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Critique de la Série animée : Canaan
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Critique de la Série animée : Canaan

Avis critique rédigé par Bastien L. le mercredi 17 octobre 2012 à 1705

Grande pétoires pour belles pépées

Critique de la VOST.

On le sait, les hommes aiment les filles sexy qui savent se battre et tirer dans tous les sens avec toute sorte de calibres. Et à ce niveau, les Japonais ne sont jamais les derniers pour nous en proposer. Néanmoins, une animation solide et de belles plastiques ne font pas tout...

A l'origine, Canaan est un roman visuel sorti entre 2008 et 2009 sur Wii, PSP et PS3 intitulé (préparez vous) 428: Fūsa Sareta Shibuya de. Il s'agit d'une sorte de film live interactif vous permettant d'influer un peu sur l'histoire. Cette dernière se déroule d'ailleurs avant la série qui nous intéresse, à Tokyo avec une histoire de kidnapping prenant des proportions importantes, menant jusqu'à une menace bactériologique. Même si le terrorisme n'est pas le thème principal de Canaan, il reste présent en toile de fond et semble se lier dans les différents médias qui explorent cette licence (cette courte série animée de treize épisodes de vingt minutes peut néanmoins se voir sans problème sans être familier des autres œuvres de la licence). C'est le studio P.A. Works qui s'est chargé de la production de ce projet, un studio qui illustre bien ce rapprochement entre animation et jeu vidéo puisqu'on lui doit les cinématiques de la série des Professeur Layton et son adaptation en long métrage d'animation. Un studio assez jeune donc, mais plutôt rompu aux animations rapides et autres scènes d'action.

On le comprend dès le générique d'ouverture, Canaan est surtout centré sur de l'action qui met en mouvement des filles aussi jolies que dangereuses, et notazmment la frêle demoiselle du titre, la jeune Canaan, qui se retrouve au centre de tous les évènements. Cette dernière est une mercenaire qui tire d'une amélioration de son « pouvoir » de synesthésie, c'est à dire un mélange de la perception due aux cinq sens. Elle peut ainsi attribuer des couleurs à ce qu'elle voit ou des formes à des odeurs...

On la retrouve donc au début en mission à Shanghai où elle supervise une conférence internationale contre le terrorisme pour une ONG japonaise. Elle y retrouve par hasard une ancienne amie, Maria Osawa, venue en tant que photographe avec le journaliste Minorikawa pour couvrir des évènements culturels dans cette métropole chinoise. Mais les trois héros vont faire face à ce qui ressemble à des attaques d'infectés au virus Ua, lequel agit comme une mutation pour ceux qui y survivent : ils se retrouvent avec une force décuplée et un pouvoir propre, à l'instar la belle serveuse Hakko, qui peut faire exploser le cerveau de ceux qui entendent sa voix.

On apprend aussi que Canaan s'est souvent battue avec une organisation terroriste appelée Les Serpents, contrôlée par la dangereuse Alphard, version brune de notre héroïne et à la plastique tout aussi attractive. Cette organisation, mêlée au virus, renvoie aux évènements vécus dans le jeu vidéo (qui explique aussi l'amitié entre Maria et Canaan), mais également au village d'Ua (donnant donc son nom au virus). C'est ici que le virus prit forme, sans que l'on sache sa véritable provenance. On retrouve donc des habitants de ce village transformés par le virus allant se battre aux côté de Canaan comme des Serpents. Cette affaire va donc mettre Canaan en face de son passé en essayant de trouver sa place entre la douce Maria et sa némésis Alphard, et ce tandis que Minorikawa va tenter de faire la lumière sur cette affaire en bon journaliste qu'il est. Une intrigue finalement un peu trop complexe dans ses tenants pour le nombre d'épisodes avec la sensation que l'on se trouve dès le départ plus au milieu d'un récit qu'au début. Un défaut qui tient plus du choix des scénaristes que du fait que la série n'est pas la première plongée dans cet univers. Treize épisodes, c'est court, et l'histoire oublie trop souvent d'aller à l'essentiel en s'attardant trop sur quelques personnages secondaires au détriment des motivations des grands protagonistes que l'on ne comprend pas toujours.

