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Tron : l'héritage >

Critique du Film : Tron : l'héritage

Avis critique rédigé par Sylvain T. le mardi 1 février 2011 à 21:23

Un jeu sans grand intérêt

On ne l’attendait pas spécialement chez Disney, mais la suite du cultissime Tron s’apprête à envahir les salles obscures. Les fans vont ainsi pouvoir retrouver la grille et son univers si unique, mais à quel prix ?

Son père ayant mystérieusement disparu, Sam Flynn, fils du génial inventeur Kevin Flynn, ère à la recherche d’un but. A ses heures perdues, il lui arrive de pirater le principal logiciel de la firme de son père afin de le proposer aux internautes gratuitement, comme Kevin l’aurait souhaité. Seulement, voilà, un jour, alors qu’il reçoit un message venant de l’ancienne salle de jeu de son père, il est aspiré dans un étrange monde où se mêlent alcools, cybersexe et course de motos futuristes…

Difficile de ne pas se montrer impatient devant l’idée de retrouver le monde de Tron. Ce film de science-fiction qui a bercé toute une génération de cinéphiles avertis avait en effet fait sensation et lorsqu’un projet de suite fut alors annoncé, les fans furent en alerte, non sans avoir une certaine appréhension à découvrir ce nouveau bébé mis entre les mains de Disney. Car la bande-annonce laissait augurer le meilleur, visuellement efficace, il était surtout bercé par la musique de Daft Punk, qui s’était alors allié avec un orchestre philharmonique pour l’occasion. Un régal visuel et sonore donc que l’on se tardait de découvrir. Mais vint alors la sortie américaine, avec son lot de mécontents et de critiques assassines apparaissant près de trois mois avant la sortie du film sur notre territoire. Après une série d’avant-premières, il était donc enfin temps d’avoir la vérité sur toute cette histoire, en clair, fallait-il vraiment attendre Tron : l'héritage ? Non.

Il serait trop facile de résumer une critique à ces quelques mots et pourtant, ils montrent à quel point la déception est grande pour les fans que nous sommes. Car malgré sa vétusté flagrante, le premier opus a toujours eu ce don de marquer les esprits dans un scénario à la fois simple et alambiqué. Bref, un film culte comme il y en a peu dans l’histoire du cinéma. Alors, qu’est-ce qui cloche dans cette suite ? Beaucoup de choses. Tout d’abord, on regrettera très clairement le manque flagrant de prise de risque scénaristes. L’histoire ne s’embêtant tout simplement pas à nous expliquer bien des mystères, comme l’apparition des ISO ou tout simplement comment un monde aussi peu autonome et sain dès le départ à pu devenir si gigantesque et si corrompu. La première heure du film est aussi trouble qu’une mare boueuse, si bien que l’on a beaucoup de mal à rester éveillé. Pire encore, les scénaristes se jouent clairement de nous avec d’innombrables passages pères-fils aussi lourdingues qu’ennuyants.

On ne sait d’ailleurs pas qui blâmer dans cette histoire. Disney ? Pas sur, le film reste suffisamment virtuel, on peut donc se permettre plus de choses face à un jeune public. C’est plutôt la réalisation qu’il faut critiquer car il y a un manque de rythme évident - Tron : l'héritage oscillant difficilement entre le très mauvais et le moyen sans jamais atteindre le bon. Les monologues de Jeff Bridges sont catastrophiques et n’apportent rien à l’intrigue, tout comme la pseudo-histoire d’amour entre Sam (Garret Hedlund) et Quorra (Olivia Wilde). Et ce ne sont pas les multiples références qui vont sauver le film malgré un hommage appuyé à Star Wars et à Matrix dans la scène de combat dans le bar où les Daft Punk font une apparition aussi inutile que remarquée. Côté acteur, on remarquera l’interprétation plutôt plaisante d’Olivia Wilde qui crève littéralement l’écran comme dans Docteur House…

Tron : l'héritage se révèle cependant efficace visuellement - les scènes de courses à moto ou les combats de disques sont sans doute les meilleurs moments du film - sombre avec des couleurs flashy (jaune, orange, rouge, bleu), l’univers est unique en son genre et les fans apprécieront. Les mauvaises langues diront qu’il s’agit là d’un manque d’inspiration et elles n’auront pas tout à fait tort puisque le noir du décor aide clairement le réalisateur à apporter de la cohérence à tout cela sans trop se fouler. Pour la 3D, on nous avait prévenus qu’une partie du film serait en 2D mais que l’intrigue dans La Grille serait elle en trois dimensions. Même si certaines scènes sont plutôt intéressantes sur le plan visuel, rien ne ressort vraiment et ce sont plus des effets de profondeur qu’autre chose. Rien de bien révolutionnaire donc, vous ne prendrez pas une seconde claque après celle d’Avatar. Le film arrivera néanmoins à accrocher les plus mélomanes d’entre vous grâce à une bande-son orchestrée par Daft Punk et son orchestre de toute beauté ! Les différents morceaux s’enchainent à une vitesse folle et s’il ne fallait retenir qu’une chose de tout ce chantier, ce serait sans aucun doute sa B.O..

40

Tron : l'héritage est un beau gâchis ou plutôt s’agit-il d’un œuf kinder avec un enrobage visuel et sonore digne des meilleurs chocolatiers, mais auquel on aurait momentanément oublié d’y mettre la surprise.

Critique de publiée le 1er février 2011.

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