75.OOO pixels viennent d'être aspirés dans un trou noir !
Le futur sera peut-être différent mais sur cette planète nous vivons encore grâce à la publicité.
Astuce N°3 : Un peu de fantasy ! Désactivez votre Adblock pour notre domaine et nous revivrons comme par magie !
On vous aime et nous vous souhaitons une bonne lecture. "Longue vie et prospérité !"

Critique du film : Le Hobbit : La désolation de Smaug #2 [2013], par Bastien L.

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 13 février 2019 à 09h00

Smaug on the Water

Critique de la version longue contenant de légers spoilers sur l'intrigue.

La désolation de Smaug fut incontestablement un film très attendu. Attendu d'abord comme le second volet d'une trilogie initiée par Un voyage inattendu, réalisée par Peter Jackson, le long-métrage promettait un retour dans l'univers du Seigneur des Anneaux, magnifié au début des années 2000 au que les films sont devenus instantanément cultes. La désolation de Smaug était aussi plus particulièrement attendu après un premier épisode qui, sans remporter tous les suffrages, avait su nous mettre en appétit afin d'en découvrir un peu plus et de voir enfin la confrontation entre Bilbo et le terrible dragon Smaug.

Pour rappel, la trilogie Bilbo le Hobbit est l'œuvre de Peter Jackson et de la quasi totalité de l'équipe technique ayant travaillé sur l'adaptation du Seigneur des Anneaux. Une œuvre culte comme il a été dit, Le Retour du Roi empochant pas moins de 11 oscars, et surtout un succès énorme au box-office. De quoi donner envie aux studios de poursuivre l'adaptation des œuvres de J.R.R. Tolkien. Et on peut dire que cette trilogie du Hobbit accoucha dans la douleur entre démêlés judiciaires sur les droits d'adaptation, faillite du studio devant s'occuper de la production, retards pour des raisons technologiques et enfin la décision de réaliser trois films et non deux... Un chemin de croix qui eut raison de Guillermo Del Toro, un temps engagé comme réalisateur, qui poussa Peter Jackson a reprendre le flambeau et replonger dans la Terre du Milieu.

Officiant aussi en tant que producteur et scénariste, le cinéaste néo-zélandais reprit comme décors sa patrie en s'entourant des mêmes collaborateurs (scénaristes, les sociétés Weta pour tout l'aspect visuel du film et quelques acteurs...). Cela aboutit à la sortie d'Un voyage inattendu fin 2012, dont l’accueil assez positif fut néanmoins moins concluant que pour Le Seigneur des Anneaux. La production des deux trilogies furent assez distinctes à raison de un film par an avec la sortie de la version longue de chaque long-métrage un an après. La désolation de Smaug déboula sur les écrans en décembre 2013 et sa version longue en blu-ray/DVD en décembre 2014.

Bilbo le Hobbit (1937) est à la base un livre pour enfant assez court écrit par J.R.R. Tolkien. Sa suite, Le Seigneur des Anneaux, parut au début des années 1950. La fin du Seigneur des Anneaux fut remplie d'annexes révélant des informations sur les agissements du magicien Gandalf pendant Bilbo Le Hobbit, et surtout sur l'émergence du Nécromancien. Peter Jackson et ses scénaristes prirent donc la décision de mélanger l'intrigue du livre original avec ces informations supplémentaires expliquant, en partie, la division d'un livre aussi court en trois films de plus de deux heures. Sans aucun doute que l'aspect financier y a aussi joué un rôle afin de proposer trois films au succès annoncé. De même il ne faut pas exclure l'enthousiasme d'un Peter Jackson voulant toujours en faire plus. La désolation de Smaug se retrouve donc dans la position ingrate du film du milieu qui n'a habituellement pas le charme des débuts et le côté grandiose d'une fin (même si l'Empire contre-attaque et Les Deux Tours ont su faire mentir ces idées).

On retrouve donc au début du métrage, Gandalf (Ian McKellen), Bilbo (Martin Freeman) et la compagnie de nain du roi héritier d'Erebor, Thorin (Richard Armitage), qui sont toujours poursuivis par les orcs et doivent trouver refuge chez le métamorphe Beorn. A partir de là, ils savent qu'il se rapprochent de leur but : récupérer le royaume d'Erebor au sein de la Montagne Solitaire gardée par le dragon Smaug (Benedict Cumberbatch) qui avait fait fuir les nains des décennies auparavant. Ils devront, pour réussir, traverser la foret de Mirkwood, sous l'emprise d'un mauvais sort et où vit un royaume d'Elfes peu accueillant dirigé par Thranduil (Lee Pace), avec qui Thorin entretien un contentieux. Ils devront aussi passer par Lacville, cité humaine touchée par la misère pour enfint atteindre Erebor où il faudra affronter le dragon... De son côté, Gandalf ne peut rester avec la compagnie de Thorin puisqu'il doit enquêter sur les agissements et alliés du Nécromancien qui rappelle dangereusement le souvenir de Sauron...