Mais le plus gros problème de cette histoire est surtout un de ses personnages principaux. Comme souvent dans les séries animées japonaise, on a l'impression que l'histoire se trouve coincée entre une gravité sérieuse et des personnages trop enfantins. C'est ici le cas de Maria qui n'est que sourires, naïveté et que l'on imagine pas une seconde dans l'intrigue. C'est le genre de personnage toujours de bonne humeur, qui passe son temps à s'extasier pour un rien en criant, qui tranche vraiment avec le reste du casting. On se console néanmoins avec les autres personnages : des guerrières assez classe, mais également la savoureuse Liang Qi, bras droit d'Alphard aussi peu vêtue que timbrée.

L'histoire se suit finalement sans grande passion, et on n'apprécie que quelques scènes pour leurs dialogues et révélations. On se concentre plus sur l'action d'une série qui n'en manque pas et propose quelques scènes de bravoure, notamment dans les épisodes 6 et 7, ou encore dans les quatre derniers épisodes, dans lesquels les scénaristes prennent un plus de risques en offrant une fin mouvementée tout en secouant les certitudes des personnages. Et il faut ici saluer la performance de l'ensemble des comédiens japonais qui offrent des partitions sans faut (on sent qu'il s'agit de professionnels habitués aux techniques du doublage). Malgré cela, on ne peut s'empêcher de penser que le scénario n'a pas été assez maîtrisé par les créateurs de Canaan, qui ont laissé trop de place à Maria et ont voulu apporter trop de questions pour des réponses complexes, et n'ont pas réussis à aller vers l'essentiel. Par moments, on s'ennuie en attendant la prochaine séquence d'action.

Et cela parce que au niveau animation, P.A. Works est proche du sans-faute, avec tout d'abord un character design assez réussi. On reprochera peut-être aux personnages masculins de trop se ressembler, mais pour ce qui est des personnages féminins, les dessinateurs ont réussis à les rendre aussi sexy que réalistes dans leurs proportions (où cela à trop souvent tendance à partir dans le fan service). Canaan et Alphard respirent la classe pour ne citer qu'elles. Ensuite les décors sont assez diversifiées. Les grands buildings de Shanghaï contrastent bien avec la vieille ville, que l'on peut apprécier dès le premier épisode. Ensuite on a le droit aux immensités désertiques du centre de la Chine où se trouve le village de Ua. Et durant toute l'aventure, on peut saluer l'excellente maîtrise concernant les lumières qui jouent un grand rôle qu'elles soient naturelles ou artificielles. Enfin dans une approche dessinée bien sur...

Mais c'est surtout au niveau de l'action que l'on se régale les yeux. Les mouvements sont très fluides, et on se rapproche ici de la maîtrise d'un Cowboy Bebop, avec toujours une grande lisibilité dans les combats. Et comme les combattantes vont à de grandes vitesses, on a parfois le droit à des ralentis et une mise en scène toujours très juste. On trouve même une bonne utilisation des ordinateurs, symbolisant les pouvoirs de Canaan au niveau des couleurs plaquées sur les dessins. Les animateurs se sont donc fait plaisir, et on se régale durant ces moments de bravoure. Néanmoins, si ces scènes sont vraiment bien réalisées, on aurait aimé plus de folie puisque niveau action, les animés nippons placent la barre très haut. Et c'est un peu le sentiment qu'on a quand on regarde Canaan, on voit que le cahier des charges de l'animé capable de plaire aux adolescents et jeunes adultes est respecté, mais sans jamais le transcender en s'enfermant même dans un scénario pas au point. Une semi-déception donc.

La conclusion de

Canaan est un animé assez court qui est handicapé par un scénario finalement trop ambitieux. Trop d'intrigues s'entremêlent et les personnages prennent trop de place, alors qu'un recentrage vers l'essentiel aurait été bénéfique. Néanmoins, l'animation tient clairement la route même si on ne peut s'empêcher de dire qu'on a vu mieux ailleurs dans tout les domaines. Si P.A. Works n'a pas à rougir de son travail, il lui manque tout de même la folie où une personnalité plus originale pour faire de cette œuvre un plus grand succès. A réservé aux fans du genre sous peine de s'ennuyer...

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