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Critique du Film : Tron : l'héritage
Tron : l'héritage >

Critique du Film : Tron : l'héritage

Avis critique rédigé par David Q. le lundi 27 décembre 2010 à 1626

Le fils revient sauver papa

Vingt ans après TRON, les studios Disney nous proposent une suite à cette fable futuriste virtuelle devenue mythique. Rappelez-vous, TRON c’était un des premiers films en images de synthèse où un concepteur de jeux se retrouve digitalisé dans son monde virtuel pour y combattre le MCP (Maitre Contrôle Principal). Vingt ans après, les effets spéciaux ont bien évolués, beaucoup plus de monde est « connecté » et Disney a dû adapter son récit à ce nouveau monde.

Les fameux combats de disques

TRON L’héritage commence avec un flashback. On y voit Sam, le fils de Kevin Flynn (le concepteur du premier TRON) qui part sur son lieu de travail pour y régler une dernière affaire. Ce sera la dernière fois qu’il voit son fils. Sam grandit chez ses grands parents et devient un activiste qui suit la voie de son père et qui prêche l’Open-Source. Quand il reçoit un signal provenant de l’ancienne salle d’arcade de son père, son sang ne fait qu’un tour et il s’y précipite… et voilà que ça recommence comme il y a 20 ans.

L'ancienne salle d'arcade de Flynn

TRON l’héritage n’est pas un remake du premier mais bien une suite. L’histoire est sensiblement différente même si Joseph Kosinski est un peu obligé de saupoudrer son film d’éléments faisant référence à l'opus précédent. Pas d’inquiétude, vous aurez droit à une course de moto-lumières et à des combats de disques. En sa qualité d'hommage avoué, ce second volet se présente dans les grandes formes comme le premier volet, après une mise à jour graphique. Les grands principes qui ont fait le succès de son ainé sont encore présents mais dans un film beaucoup plus sombre et pessimiste.  C’est vraiment excellent de revoir la salle d’arcade de Flynn reprendre vie quand Sam remet le courant. Tous ces sons (Pacman, Galaxian…) nous rappellent une époque révolue; les années 80. Quelque part, le film tente de nous montrer par comparaison les différences entre deux époques, afin de nous montrer l’évolution des mentalités qui s’est opérée en vingt ans.

Les sentinelles

Film d'action avant tout, TRON L'héritage a remis au gout du jour les fameuses courses de motos et les combats de disques, les photos sont surement beaucoup plus explicites que mes commentaires sur le sujet. Néanmoins, même si la course de motos est bien plus dynamique et impressionnante que la première, je trouve qu'elle a moins de charme. C'est surement dû au fait que les motos ne tournent plus à 90° mais s'affrontent sur plusieurs niveaux grâce à des options au sol. On perd ce coté old-school si attachant du premier film pour se voir plongé dans une course poursuite plus classique même si elle est très bien réalisée. Pour les duels de disques, on a moins cette impression et ils restent toujours aussi passionnants car ils se déroulent vraiment entre deux personnes, sans artifices.

Poursuite en moto

Combat !

Mais TRON est aussi un film à effets spéciaux vu que la quasi totalité du film se déroule en décor numérique. Ce qui ressort à la fin de la séance, c’est qu’ils ne sont pas absolument bluffants (il faut rester un peu dans l’esprit du premier) mais suffisamment élaborés pour qu’on n’y prête pas attention. Tout est dans le design des costumes, des véhicules et des décors qui sont vraiment magnifiques. La 3D apporte un réel plus surtout que le film est filmé en 2D dans les scènes réelles et en 3D dans le monde virtuel ce qui nous donne vraiment l’impression d'y plonger. Et comme la 3D n’est pas un effet de post production mais que les séquences dans le monde virtuel ont bien été tournées en 3D, on y croit comme pour Avatar. On ne se pose même pas la question de savoir si c’est crédible. Sachant qu'il s'agit de virtuel, ça n’a pas d’importance et on se plait à admirer les séquences comme on admire un beau coucher de soleil.

Admirez les costumes

La musique fait vraiment partie du film du début à la fin. Ce sont les fameux Daft Punk (qu’on aperçoit à trois reprises dans le film) qui l’ont composée et ce choix est parfait. Ils apportent une vision robotico-numérique de la bande originale qui colle parfaitement à l’ambiance. Elle épouse tellement bien le film qu’on l’écoute parfois plus que les répliques et qu’il est difficile de se concentrer sur autre chose une fois que notre attention s'y est portée. Très bonne à écouter en solo, la bande originale pendant le film est parfois trop stressante, trop punchy, et alors que dans la plupart des films elle sert à véhiculer des émotions supplémentaires, ici, elle se contente de nous faire bouger.

Les Daft Punk sont normaux dans TRON

La trame principale du film est un peu trop simple. Sans vous dévoiler les méandres de l’histoire, on est plus dans une histoire de vengeance et de conflits que dans la découverte d’un univers. C’est donc très manichéen, voire booléen, ou chacun est soit gentil, soit méchant ; soit bleu, soit rouge. Le début est un poil long, on voit Sam faire quelques actes de piraterie et des acrobaties pour justifier ces mêmes actes dans le monde virtuel. Une histoire de peuple intelligent décimé vient relever un peu le niveau de réflexion métaphorique sur les machines mais c’est tout. Le dénouement est intéressant mais presque trop prévisible avec une fin un peu tirée par les cheveux. Néanmoins, le tout se tient (si on accepte le postulat de départ qu’on peut rentrer dans la machine) et on prend surtout beaucoup de plaisir à voir comment les différents éléments de TRON ont évolués dans « l’héritage ».

Un air de déjà-vu

Le jeu des acteurs n’est pas trop mis en avant. Il y a peu de plans rapprochés et pas énormément de dialogues. La plupart du temps, le film fait la part belle à l’action, aux scènes de cascades ou de foule et évite de trop se rapprocher des visages. Normal me direz vous dans un monde numérique où l’émotion est absente. Peut être, mais ça se ressent aussi sur le spectateur qui va surtout sentir l'adrénaline circuler dans ses veines et rien d’autre. C’est d’ailleurs quasiment à la fin du film que je me suis souvenu que le personnage de Clu était complètement numérique, l'on ne s’en rend compte à aucun moment (ce qui démontre encore une fois la qualité des effets numériques). Une chose est sûre, il faut avoir vu absolument le premier métrage pour pouvoir apprécier celui-là.

Une moto-lumièrer nouvelle génération

La conclusion de

TRON l’héritage est une suite hommage au premier. Avec un scénario propre, il part sur les mêmes bases mais joue la carte de l’évolution. Les effets et la 3D servent à l’immersion dans le film alors que l’histoire s’embourbe parfois un peu dans la facilité. Mais au final on prend un réel plaisir à le voir et à l’écouter car rares sont les bons films qui traitent des mondes virtuels avec autant de profondeur.

Que faut-il en retenir ?

  • La musique
  • La 3D
  • Les décors et costumes

Que faut-il oublier ?

  • L'histoire parfois trop facile
  • Le coté manichéen

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