Le travail d'adaptation des scénaristes (Peter Jackson, sa femme Fran Walsh et Philippa Boyens) a du être assez ardu étant donné que le livre original est un conte pour enfants. Très loin de la minutie, du foisonnement et de la richesse d'univers du Seigneur des Anneaux, le livre de Tolkien enchaîne rapidement les péripéties et présente un monde plus naïf et coloré. A cela, se rajoutent les Appendices présentant le périple de Gandalf, plus sombres avec un ton résolument différent. Néanmoins, La désolation de Smaug s'avère être le métrage le plus fluide de la trilogie car les héros sont quasiment toujours en mouvement, enchaînant les fuites, les combats et les découvertes de nouveaux lieux. On est très loin du début jugé parfois poussif dUn voyage inattendu. Le second volet nous plonge constamment dans l'action ce qui est logique au vu du périple épique que doivent affronter nos héros. Les libertés prises par rapport au roman ne sont pas vraiment énormes pour ce qui est du trajet des nains, rajoutant juste quelques péripéties et des scènes d'action bien plus longues que dans le roman. Les choix les plus polémiques des scénaristes a été évidemment d'ajouter deux personnages : les elfes Legolas (Orlando Bloom), fils de Thranduil, et Tauriel (Evangeline Lilly) capitaine de la garde du roi. L'apparition du premier ne gêne pas vraiment étant donné qu'il aurait très bien pu se trouver là et cela permet de faire le lien plus efficacement avec l'adaptation du Seigneur des Anneaux. La seconde est plus discutable. On comprend l'envie d'avoir un personnage féminin fort dans l'intrigue mais si c'est pour lui faire avoir une histoire d'amour avec la nain Kili (Aidan Turner)... Rajouter un personnage féminin pour créer une bluette clichée semble finalement contraire à la volonté initiale de féminiser dans le bon sens la trilogie.

Cette idée semble finalement aussi rallonger (voire alourdir) une trilogie assez riche dont l'un des principaux reproches fut de tirer un peu en longueur... C'est peut-être le film de la trilogie où cette sensation est la moins perceptible tant il s'avère plus rythmé avec des héros sans cesse en mouvement et des lieux intéressants qui se renouvellent bien. On passe de l'inquiétante foret peuplée d'araignées géantes au royaume de Thranduil et son architecture si particulière. Ensuite on profite de séquences spectaculaires sur une rivière déchaînée avant de découvrir la sombre Lacville avant un final dantesque dans Erebor et ses mines. Si on doit rapprocher ce film à un autre de la filmographie de Peter Jackson, je pencherai plus pour King Kong dans le sens d'un blockbuster à très grand spectacle allant souvent à 100 à l'heure, sans véritable temps mort, construisant ainsi un divertissement familial d'une très grande efficacité. Certains passages semblent parfois grotesques mais encore une fois, il s'agit de l'adaptation d'un conte... Certes on reste très loin de la profondeur du Seigneur des Anneaux et l'histoire prend rarement le temps de se poser mais on en prend plein les yeux. Néanmoins, on comprend parfaitement les différents enjeux du scénario avec la confrontation verbale entre Thorin et Thranduil où la situation précaire de Lacville à travers le personnage du téméraire Bard (Luke Evans) s'opposant au pouvoir autoritaire du Maître (Stephen Fry). On aperçoit encore plus le dangereux orgueil de Thorin et les transformations de Bilbo liées à la découverte de l'anneau. Malgré tout, seuls les personnages principaux bénéficient d'un véritable traitement à l'écran car Legolas et Tauriel viennent finalement parasiter la compagnie des nains dont on peine à les reconnaître par leur nom. Enfin, la version longue propose environ 25 minutes en plus se concentrant avant tout sur les personnages de Beorn et du Maître, plus présents à l'écran, et en introduisant le personnage de Thrain, le père de Thorin, dont on apprend la destinée.

