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Critique de la Bande Dessinée : Le Colosse Noir
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Critique de la Bande Dessinée : Le Colosse Noir

Avis critique rédigé par NURTHOR le samedi 8 septembre 2018 à 1751

Le général Conan face à la sorcelerie et au prophète Natohk !

Ce deuxième album, publié en mai 2018, enchaîne, après La Reine de la côte noire de la saga de Conan le Cimmérien éditée par Glénat, l’histoire tirée de la septième nouvelle écrite par Robert E. Howard. Cette dernière expose clairement le paradigme du barbare et de ses relations face à la magie et aux sorciers. Une marque récurrente dans les nouvelles de Conan d’Howard. Cette septième nouvelle d’Howard placée en numéro deux de la saga Conan le Cimmérien, n’est pas un accident. On devine ce choix de Benoît Cousin et Patrice Louinet, les codirecteurs de cette série de Glénat, pour parfaire et enrichir notre compréhension du barbare.

Les traits de crayons et le coloriage de Ronan Toulhoat mettent agréablement en valeur les protagonistes et les scènes du présent « péplum » avec un passage superbe aux gris et blancs pour les scènes de flashback comme des effets spéciaux de cinéma. Les adaptations et le scénario proposés par Vincent Brugeas sont limpides et fluides avec pour seul regret le manque de pages pour illustrer l’exploration de Shevatas, roi des voleurs et célèbre reprise pour le personnage du jeu de plateau Conan de Monolith, mais qui reste brève et fidèle aux quelques pages incroyables de beauté du début de la nouvelle d'Howard. L’exotisme du royaume de Khoraja, évoquant les contes des mille et une nuits, sied merveilleusement cette aventure de Conan, tant par les magnifiques illustrations de constructions et de tenues orientales de Ronan Toulhoat que par les choix pour l'adaptation en BD des scènes de la nouvelle et la vision désespérée donnée à Yasmela par le scénariste Vincent Brugeas.



Cette nouvelle aventure raconte le croisement improbable de deux destins celui de l'éblouissante Yasmela, la princesse régente d'un riche royaume, avec celui de Conan un vulgaire mercenaire qui s’ennuie au lieu de jouir des boissons et des femmes comme ses comparses. Alors qu’il se décide enfin à se mettre en action, une rencontre nocturne et fortuite, à la sortie d’une taverne, l’élève en quelques heures au statut de général. Suivant les avis de va-t-en-guerre de Conan, la princesse Yasmela les impose à toute la cour de Khoraja contre l’inaction paisible souhaitée par les conseillers. Natohk le sorcier noir est à l’œuvre et a levé des troupes innombrables qui ravagent les frontières. Seul le rustre Conan à la tête des armées, qui fait l’objet de jalousies de la noblesse éduquée et civilisée, semble capable de l’arrêter. De nombreux combats terribles et dignes d’un fantastique péplum ont lieu sous les ordres d'un Conan mesuré et réfléchi, très loin des clichés habituels sur le barbare. Mais sa dévotion, son courage, sa stratégie et son leadership suffiront-ils pour détruire le sorcier et ses mignons ainsi que sa sombre magie pour sauver le royaume de Khoraja et sa belle princesse ?



On retrouve la folie des hommes civilisés clairement perçue et totalement incomprise par Conan. Ce qui en fait le charme des écrits originaux de Robert E. Howard récemment traduit par Patrice Louinet et qui ressort parfaitement dans cette deuxième BD du cycle de Conan le Cimmérien. Son horreur et sa méfiance de la sorcellerie et de ses sorciers sont une empreinte, un trait du caractère profond du Cimmérien que l’on découvre ici, bien qu’il n’hésite jamais à sortir témérairement son épée face à ces forces obscures et surnaturelles.

Les splendides images toutes en couleurs en annexe et exclusives à cette première édition rendent hommage au Cimmérien. Un court texte, riche et sans ambages de Patrice Louinet, place précisément la nouvelle dans le contexte historique tout en dévoilant précautionneusement la vie d’alors de Robert E. Howard.

La conclusion de

La saveur exquise de ce Conan blasé et désabusé par le monde civilisé est idéalement retranscrit dans la BD et renforce l’originalité et la richesse de cette saga, fidèle aux écrits originaux d’Howard traduits par Patrice Louinet.

Comme le tome précédent, Glénat nous livre un must have à posséder dans toute bonne bibliothèque et qui cautionne, avec ce deuxième tome, la suite d’une collection inégalée sur Conan notre Cimmérien préféré.

La version couleur est magnifique mais celle en noir et blanc est de toute beauté !

Que faut-il en retenir ?

  • Une nouvelle emblématique de Conan remarquablement mise en BD.
    Une aventure de Conan conforme aux textes originaux d’Howard.
    Un bonus exclusif à cette première édition avec des illustrations en homage à Conan et une mise dans son contexte historique de cette nouvelle mélangée à la partie de la vie d'Howard d'alors.

Que faut-il oublier ?

  • On aurait aimé plus de pages sur l’exploration de Shevatas, roi des voleurs, mais le respect de l’œuvre originelle l’interdit.
  • On regrette la « lenteur » d’environ six mois entre chaque parution de deux de ces BD.

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