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Critique du roman : Les Enfants de Hùrin [2008], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 18 novembre 2020 à 09h00

Quand y en marre, y a Turambar !

« Hador Tête d'Or était un seigneur des Edain, et très aimé des Eldar. Il vécut les jours qui lui furent alloués sous la suzeraineté de Fingolfin, qui lui donna de vastes domaines dans cette région du Hithlum qu'on nomme Dor-lomin. Sa fille Gloredhel épousa Haldir, fils de Halmir, seigneur des Hommes du Brethil ; et au cours des mêmes festivités, son fils Galdor le Grand prit pour femme Hareth, fille de Halmir. »

Du monde imaginaire de la Terre du Milieu, les œuvres les plus connues sont Le Hobbit et Le Seigneur des Anneaux, deux récits publiés du vivant de J.R.R. Tolkien. Après la mort du père de l'héroïc-fantasy moderne, de nombreux récits sont parus dont Les Enfants de Hùrin.

Le célèbre écrivain et professeur Tolkien est connu pour avoir créer un monde fantastique inspiré des mythes et légendes principalement européennes avec La Terre du Milieu qui est aujourd'hui connue du monde entier. Un monde que le Britannique façonna pendant des décennies et dont l'oeuvre la plus réputée est sans conteste Le Seigneur des Anneaux (1954-1955) avant le roman pour enfants Le Hobbit (1937). Les Enfants de Hùrin permet néanmoins de montrer la volonté et l’exigence de ce grand monsieur de la littérature mondiale. Il aurait commencé ce récit en 1917 alors qu'il séjourne dans un hopital après avoir été blessé au front. Il mit ce récit en pause pour se consacrer à ses obligations militaires, professionnelles, familiales ou simplement pour rédiger d'autres œuvres. Il reprit souvent cette histoire tragique des enfants d'un chef Homme en changeant la forme (d'un poème à un conte) et en retravaillant des parties entières. Et comme pour de nombreux récits comme Le Silmarillion, le texte a été repris et réaménagé par son fils Christopher pour une (re)sortie en 2007 alors que Le Seigneur des Anneaux version Peter Jackson est encore dans toutes les têtes. Ressortie car Les Enfants de Hùrin (ou Narn i Chîn Húrin dans une langue inventée par Tolkien) apparaît dans une forme résumée comme chapitre du Silmarillion et dans une forme plus longue dans un des Le Livres des Contes Perdus. Il s'agit donc d'un récit qui n'a pas été finalisé par son auteur et qui est inédit dans cette forme qu'on pourrait qualifier de « version longue ».

Des millénaires avant les événements décris dans Le Seigneur des Anneaux, l'ennemi des peuples libres (Elfes, Nains et Hommes) était le Valar Melkor, sorte de dieu déchu ayant embrassé la cause du mal et menant les créatures des ténèbres comme les Orcs, les Balrogs ou les Dragons... Lors d'une bataille aussi décisive que dramatique, le chef humain Húrin se distingue par sa bravoure et son sacrifice en étant capturé par les armées de Melkor laissant son royaume ouverts aux humains malfaisants où vit sa femme Morwen ainsi que ses deux enfants Turin et Nienor. Prisonnier de Melkor, Húrin refuse de livrer ses secrets et son tortionnaire décide de maudire sa famille. On suit surtout la vie de son fils Turin qui vit un temps chez les Elfes avant de s'en enfuir et de vagabonder en Terre de Milieu en livrant sauvant bataille aux armées de Melkor qui deviennent de plus en plus puissantes. De leurs côtés, la situation de Morwen et de Nienor s'avère de plus en plus difficile.

La découverte de ce récit est au départ assez difficile pour plusieurs raisons venant principalement qu'il ne s'agit pas d'une œuvre proprement terminée. Comme l'extrait présenté en début de critique, J.R.R. Tolkien étale ici son univers avec une profusion de noms et de concepts qu'il ne précise pas souvent et pouvant nous perdre parfois. Alors certes, l'édition proposée par son fils comporte des explications et un lexique mais ce sont des aides qui gâchent un peu l'expérience de lire une œuvre de fiction. Il en résulte un style mélangeant le conte et la chronique où il se passe beaucoup de choses en moins de 250 pages de récit tout en subissant parfois cette profusion de noms exotiques. Le style est donc assez brut et parfois peu aisé à suivre. Il est donc peu recommandé de découvrir l’œuvre de Tolkien par ce roman et les fans connaissent déjà cette histoire dont le déroulement ne change pas vraiment dans cette version longue... Il faut aussi accepter de prendre cette histoire comme un conte avec des enchaînements parfois un peu faciles où la destinée (souvent tragique) force l'intrigue avec une magie parfois obscure à comprendre...

Pourtant, le talent de Tolkien reste indéniable car on retrouve avec grand plaisir l'incroyable univers qu'il a façonné tout au long de sa vie. Cette histoire tragique inspirée des mythologies finnoise (Kullervo), nordique (Sigurd) et grecque (Œdipe) est captivante du début à la fin avec des personnages forts comme Turin sorte d'anti-héros qui chamboule un peu nos perceptions quant à notre appréciation de sa personne comme de ses actions. Tous les personnages ont par ailleurs cette ambivalence les rendant si intéressants. On apprécie le récit des grandes batailles comme la découverte des civilisations et cultures des différentes races divisées entre elles de la Terre du Milieu. Le style brut tout en aspérités de cette ébauche devenue roman donne parfois un charme de légende ancienne surtout quand Tolkien décrit des actions très souvent héroïques. On apprécie aussi le côté tragique et violent du récit qui sonne comme plus noir et pessimiste que les autres grandes œuvres de l'auteur. Saluons aussi les sublimes illustrations d'Alan Lee présentes au milieu de l'édition poche mettant en avant un certain gigantisme écrasant les personnages du récit.

La conclusion de à propos du Roman : Les Enfants de Hùrin [2008]

Auteur Bastien L.
74

Les Enfants du Húrin est une plongée difficile dans l'univers de J.R.R. Tolkien comme une sorte de diamant brut mal dégrossi dont il faut aller chercher les qualités avec persévérance. Cela permet de suivre un récit prenant place dans un monde d'une richesse incroyable avec des personnages bien travaillés et une fresque aussi épique que tragique. Les néophytes peuvent être perdus mais les connaisseurs seront plus que comblés.

On a aimé

  • Une histoire sombre, violente avec des personnages ambigus
  • Un côté conte/chronique/saga passionant
  • L'univers créé par Tolkien

On a moins bien aimé

  • Style très brut
  • Une profusion de noms de personnages et de lieux à donner le tournis
  • Pas vraiment une oeuvre très originale pour les fans

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