Qui dit grand spectacle dit évidemment artifice visuel à mettre en avant. On pouvait avoir beaucoup de doutes en découvrant cette nouvelle trilogie mais pas concernant le travail de Richard Taylor, comme de ses équipes de Weta, en charge de l'aspect visuel des productions de Peter Jackson. C'est à dire les décors, les costumes, les armes, le maquillage et tous les effets spéciaux (de plateaux ou numériques). Grâce à un travail d'orfèvre, on est plongé littéralement dans la Terre du Milieu, et le choix de filmer en 60 images par seconde donne plus de clarté et de fluidité à l'ensemble permettant de bénéficier grandement du travail accompli. Ce travail est évidemment du même tonneau (ha ! ha !) que Le Seigneur des Anneaux et Un voyage inattendu... Revenons donc sur les nouveaux décors qui là aussi sont de haute volée. Le foret dangereuse de Mirkwood, la forteresse isolée de Thranduil mélangeant pierre et bois, Lacville et son aspect de Venise décrépie et bien sûr la Montagne Isolée et ses torrents d'or. L'émerveillement est de chaque instant et on se plaît à chercher le moindre détail pour nous plonger un peu plus dans la quête de Bilbo. Les effets numériques sont encore une fois d'une grande efficacité, avec notamment la dantesque fuite dans les tonneaux et surtout la modélisation de Smaug avec l'affrontement qui s'en suit. Créé en partie grâce à la motion capture effectuée par Benedict Cumberbatch, le dragon est impressionnant et magnifique en faisant un des personnages les mieux réussi de la trilogie. Et on apprécie évidemment le foisonnement des créatures (araignées, orques, ouargues, ours géant...). Et que dire encore une fois de la magistrale musique d'Howard Shore dont certains thèmes sont aussi forts que ceux du Seigneur des Anneaux ?

Concernant la misse en scène de Peter Jackson, là encore on reste dans le classique avec une action toujours lisible, un défi technique relevé haut la main tant le tournage a été compliqué en termes d'effets spéciaux et de différences de taille entre les personnages bien plus importantes qu'entre les acteurs. On retrouve son amour pour le cadrage serré des personnages comme ses magnifiques panoramas. Beaucoup de plans par hélicoptère avec des personnages minuscules qui courent sont encore de la partie... Seule la partie dans Mirkwood est un peu différente afin de montrer la folie qui s'empare des héros avec des effets intéressants. Il faut aussi saluer la bonne tenue de sa réalisation et du montage pour rendre divertissant l'affrontement contre Smaug assez difficile sur le papier. Peter Jackson a plus laissé libre court à sa folie, sa générosité en terme de spectacle comme ce fut le cas sur ses premières productions (Bad TasteBrainDead...), qu'il avait un peu calm" sur le Seigneur des Anneaux et qu'on retrouve finalement dans King Kong (la fosse aux insectes...). On a encore le droit à Legolas qui fait du "surf" et autres actions violant sans problème les lois de la physique allant même jusqu'au burlesque notamment dans la séquence des tonneaux. Dans ses envies de grandeurs et d'action révolutionnaire au caractère un peu abusé, Jackson a du en laisser beaucoup sur la touche. Encore une fois, cela va dans le sens du spectacle familial. Enfin, les comédiens s'en sortent bien à commencer par un excellent Martin Freeman (Bilbo) dont la joute verbale avec Benedict Cumberbatch (Smaug) est un des grands moments de la trilogie tant les deux acteurs sont excellents. Ian McKellen (Gandalf) est aussi bon qu'à son habitude tandis que Richard Armitage (Thorin), Luke Evans (Bard), Orlando Bloom (Legolas) et Evangeline Lilly (Tauriel) s'en sortent avec les honneurs, comme le reste du casting.

La conclusion de à propos du Film : Le Hobbit : La désolation de Smaug #2 [2013]

Bastien L.
80

La Désolation de Smaug est un grand spectacle familial dont la version longue permet d'allonger le plaisir sans rajouts inutiles. Certes on reste loin de l'excellence du Seigneur des Anneaux mais Peter Jackson délivre une nouvelle trilogie avec un ton différent, résolument moins sombre comme en atteste ce second volet. Il y a quelques mauvaises idées d'adaptation, une propension peut-être trop lourde à l'action mais le divertissement proposé tient toujours la route. On se régale les yeux grâce à une direction artistique exceptionnelle et des effets spéciaux époustouflant dans un blockbuster de grande qualité.

On a aimé

  • Un souffle épique invroyable
  • Une direction artistique géniale et des effets spéciaux impressionant
  • Une réalisation fluide et souvent inventive

On a moins bien aimé

  • Des choix d'adaptation discutables
  • Une générosité dans l'action tendant parfois vers l'absurde
  • Peut apparaître comme trop long

Acheter le Film Le Seigneur des Anneaux : Bilbo le Hobbit : Le Hobbit : La désolation de Smaug #2 [2013] en un clic

Nous vous proposons de comparer les prix et les versions de Le Seigneur des Anneaux : Bilbo le Hobbit : Le Hobbit : La désolation de Smaug #2 [2013] sur Amazon, site de vente en ligne dans lequel vous pouvez avoir confiance.

Retrouvez les annonces de nos dernières critiques sur les réseaux sociaux

Sur Facebook | Sur Twitter | Sur Google+

Les autres critiques de Le Seigneur des Anneaux