi 24 mars 2008 à 11:22

Chef d’œuvre barbare et épique

« Entre l’époque où les océans ont englouti l’Atlantide et l’avènement des fils d’Arius, il y eut une période de l’histoire fort peu connue dans laquelle vécut Conan. Destiné à poser la couronne d’Aquilonie ornée de pierres précieuses sur un front troublé. C’est moi, son chroniqueur, qui seul peut raconter son épopée. Laissez-moi vous narrer ces jours de grande aventure. »
Voilà l’une des introductions cinématographiques les plus mythiques qu’il nous ait été donné d’entendre. Toute une base résumant à merveille le potentiel de cette nouvelle licence cinématographique qui, hélas, s’arrêta après une suite de qualité assez discutable.
L’histoire de Conan le Cimmérien est née des écrits de Robert E. Howard en 1932. Si les aventures de ce dernier eurent un fort succès lors du court vécu de son auteur, il fallut vraiment attendre le tout début des années 70 et l’arrivée des comics pour que toute une mythologie s’inscrive autour du Cimmérien.
Le scénario de Conan le barbare a tout d’abord commencé dans les mains de Ed Summer et Roy Thomas (scénariste de quelques comics). Puis c’est Oliver Stone qui posa les premières bases de ce qui allait devenir le film de John Milius. Dans un premier temps, Conan le barbare devait être une introduction de 12 films, du moins c’est ainsi que le réalisateur/scénariste l’avait imaginé : une sorte de James Bond barbare revenant tous les ans fracasser des crânes. Oliver Stone, qui souhaitait réaliser au départ le film, avait imaginé des longs-métrages mettant en action des armées de mutants et bien d’autres créatures complètements dingues. Mais Dino De Laurentiis qui acheta les droits pour sa fille, jugea le script trop violent – pourtant, le film existant n’est pas tendre – et décida de le faire réécrire et réaliser par John Milius. .
Sans savoir ce qu’aurait pu donner le film dans les mains d’Oliver Stone, John Milius. accomplit un travail incroyable et même si les puristes de Conan peuvent toujours lui reprocher de n’avoir pas suivi particulièrement une histoire de Robert E. Howard et d’avoir re-imaginé les débuts du Cimmérien, il n’en reste pas moins que le film possède une imagerie poétique et un sens de l’épique comme rarement – voir jamais – vu.
La scène d’introduction où le village est en proie à l’attaque de Thulsa Doom amène dès le départ le spectateur au sommet de grands moments cinématographiques. Déjà il y a la partition ”Riddle of steel/Riders of doom”, au départ doux puis suivi d’une orchestration plus énergique accompagnée de magnifiques cœurs. Toute cette partition est mélangée à des images magnifiquement composées qui sont tout à la fois émouvantes, épiques, tragiques et poétiques (voir images ci-dessous). Dans cette scène, tout se joue dans le cadrage, les regards, la façon dont la mère s’écroule et où l’on voit l’enfant continuer à regarder sa main, tenant il y a encore peu celle de sa mère. Une séquence mythique parmi d’autres, toutes aussi travaillées de manière sonore, musicale et visuelle.


Étrangement, le film doit aussi beaucoup à Arnold Schwarzenegger, acteur peu expressif, peu évocateur de grandes paroles, mais combien massif, impressionnant et crédible dans la peau de son personnage. Même si Conan est à la base un homme futé, brun aux yeux bleus, on comprendra aisément le choix de la production pour cet Autrichien à la musculature impressionnante et au visage bien carré. Conscient des limites d’Arnold Schwarzenegger - à l’époque encore jeune acteur - Milius. joue plus sur le regard et la stature du personnage. Cela induit - peut-être - son choix de faire de ce film un métrage quasi muet où tout se joue et se comprend via les images, la musique de Basil Poledouris et la voix du conteur narrant les aventures de Conan. Et lorsqu’il y a des répliques, celles-ci sont dignes de cette grande fresque - comme celle que j’aime beaucoup où il est demandé à Subotai pourquoi pleure-t-il et où celui-ci répond : « il est Conan, un Cimmérien, il ne pleura pas, alors je pleure pour lui ».

Autre performance si imposante que l’on ne peut passer outre : celle de James Earl Jones, méchant charismatique, au regard terrifiant et à la voix hors-norme. Inquiétant, à la fois paternel et tyrannique, avec son personnage de Thulsa Doom, il campe l’un des plus grands méchant de l’histoire du cinéma.
Conan le barbare utilise très peu d’effets spéciaux. Cela lui permet, même après quelques années d’existence, d’être encore très crédible. Les séquences comme celle avec la femme vampire, le serpent géant et les esprits venant récupérer les âmes - même si elles paraissent perfectibles aujourd’hui - conservent un charme inouï accentuant même le côté légende et lyrique du film.

96

Conan le barbare et un Chef d’œuvre point barre ! Sommet de l’Héroïque-fantasy il est tout ce qu’on rêve de voir dans un film d’aventures à grande épopée. Même si certains peuvent toujours reprocher les libertés prises par rapport à l’oeuvre originale, il n’en reste pas moins que cinématographiquement le film est une perle !

Critique de publiée le 24 mars 2008.

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