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Critique du Film : Hunger Games
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Critique du Film : Hunger Games

Avis critique rédigé par Gil P. le lundi 26 mars 2012 à 1840

Running Woman

Hunger Games est une surprise, et une bonne. Quand un livre pour adolescents fait un gros carton, on se demande toujours si c’est une mode ou un vrai bon bouquin. pour ce qui est du livre, je n’en sais rien encore mais le film donne envie de lire la série. Quand un film pour adolescents fait un gros carton, on se demande toujours si c’est parce que c’est de l’action simplette pour midinettes (Twilight) ou si c’est un vrai bon film… Ici on a l’exemple d’un bon film, comme quoi tout arrive.

Autant les noms des acteurs et de l’équipe technique ne sont pas les plus connus du marché, même si personne n’est inconnu dans les rôles principaux et qu’il y a quelques références dans les seconds rôles, autant on a à faire tant devant la caméra que derrière à une équipe de pros qui savent ce qu’ils sont en train de faire et qui ne risquent pas de laisser déraper l’ensemble. On parle d’une mécanique bien huilée, bâtie sur des moments forts solides et d’habiles idées de mise en scène. Quelques répétitions de situations voulues, parfois un peu visibles mais utiles - la symbolique de la porte notamment qui s’ouvre ou non suivant qui est le personnage qui tente sa chance, une utilisation sensée bien qu’un peu outrancière des plans serrés voire très serrés… L’image a beaucoup de qualités et un seul défaut : la caméra à l’épaule presque systématique sensée nous inclure dans l’action mais particulièrement vomitive dans les moments calmes où on aurait aimé que le cadreur soit à un stade moins avancé de son Parkinson. Ont-ils entendu parler d’une invention géniale comme la Steady Cam ? on finirait par faire la quête dans le cinéma pour leur en offrir une.

Ce qui est étonnant  et auquel on ne s’attendait pas dans ce film, c’est cette exigence particulière avec le spectateur ce qui est très rare dans les films pour ados. C’est couillu et ça paye, car les salles sont combles et c’est une bonne chose. La qualité de l’image, des personnages, du rythme, des flashbacks fait un peu oublier que le fond de l’histoire est du déjà vu un peu mélangé à la sauce encore et encore avec une touche d’excellence et de maitrise qui excuse beaucoup de choses. La profusion potentielle d’histoires annexes (24 concurrents) totalement écrasées par une course contre la mort donne vraiment l’impression attendue de gâchis inutile de vies.

Bien sûr on pense inévitablement à du Stephen King : un espèce de mix étrange entre Running man pour la retransmission télé, l’arène, le concept et Marche ou crève pour quelques scènes d’entraide et la régularité annuelle, ajoutons une louche de Battle Royale et une petite touche de The Truman Show (pour le dôme), secouons et on finit par une bonne rasade de Stanley Tucci pour le goût ! Ce sont les références essentielles, même si l’univers décrit n’épargne ni le braconnage de temps de guerre ni un twist génial piqué à un célèbre auteur que je ne cite pas pour éviter le spoil total. Mais c’est tellement bien emmené dans un rythme sans faille et bien pensé en cohérence que franchement il ne faut pas bouder le plaisir et y tremper les lèvres avec bonheur.

C’est l’équipe technique du film qui je pense explique une bonne part de cette réussite. Ce film est écrit tant dans le scénario que dans la maitrise de l’image et des plans. L’auteure Suzanne Collins s’est impliquée (co-scénariste et productrice exécutive) et elle sait ce qui fait la qualité d’une adaptation au vu de son expérience à la télévision (scénariste et responsable éditoriale sur diverses séries), ensuite car malgré la présence de deux autres co-scénaristes, ils apportent chacun une partie de leur univers et c’est une bonne chose. Le côté Thriller est très probablement insufflé par Billy Ray (Color of Night et Jeux de pouvoir plus récemment) alors que Gary Ross qui est aussi le réalisateur du film n’a pas son pareil pour mélanger et recomposer (Pleasantville et Big). En tous les cas, ils ont trouvé un équilibre d’ensemble qui est particulièrement réussi et relativement rare, du niveau de l’adaptation par Alfonso Cuarón d’Harry Potter et le prisonnier d'Azkaban qui est à mon sens le seul excellent film de la série et encore un niveau au dessus par rapport à Hunger Games de part l'apport de l'imagerie fantastique espagnole.

Côté acteurs aussi c’est du bonheur. jennifer Lawrence confirme sa maitrise des rôles de femme-poisson (les filles mystérieuses au visage lisse) déjà vu dans X-Men : Le commencement où elle incarne une Mystique excellente. Bon j’ai toujours été fan de Josh Hutcherson qui est bon dans les bons films (Zathura : une aventure spatiale, Le Secret de Terabithia) et souvent meilleurs dans les nanars (Voyage au centre de la Terre - 3D, L'Assistant du vampire) car il a le don pour cabotiner avec classe. Ici il est bon, pas besoin de cabotiner de trop pour sauver le film. Et on pourrait en citer beaucoup mais côté concurrents la mention spéciale va à Isabelle Fuhrman flippante dans Esther et ici encore complètement barrée. Dans le camps des adultes : Lenny Kravitz à un rôle très touchant, un côté que l’on ne lui connaissait pas vraiment, Wes Bentley roule des yeux en se rappelant à notre bon souvenir (vu dans American Beauty) et c’est une évidence mais Woody Harrelson fait un alcoolique au grand cœur de toute beauté, du Woody quoi.

La conclusion de

Hunger Games c’est un peu le film qu’on n’ attendait pas vraiment pour 2012 mais qui montre que l’on peut faire un gros budget qui ne prémâche rien pour le spectateur (en dehors de l’histoire originale clairement référentielle). Rythmé et allant à l’essentiel, le film n’oublie pas de faire ce qu’il faut pour qu’on l’aime, beaucoup ! Du vrai cinéma comme on en voit très peu, à la hauteur des meilleurs films d’actions d’une certaine époque dont un qu’il pille sans honte (Running Man). Et honnêtement, il n’y a pas de honte à avoir pour une fois.

Que faut-il en retenir ?

  • Rythme, efficacité et précision dans l’organisation des scènes
  • Des acteurs qui se donnent vraiment
  • Des références qu’on a plaisir à voir réadaptées à nouveau même si parfois c’est un peu trop évident

Que faut-il oublier ?

  • Une caméra portée à l’épaule un peu soulante

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