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Critique de la Bande Dessinée : Les Chroniques de Conan 1971-1974
Les Chroniques de Conan 1971-1974 >

Critique de la Bande Dessinée : Les Chroniques de Conan 1971-1974

Avis critique rédigé par Nicolas L. le mardi 8 juillet 2008 à 1553

Conan vu par Marvel

Ce premier tome des Chroniques de Conan édité chez Panini sous une magnifique hardcover de luxe est un recueil de nouvelles parues sous la forme de comics entre 1971 et 1974, dans la collection Savage Tales et Savage Sword of Conan. La plupart des scénarios – tous exécutés par Roy Thomas (sauf le poème d’ouverture) sont des adaptations de nouvelles originales écrites par Robert E. Howard.
Ce recueil est découpé en 11 récits graphiques et en quelques articles originaux traitant du monde de Conan et de ses créateurs (Les chroniques du sabre, très intéressant article écrit par Lin Carter en personne). Il s’achève ensuite par la présentation des couvertures des comics ayant contenus ces nouvelles. Voici ci-dessous une petite présentation détaillée de l’ensemble (j’essayerai de le faire pour tous les volumes).
Cimmérie (Cimmeria – Conan Saga 1973) : cette courte histoire de cinq pages n’est pas scénarisée, et pour cause, elle est la retranscription exacte d’un poème de Robert E. Howard intitulé Cimmeria. Les illustrations sont signées Barry Smith et Tim Conrad. On y voit Conan affronter la faune sauvage de sa contrée natale.


La Venue de Conan (The Coming of Conan – Savage Sword of Conan 1994) : Illustrée par John Buscema, cette nouvelle graphique de 20 pages est récente mais elle est en fait une version remaniée de celle dessinée en 1971 par Barry Smith. Dans ce récit, Conan est mercenaire au service des Aesirs et combat leurs ennemis jurés, les Vanirs. Là, dans le froid du Vanaheim, le jeune Conan va découvrir la sorcellerie, bien plus dangereuse que la lame d’une épée. Cette nouvelle étant tardive, les traits de Conan (et son allure vestimentaire) sont déjà posés, et il ressemble d’ailleurs assez fortement à Arnold Schwarzenegger.

La Nuit des Géants du Gel (The Frost Giant’s Daughter – Savage Tales 1971) : cette nouvelle est l’adaptation graphique par Barry Smith de La Fille du Géant du Gel, une nouvelle d’Howard datant de 1932 (Conan le Cimmérien) qui se déroule dans le Nordheim. Là, suite à un combat éprouvant, Conan va être séduit par une mystérieuse jeune femme qui lui tend un piège mortel. Mais c’est compter sans la force de caractère de notre héros.

Clous Rouges (Red Nails – Savages Tales 1973-1974) : Une excellente adaptation signée Roy Thomas et Barry Smith de l’une des plus célèbres nouvelles de Robert E. Howard, datant de 1936, et disponible en France dans le recueil Conan le Guerrier (elle est également en train d’être adaptée en film d’animation). Le récit, fort de 61 pages d’action et de violence, est terriblement exotique, claustrophobe et gore, et Conan ne doit pas compter que sur lui, mais aussi sur Valeria, la compagne la plus intéressante (hum, disons la moins caricaturale) qu’ait jamais rencontré notre héros.

Dieu de ténèbres (Night of the Dark God – Savage Tales 1974) : Pour cette nouvelle de 20 pages, Barry Smith cède sa place à Neal Adam et Gil Kane. Après le sud des Clous Rouges, Conan est de retour dans le nord, chez lui. Là, il apprend qu’une des filles du village, Mala, a été enlevée par les Vanirs du l’île du Sabre. Une nouvelle qui fait également intervenir des Pictes. Cette nouvelle graphique est l’adaptation (très libre, puisque le héros est en réalité non pas Conan, créé en 1932, mais Turlogh O’Brien) de The Dark Man, écrite en 1930.

Le secret de la rivière au crâne (Secret of Skull River – Savages Tales 1974) : Nouveaux illustrateurs, Jim Starlin et Al Milgrom, pour cette nouvelle originale de 22 pages au scénario écrit, comme toujours, par Roy Thomas à partir d’un pitch de John Jakes. Dans les contrées de Zamora, Conan va découvrir un village dont la population est contaminée par l’eau de la rivière. Une eau qui reçoit en amont les déchets des expérimentations du nécromancien Sophos. Conan va alors utiliser ces talents pour pénétrer dans le château de Sophos. Une nouvelle pas très originale, mais au final plein d’ironie.

