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Underworld 2 Evolution >

Critique du Film : Underworld 2 Evolution

Avis critique rédigé par Lucie M. le samedi 11 mars 2006 à 10:26

Une évolution assez complexe...mais très divertissante !

Sélène et Michael reprennent du service dans le second opus d’Underworld mais avec plus de faste et de scènes d’actions grandiloquentes. Le réalisateur, Len Wiseman, qui est également l’époux de la belle Kate Beckinsale, signe sa suite Evolution avec emphase et perd un peu les pédales au niveau du scénario. Néanmoins, le film se laisse amplement regarder et l’on passe un super moment de divertissement. Bien sûr il est regrettable que cette suite perde un peu de son côté intimiste et de son côté gothique grâce à cette teinte bleutée prédominante qu’on pouvait déceler dans le premier volet. Ce qui peut décevoir mais comme la plupart des scènes se passent en extérieur ; cela en devient normal.
Nous reprenons les faits exactement où ils s’étaient terminés dans le premier opus, avec tout de même une avant partie des plus appétissantes se passant en 1202. Elle nous fait un tout petit peu découvrir la genèse de cette lutte millénaire entre vampires et lycans, les déclencheurs de cette course au pouvoir avec son lot de trahisons. D’ailleurs, un texte d’introduction défile tout d’abord sur l’écran pour nous mettre en condition. Il y a bien longtemps Alexandre Corvinus – noble hongrois atteint d’une maladie rare le rendant immortel – engendra deux fils – Marcus et William – qui furent mordus tous les deux par des animaux. Marcus fut mordu par une chauve-souris et William par un loup. Que de malchance !! Car tous les deux porteurs de l’étrange virus du père mutèrent peu à peu en créant deux races. Marcus devint un vampire et William un lycan. Néanmoins, un père reste un père et même si ses fils devenaient de plus en plus incontrôlables en faisant don de leur mutation à tour de bras – surtout William atteint d’une fureur sans nom - Alexandre Corvinus laissa faire ses fils et cela pendant 500 ans.
Donc nous voici 500 ans après et Len Wiseman nous conduit au réveil de sa terrible créature Marcus. On l’aperçoit pour la première fois quand Kraven, désirant le tuer, arrive dans la salle de repos accompagné d’une bande d’exterminateurs vampires. Créature hybride dont la morphologie se rapproche de la chauve souris, elle se sert efficacement de ses deux d’ailes qui se transforment en espèce de deux membranes ressemblant aux pinces de la mante religieuse. Marcus les utilisera de manière récurrente dans le film comme de deux mains gigantesques qui serviront son désir de vérité et sa quête de pouvoir. Bien sûr, on remarquera que la forme qu’il peut prendre, à n’importe quel moment, est dû au nouveau sang qui coule dans ses veines. Souvenez-vous du scientifique lycan, Singe, qui fut tué juste au dessus de son cercueil de repos. C’est ce sang qui coule dans ses veines et qui le fait devenir un hybride comme à l’égal de Michael. D’ailleurs, des hybrides il y en aura beaucoup dans cette suite et même la belle Sélène en deviendra une.
Cependant, ce qui desserre le film est cette complication au niveau des apparitions d’hybrides. Michael en perd même son rôle et il devient un simple faire valoir à la superbe Sélène aux yeux fluorescents. Il y a également beaucoup de retours en arrières qui sont certes nécessaires à certains des personnages mais qui déstabilisent le scénario et le déroulement du film. Ils sont surtout nécessaires pour les personnages de Marcus et de Sélène. Marcus se réveille d’un long repos ; il doit découvrir, en absorbant du sang ou en se rendant dans diverses endroits foulés par les pieds de Sélène et de Michael, ce qui se passe avec son don d’ubiquité . Sélène, toujours au centre de l’histoire, cours après les souvenirs de son enfance et sa soif de découverte est de plus en plus vindicative. Elle en devient même une super vampire-exterminatrice et dégomme avec efficacité tout ce qui s’approche de son Michael. Elle a déjà perdu toute sa famille à cause de Viktor et elle n’est pas décidée à perdre son hybride chéri. Bien entendu, on assistera enfin à la scène qui tue le baiser des deux amoureux ainsi que la scène d’amour. Une scène néanmoins bien ridicule, comme le fait si bien remarqué Bastable dans sa chronique d’Evolution. En fin de compte, Len Wiseman désire plus recentrer son récit autour des frères Corvinus ainsi que sur son épouse Kate Beckinsale. D’ailleurs Marcus, interprété par l’acteur Tony Curran qu’on avait pu voir également dans un film de genre Blade 2, nous signe une interprétation très convaincante et ses transformations en chauve souris géante sont terribles. Sélène cependant perd un peu de son côté mystérieux et charmeur en devenant une machine à tuer.
