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Critique de la Série Télé : Caprica

Avis critique rédigé par Sylvain T. le samedi 18 décembre 2010 à 01:34

Faire face à l’avenir

Après un pilote qui n’était pas rentré dans les annales de l’histoire, il fallait bien une saison entière pour propulser Caprica meilleure série de SF de l’année 2010. Voyez pourquoi.

Qu’on se le dise, le pilote ne nous avait pas laissés indifférents et pourtant, il n’était pas aussi léché que prévu et baignait dans des défauts parfois rédhibitoires. Difficile donc de commencer une saison complète sans avoir un a priori quelque peu négatif sur ce qui nous racontera la création des Cylons et le combat entre deux familles rivales qui vont découvrir la vie après la mort. Car toute la saison va reposer là-dessus et le culte du dieu unique, propre aux Cylons, va alors prendre tout son sens. Derrière la prévision d’un attentat qui pourrait causer la mort de millier de gens se cache le destin de douze colonies. Douze colonies qui tentent cependant de chercher à créer le compagnon de route parfait afin de faire le ménage, des travaux ou encore les courses, mais aussi - et surtout, des robots de combats qui seraient d’une extrême précision, mais toujours guidés par l’esprit de l’homme.

Le plus fascinant dans Caprica, c’est sans aucun doute le fait qu’étant donné que le téléspectateur connait déjà la suite des évènements (la série se déroulant 50 ans avant Battlestar Galactica), il se demande bien comment ces personnages, en apparence si tranquilles et inoffensifs, vont arriver à créer ce qui sera leur destructeur. Et c’est là qu’entre en jeu le V-World, un monde virtuel brièvement évoqué dans le pilote, qui servira de point d’appui à la religion monothéiste et à la présence d’une véritable I.A. à part entière sur les Cylons. Véritable épopée épique, les passages et même les épisodes se déroulant dans cet univers alternatif sont fascinants, car ils permettent de mettre un visage sur ce qui serait le paradis des Cylons, juste avant leur fameuse résurrection.

Cela étant dit, et comme pour BSG, les scénaristes ont pris un soin tout particulier à peaufiner la psychologie des personnages. Entre guerre de clan (les Adama contre les Graystone), et lutte fratricide, les combats vont être décisifs et vont peser sur la balance, la balance du destin. Zoe étant morte, c’est à cause de la volonté d’un père de retrouver sa fille qui va mener à la création de Cylons, sans pour autant que ce dernier, à la tête d’une géante multinationale dédiée à la robotique, ne laisse de côté le projet de robots soldats, un projet qu’il a décroché auprès du gouvernement. Sa femme n’y étant pas pour rien également dans l’histoire, on s’émerveillera devant la prouesse du jeu d’acteur de Paula Malcomson qui incarne une mère désœuvrée et qui va prendre part à la gigantesque manipulation autour du dieu unique et de ses partisans. Côté Adama, c’est surtout les aventures d’un chef de famille que l’on va suivre, et c’est assez compliqué, car ces dernières se révèlent moins riches qu’on pourrait le croire même si elles aboutissent par l’arrivée de Bill Adama, le « vrai de vrai ».

Quoi qu'il en soit, on ne remet pas en question le talent des différents acteurs en place. Tous sont excellents et justifient leurs présences à l’écran. Que ce soit Eric Stoltz (Daniel Graystone), l’incroyable Polly Walker (Sœur Clarice, instigatrice de la rébellion du dieu unique), et surtout Alessandra Torresani (Zoe Graystone) qui devient de plus en plus convaincante au fil des épisodes. Un casting éclectique, mais pas pour autant dénué de tout intérêt : bien au contraire même.

Mais outre une qualité scénaristique qui n’a pas été égalée depuis Battlestar Galactica (dans le monde de la SF à la télévision), et une réussite du point de vue fan-service, Caprica n’a pas réussi à convaincre les téléspectateurs américains. Si la série a été annulée à l’issu des 18 épisodes de la première et donc unique saison, c’est sans aucun doute parce qu’elle a eu « l’audace » d’avoir les qualités… et les défauts des 4 saisons de BSG. Le changement radical d’ambiance n’aide en rien, car si vous cherchiez en Caprica de l’action, inutile de vous précipiter pour la voir, car dans ce show, seule la mythologie autour des 12 colonies et des différents dieux (y compris l’unique) prime, et si c’est important et très intéressant, le rythme s’en ressent et certains épisodes sont forcément plus difficile à suivre. Mais sans que l’on sache trop pourquoi, ils ont chacun ce petit quelque chose qui fait la différence avec ce qui se fait en matière de série de science-fiction et même de série tout court. Et si les 18 épisodes s’avalent rapidement pour tout fan de BSG qui se respecte, c’est parce que la fin de la série offre aux fans une ultime séquence de près de 5 minutes qui met tout le monde d’accord sur les qualités et le bien-fondé d’une telle production.

90

Malgré ses défauts, Caprica est bien la série culte qu’elle prétend être depuis le début de sa diffusion aux USA. Désormais terminée, elle est utile pour comprendre bien des éléments de l’univers des 12 colonies, et baigne surtout tout en haut d’un édifice scénaristique d’une qualité encore inégalée. Le show a su, en seulement 18 épisodes, asseoir sa suprématie, 1 an et demi après la fin de Battlestar Galactica.

Critique de publiée le 18 décembre 2010.

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