L’anathème du mort-vivant (Curse of the Undead Man – Savage Sword of Conan 1974) : encore une variation d’une nouvelle originale de Bob Howard puisque Mistress of Death (parue en français chez NéO et Fleuve Noir sous le titre La maîtresse de la mort) n’est pas à l’origine une aventure de Conan mais de Agnès de Chastillon (un personnage du 15ème siècle inspiré à Howard par Novalyne Price Ellis, son amie). Le dessin de cette nouvelle, scénarisée par Roy Thomas, est de John Buscema et Pablo Marcos. Cette histoire de nécromant à la recherche d’immortalité est un peu bateau mais Roy Thomas a eu la bonne idée de garder un personnage féminin en la personne de… Red Sonja, l’alter ego féminin de Conan. Autant dire que, avec ces deux là, ça déménage…

Le colosse noir (Black Colossus – Savage Sword of Conan 1974): adaptation par Roy Thomas de la nouvelle Black Colossus (préquelle de The Hour of the Dragon), éditée en 1933 dans Weird Tales, et parue en français dans le recueil Conan le Flibustier. Ici, les illustrations, superbes, sont de John Buscema et Alfredo Alcala. Le colosse noir est un excellent récit de 37 pages, découpé en trois actes, au cours duquel Conan oeuvre au service de la régente de Khoraja, la belle Yasmela. Pour sauver le royaume, Conan va devoir prendre la tête des troupes khorajienne et affronter l’armée du sorcier-démon Nathok. Une histoire fortement épique, mais au final un peu expéditif.

Le pic du Dieu-lune (At the Mountain of the Moon God – Savage Sword of Conan 1974) : ce récit fait suite au précédent et Conan est « au service » de Yasmela. Cette histoire de 23 pages n’est pas d’Howard – ni de ses disciples – mais est un pur développement de Roy Thomas. Les dessins sont, eux, toujours de John Buscema (assisté cette fois-ci de Pablo Marcos). L’histoire commence par la vision d’un Conan se prélassant dans un palais en bonne compagnie mais cela ne va pas durer. Ayant appris le lieu de détention du roi légitime de Khoraja (le frère de Yasmela), notre héros va se charger de la mission délicate qui est de le délivrer. Mais en plus des adversaires directs qu’il va devoir affronter sur le pic du Dieu-lune (des soldats ophiriens), il va découvrir qu’il y a aussi de la concurrence. Et de plus, nul n’est à l’abri d’une trahison…

Les démons des cimes (Demons of the Summit – Savage Sword of Conan 1974) : adapté d’une nouvelle de Bjorn Nyberg et dessiné par le talentueux Tony de Zuniza. Ici, on assiste non seulement à un changement d’illustrateur, mais aussi de decorum puisque Conan s’est aventuré dans l’est, en pays khozgari. Dans cette aventure, Conan « escorte » une jeune princesse à travers une région inhospitalière. Tombé dans une embuscade, il perd son compagnon Jamal et se voit enlever la princesse. Vexé et privé de son gagne-pain, Conan va traquer les ravisseurs jusqu’à leur repaire et découvrir une race dégénérée vivant sous la direction d’un invocateur. Une nouvelle mineure, assez courte (12 pages) mais pas désagréable, notamment grâce au trait de Tony de Zuniza.

La dernière histoire est L’Ere Hyboréenne, adaptée d’un essai de Robert E. Howard. Ce récit n’est pas une aventure de Conan mais l’histoire illustrée de son univers, des premiers âges à l’an 9500 avant J.C. C’est très intéressant, mais je n’adhère pas vraiment aux dessins de Walt Simonson et le scénario de Roy Thomas, très dense, est souvent assez brumeux. L’absence de cartes (à part celle des temps précataclysmiques) est également très préjudiciable à la compréhension (je me mets dans la peau du lecteur qui ne maitrise pas l’univers de Conan).

La conclusion de

Les Chroniques de Conan a beau ne présenter rien d’inédit, ni d’exceptionnel en soi, elles sont à mon avis une acquisition indispensable pour tout fan de Conan (et de Robert E. Howard) qui se respecte. L’ouvrage de Panini est d’une qualité irréprochable, excellemment explicatif, et certaines nouvelles graphiques (les Clous Rouges) sont d’une grande qualité. De l’excellent travail, bravo !

Que faut-il en retenir ?

  • Un bien bel ouvrage
  • Barry Smith et John Buscema, sympa.
  • Quelques nouvelles très intéressantes
  • Un must pour le collectionneur

Que faut-il oublier ?

  • Rien de vraiment nouveau

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