Au niveau des effets spéciaux, j’ai trouvé le tout amplement réussi. Les créatures mi-synthétique et mi-maquillage sont très crédibles. Même si parfois des petits défauts viennent se greffer par-ci par-là, on s’en prend pleins les mirettes et notre besoin de voir évoluer enfin des créatures fantastiques sur grand écran nous enchante. Car ce genre de film se fait bien rare dans nos salles de cinéma. Alors quand on en tient un, et même si il n’est pas parfait, on le chérit. De plus, en ayant bien appréciée le précédent, j’avais réellement envie de voir la suite des événements. Je n’ai pas été déçue. Même si le scénario se laisse porter par une suite de scènes où l’action est de mise, je me suis régalée. Contenant beaucoup de scènes gores, le film garde quand même son côté voué au genre et peut être facilement mis en avant pour cela. La scène de la fin où Sélène réussit à vaincre Marcus est délirante et bien gore. Michael excelle dans l’art de détruire des crânes de Lycans à mains nus au point d'en être super jubilatoire.
Néanmoins, encore un petit point faible, les Lycans ne nous font plus réellement peur. Dans le premier où l’atmosphère était plus ancrée dans un monde souterrain, on pouvait facilement avoir la frousse des abominables Lycans. Là où le bas blesse c’est que dans cette suite on apprend peu à peu qu’ils étaient tout d’abord des créatures violentes et qu’ils leur étaient impossibles de reprendre forme humaine après leur première transformation. Je pense que Len Wiseman aurait dû plus accentuer ce côté dans son Evolution pour mettre un peu plus de pression aux spectateurs. Car au fur et à mesure où Marcus réussit à trouver son frère William, on nous le décrit comme étant un Lycan d’une violence hors du commun. Sur coup-là c’est un peu décevant, car ce dernier n'étant pas très convaincant! La créature n’est pas réalisée en synthèse et se déplace avec beaucoup de difficulté ce qui la rend un peu froide et rigide. Dommage !! J'aurai bien aimé ressentir quelques petits frissons de peur pendant la vision d'Evolution.
Ensuite, on peut réellement se demander s’il y a tellement de nouveautés dans la composition du mythe de Len Wiseman en ce qui concerne les origines du vampirisme et de la lycanthropie. Le côté scientifique se moule très bien à ce genre de mythe fantastique puisqu’il découle directement du liquide vital des humains et il est en quelque sorte traité comme une maladie génétique. Il perd bien sûr en mysticisme et les gadgets tels que croix religieuses ou gousses d’ail ne sont plus efficaces. Néanmoins, reste pour les vampires le douloureux contact des rayons du soleil et pour les loups-garous le douloureux contact de l’argent. Même si ce genre de traitement scientifique d’un mythe fantastique a déjà été utilisé dans diverses œuvres – Dan Simmons ou Brian Lumley – le véritable challenge d’originalité de l’histoire de Len Wiseman se remarque dans l’élaboration d’un univers très détaillé où se mêlent deux créatures très connues. Là je pense que c’est une véritable réussite puisqu’il réussit à nous y intéresser même si son élaboration est très complexe.

70

Malgré quelques défauts de scénario et beaucoup d’étalage d’actions, Underworld Evolution se laisse amplement visionner en tant que réel moment de bon divertissement. Des décors aux créatures, on s’en prend plein la vue et on est content. Les films fantastiques avec des vampires et des loups garous se font tellement rares au cinéma qu’il est réjouissant d’en voir un, même s'il n’est pas parfait. Len Wiseman essaye toutefois de réinventer le mythe de ces deux espèces fantastiques tant exploitées et, même si il s’y perd un peu, le tout fonctionne bien car il a su créer son propre univers. De plus, avec des moments bien gores, on est conquis et surpris. J’ai passé un super moment et j’ai même été le voir une seconde fois. J’attends d’ailleurs la suite avec impatience surtout qu’elle serait un prologue à cette lutte millénaire des vampires et des Lycans.

Critique de publiée le 11 mars 2006.

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